Comment j’ai découvert que j’étais surdouée

C’était un soir de janvier, il faisait nuit alors qu’il n’était que 18h, j’entrais dans le cabinet de la psy complètement stressée, j’osais à peine laisser battre mon cœur tellement j’attendais de connaître les résultats de ce test. J’avais 34 ans quand j’ai découvert que j’étais surdouée.

Dans cet article je souhaite partager la façon dont je l’ai vécu et par quelles interrogations je suis passée. A l’époque, je cherchais désespérément ce type de témoignage pour me donner du courage. Peut être à votre tour vous sentirez-vous moins seul.e face à ce changement qui se profilent devant vous.

Que ce mot est difficile : « Surdoué·e ». Comme sa représentation dans la société est à côté de la plaque. A l’instar de beaucoup de monde, il y a encore 2 ans lorsqu’on me parlait de surdoués, j’imaginais : des enfants surtout, et des enfants phénomènes de foire qui savent répondre à toutes les questions et qui font des choses bizarres comme collectionner des coléoptères… Je pensais au petit génie, à Einstein. Bref, des gens qui vivent dans un autre monde que le mien, des gens bien supérieurs à moi car « méga-intelligents ».

C’est si loin de la réalité.

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Et j’ai découvert la douance

La douance est un terme emprunté à nos cousins québécois pour désigner les surdoués. Je l’aime bien ce mot, je le trouve doux et un peu mystérieux. Beaucoup moins péremptoire que surdoué.

C’est en lisant l’article de Béatrice Duka que j’ai découvert ce que vivait un adulte surdoué au travail. Lire que ces adultes surdoués avaient une boulimie d’apprentissage, qu’ils étaient capables de percevoir ce qui va de travers dans un processus même très complexe, le syndrome de Cassandre (deviner comment les choses vont se réaliser sans être en capacité de l’expliquer et donc être compris), la difficulté à travailler sur des choses répétitives, le besoin de stimulation permanent, les stratégies d’adaptation pour se fondre dans le moule, la sensation de décalage par rapport aux autres… Tout cela a été une révélation pour moi. Je l’ai vécu comme une véritable illumination : ainsi tous ces différents “symptômes” que j’ai ressentis depuis mon enfance avaient une explication logique?

Et pourtant, ma première réaction a été : mais je ne suis pas intelligente! Je veux dire par là : je ne suis pas « méga-intelligente ». Certes, j’ai fait une école d’ingénieur mais j’ai eu des difficultés, je ne l’ai pas fait en dilettante.

Je me suis demandé s’il était possible de ressentir tous ses symptômes et ne pas être surdouée?

Redécouvrir son passé

Après cette découverte, que j’ai vécue comme l’ouverture d’une porte sur un tout nouvel univers, j’ai fait une boulimie d’informations 🙂

J’ai commencé à rechercher tous les articles sur internet qui parlent des adultes surdoués, qui permettent de se dire si oui ou non vous êtes surdoués. J’ai regardé des vidéos, des interviews, découvert des blogs.

Ce qui m’aurait aidé à ce moment là, cela aurait été de lire un livre sur le sujet mais je ne me l’autorisais pas encore. Vous imaginez ? L’arrogance que c’est de penser que l’on est supérieur aux autres : surdoué? Moi, qui doute en permanence, qui n’arrivais pas à trouver un job qui me plaise plus de 2 ans?

Plus je lisais sur l’hypersensibilité, l’hyperesthésie, le déficit d’inhibition latente, le besoin de stimulation, les doutes, la lucidité des personnes surdouées, etc, plus je revivais des moments de mon enfance et plus je les voyais maintenant sous un autre angle. J’ai cherché tous les indices qui auraient pu me prouver que c’était possible que je fasse partie des 2,5% de la population avec un QI supérieur à 130 mais au final, j’avais toujours ce doute. Et ce doute m’occupait l’esprit en continu. J’avais besoin de savoir, d’avoir des réponses. Cela pouvait expliquer tellement de choses sur mon parcours, les souffrances vécues.

Passer le test

Un jour, j’ai pris mon courage à 2 mains et j’ai appelé 3 ou 4 psy spécialisés dans la douance pour faire passer le test de QI. J’ai pris le temps de parler avec eux au téléphone pour sentir si c’était la bonne personne à qui j’allais confier mes doutes. Je me sentais vulnérable et je voulais avoir un oreille attentive.

J’ai fait un premier entretien avec la personne qui m’a paru la plus à l’écoute. J’ai raconté mes doutes sur ma douance, les indices que j’avais pu glaner jusque là. Elle m’a demandé si je me sentais en décalage. J’ai répondu que j’avais toujours senti une forme de différence à l’autre, comme une barrière entre nous. J’avais surtout senti que mes émotions me débordaient et qu’elles gênaient en entreprise particulièrement. J’ai eu l’impression de “jouer” à la surdouée après tout ce que j’avais lu pour être enfin reconnue.

Dans un second rendez-vous, j’ai passé le “fameux” test de QI. J’avoue qu’entre-temps j’avais cherché à me préparer en essayant des tests sur Internet. Personnellement, je les trouve complètement bidons et peut être heureusement car le pire serait d’être vraiment préparé à ce test et de biaiser les résultats.

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Au final, on ne réussit ou n’échoue pas à ce test. Ce n’est pas un examen, c’est un test qui doit permettre de révéler la façon dont fonctionne notre cerveau. Il y a tout intérêt à l’aborder de façon authentique. Étonnamment, j’étais assez sereine pour le passer ce test qu’il allait répondre à mes milliers d’interrogations. J’étais dans cette optique de faire ce dont j’étais capable et puis on verrait ensuite ce que cela signifie.

Le jour du résultat

Oui, le plus dur pour moi n’a pas été de passer le test. Cela a été d’entendre les résultats et d’en assimiler la conclusion.

Je me trouvais donc dans le cabinet de la psy et puis celle-ci me dit : “Bon, c’est pas mal”. Alors, que pensez-vous que j’ai entendu dans cette phrase? J’ai entendu : “Vous êtes intelligente mais pas surdouée, faudrait pas rêver non plus”. Et ensuite, mon cerveau s’est bloqué. La psy a tranquillement expliqué tous les subtests (les différentes parties qui composent le test de QI) et ce que les résultats peuvent expliquer du fonctionnement de mon cerveau, mais celui a complètement buggé. Dans un brouillard, j’ai entendu que mes résultats étaient hétérogènes et donc qu’un chiffre ne pouvait pas être calculé ce qui est souvent le cas chez les surdoués.

Juste avant de partir, le manteau sur le dos, j’ai tout de même réussi à prononcer la phrase : “Et donc, si je devais retenir un chiffre ce serait lequel?” Et cette fois elle m’a montré un intervalle de chiffres sur le compte-rendu que j’avais dans les mains depuis le début mais que je n’arrivais même pas à lire, en me disant : “ Ce serait celui-ci”. Et cela voulait dire que j’étais bel et bien surdouée car au-dessus de 130 de QI.

Telle wonder woman

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Le temps de redescendre dans la rue, mon cerveau s’est lentement remis en marche et a commencé à assimiler la réponse. Pendant un instant, je me suis sentie extraordinaire! Moi? Je suis surdouée! Ouaaaaaah!

J’avais donc des supers pouvoirs telle wonder woman, j’étais bien surdouée, je ne m’étais pas fait des films à me sentir différente? J’ai ressenti pour une fois dans ma vie, une forme de fierté, mon estime de moi est remontée en flèche. J’étais sur un nuage.

Et puis quoi?

Ensuite, c’est à dire le lendemain, est venu un temps assez long, où la nouvelle de ma douance n’avait pas vraiment de sens. J’avais l’impression d’avoir un chiffre en plus en poche sans savoir ce que cela impliquait dans mon quotidien. En quoi ce chiffre, pouvait il m’aider à me sentir mieux au travail, à trouver du sens dans ma vie?

Qu’est ce que je fais comme une surdouée, qu’est ce que je fais comme tout le monde? En quoi je suis “anormale”? Comment font les autres?

Mais tout cela est une autre histoire.

Et vous, comment avez vous appris que vous étiez haut potentiel intellectuel?

Deux ans après le résultat du test

Aujourd’hui, deux années ont passé depuis le résultat des tests. Quand je regarde ces deux années, j’ai plaisir à penser que tout a changé pour moi ou presque. Mais surtout que cela change encore des choses jour après jour.

La nouvelle de ce haut potentiel a été une vraie révélation. Cela m’a donné les codes, une grille de lecture sur mon identité, mon rapport aux autres, le sens que je souhaite donner à ma vie, la façon dont je peux rendre ce besoin de sens présent au quotidien.

Finalement j’ai gagné en clarté, en compréhension et en ambition. C’est comme si, pendant toutes ces années, j’avais nagé dans le brouillard en sentant confusément que quelque chose n’allait pas et sans savoir où j’allais. Pas tout le temps, pas avec tout le monde mais souvent. C’est au travail que je le ressentais le plus: avec l’ennui, le besoin de stimulation, le besoin d’apprendre encore et toujours de nouvelles choses et la difficulté d’être hypersensible dans le monde du travail. J’étais souvent trop: trop perfectionniste, trop émotive, trop convaincue par une méthode… ou alors trop démotivée, trop ennuyée.

Le résultat de ce test m’a avant tout, apportée des réponses à ces angoissantes questions « qui suis-je? », « comment je fonctionne? » et surtout « pourquoi je ne peux pas me contenter de ce que j’ai déjà? ». Car ces questions tournaient en boucle en moi: quel métier je peux faire dans lequel je ne m’ennuierai pas? Et pourquoi je n’arrive pas à me sentir bien là où je suis comme tant d’autres personnes?

Peu à peu m’autoriser à être qui je suis

En lisant beaucoup de livres sur le sujet, en écoutant des interviews ou en regardant des émissions, en rencontrant d’autres hauts potentiels, j’ai peu à peu compris ce que cela impliquait: le besoin de créativité, d’apprentissage ou l’importance des valeurs humaines. J’ai accepté que cela me constitue.

Le fait que je pleure sur mon scooter au feu parce que je vois une famille de syriens avec des enfants de 1 ou 2 ans dans le froid et démunis ne fait pas de moi quelqu’un de faible comme je l’ai longtemps pensé. Non, c’est une expression de l’hypersensibilité. A moi d’en faire ce que je souhaite ensuite.

J’ai changé mon regard sur les particularités de ma personnalité qui me faisaient me sentir en décalage et je les ai peu à peu acceptées.

J’ai modifié par exemple, mon rythme de travail. J’ai compris que je fonctionne par cycle: avec des moments forts, extrêmement productifs, dynamiques en étant pleine d’énergie, de ressources, de motivation, puis des moments de baisse d’énergie avec un besoin de repos pour récupérer de la phase d’avant, où je n’ai plus envie de rien faire.

Aujourd’hui je suis devenue coach en développement personnel pour répondre au besoin de sens dans ma vie, activer mes valeurs humaines en accompagnant des personnes aux profils atypiques qui traversent les interrogations que j’ai pu connaître. Enfin, ce métier est également plus en adéquation avec mon fonctionnement en pics d’activité et en phases calmes.

Un besoin d’authenticité

Sans être dans la revendication de ma douance, je cherche à être authentique dans ma relation avec les autres. Une tendance chez les filles et femmes surdouées est de s’adapter aux personnes pour éviter les conflits, être acceptées, aimées jusqu’à parfois se construire un faux-self.

Je ne cherche plus à plaire à tout le monde. Je cherche à être en harmonie avec ce que je ressens, pense, fais. Et finalement, cela passe par peu de choses: il a suffi que j’exprime ce que je voulais pour ne plus avoir à faire ce que je ne voulais plus. En demandant à mon entreprise de me former au coaching, celle-ci a refusé et proposé une rupture conventionnelle. Je suis alors devenue freelance et je me suis financé ma formation. Cette situation me convient tellement plus que la précédente. J’ai cessé d’être inconfortable dans un métier en osant dire ce que je souhaitais.

Un besoin de sens

Je pense que la nouvelle de ma douance m’a fait prendre conscience à quel point les valeurs humaines sont importantes pour moi. Cela m’a donnée la force d’abandonner un métier qui paie bien, que je maîtrisais, dans lequel j’étais reconnue, pour aller vers l’inconnu du métier de coach de vie.

Ce métier active mes valeurs humaines, d’écoute, de transmission comme rarement je pouvais le faire avant. Tandis que mon besoin de stimulation est pleinement rempli: je découvre tant de choses en voulant comprendre l’être humain.

Fallait-il passer ce test de QI pour savoir qui je suis ?

J’avais besoin de passer ce test pour avoir des réponses sur mon identité. Et le résultat a soulevé beaucoup de questions, de doutes. Cela m’a amenée à revoir de nombreuses choses établies comme mon métier, ma façon d’interagir avec les autres, ce qui compte ou non pour moi et comment faire en sorte d’être congruente et authentique.

Tout cela est extrêmement positif et bien qu’être différente est toujours compliqué, je suis heureuse de le savoir pour en tirer le meilleur parti.

Apprendre à se connaître me paraît fondamental dans son parcours de vie. J’ai gagné confiance en moi en étant enfin alignée avec mes valeurs profondes et mes aspirations.

Je souhaite à chacun d’apprendre à mieux se connaître pour pouvoir mieux se réaliser.

90 Replies to “Comment j’ai découvert que j’étais surdouée”

  1. Bienvenue dans notre monde 😉
    Ayant un QI de 132, une hypersensibilité, et ayant cœur aux relations et valeurs humaines au point que ma confession de foi soit « l’humanisme » , je me retrouve à 200% dans ce récit.

    Bienvenue à toi dans l’univers des 2% de la population mondiale.

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    1. Mon cas est un peu différent, c’est une dépression suivie d’un burn-out qui a servi de point de départ. Une psy de haut vol m’a permi de comprendre qui j’étais vraiment. Un HP, avec une intelligence émotionnelle hyper développée. Le tout à 37 ans. Des tests avaient bien effectué des années plus tôt à l’école. A 14 on savait que mon Q.I. était au dessus de la moyenne, pourtant niveau scolaire rien n’était facile. Au lieu de creuser on m’a juste taxé de fainéantise car vu mon intelligence, j’aurai du tout survoler. J’ai donc bien des années plus tard comprendre certains échecs et commencer à être bienveillant avec moi , j’ai aussi enfin compris qu’il fallait penser à moi et vivre pour moi et plus pour le regard et les envies des autres. Un changement de carrière plus tard, me voilà chocolatier et prêt à partir travailler au Québec. Mais surtout serein et enfin en paix avec moi- même ! Le reste je l’apprend tout les jours, la protection contre les émotions négatives aussi! En tout cas, quel plaisir de lire des parcours de vie qui ressemblent au mien! Je me sens tout de suite moins seul. Les gens avant les choses, l’être avant le paraître… voilà ce qui compte pour moi!

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  2. Je me retrouve dans votre parcours, sauf que je n’ai jamais fait de test de QI.
    Dans la 30aine j’ai changé radicalement d’orientation professionnelle car auparavant je travaillais en comptabilité, puis dans des postes administratifs divers car je faisais rapidement le tour et changé très fréquemment de poste.
    Puis j’ai découvert l’accompagnement des personnes (dans le domaine de l’emploi), poste que j’ai tenu pendant 15 ans. Maintenant je suis plus tournée vers les entreprises mais toujours dans le même secteur. J’ai, parfois et même souvent, l’envie de faire autre chose maintenant mais quoi ?

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  3. Je me retrouve aussi totalement dans ce récit… Cette sensation de décalage constant, parfois aussi un tel recul sur les choses au point de ne plus se sentir présent… Sentir les évènements et se dire, je t’avais dit… Ces instants d’hypersensibilité, pleurer devant une pub et a l’opposé de dire que bah, tiens ben ma clavicule est cassée je vais devoir rentrer en stop et revenir chercher la moto que j’ai construite, en pensant déjà aux futures modifs… L’amour pour le dessin, la peinture sculpture, le vivant et le technique, les moteurs, la conception, le code, et simplement la beauté des choses… Le travail acharné sans trop manger jusqu’à l’épuisement, ces moments de vide à l’accomplissement avant un nouveau feu d’artifice creatif pourvu qu’il soit différent, tant de choses a découvrir de la vie… Pourtant je n’ai pas été doué a l’école, mais pas du tout… Je ne pense pas faire ce test, car au fond, être différent bah j’ai appris à vivre avec, même si je suis parfois un autre moi… Je n’aime pas ce mot, surdoué, au fond. J’ai trop été rabaissé petit pour des difficultés a apprendre par cœur sans avoir eu l’explication d’une logique aux choses, pour me dire « au dessus » des autres. Je me dis juste que j’ai suivi un autre chemin. Apprendre lentement pour comprendre mieux, sur tout, toute ma vie. Ce que j’en ferai… Peut être rien, si ce n’est transmettre l’amour du savoir, je pense que vous retrouver en tant que coach a été une bonne piste, pour ma part j’espère changer les outils d’apprentissage !

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    1. Étant mère de 4 enfants, dont un seul testé et découvert précoce, être « surdoué » terme que je n emploie pas, je préfère personne à haut potentiel (hp) car ce n est pas être au dessus c est avoir une forme de cerveau différente. Comme avoir des yeux bleus ou marron ! Le cerveau des hp est en arborescence,
      définition :Organisation hiérarchique des informations, dont la représentation rappelle un arbre et ses branches.
      Le fonctionnement du cerveau le plus courant est linéaire.
      Donc ni supérieur ni inférieur mais différent !

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    2. Bonjour Vincent,
      Votre récit me touche. Une piste cependant, je n’aime pas non plus le terme surdoué car bien souvent il donne le réflexe de penser à des personnes qui seraient supérieurs.
      C’est pour cela qu’il existe tant de façon de nommer ces personnes atypiques avec un fonctionnement différent, une sensibilité et des capacités hors norme, dans le sens littéral : en dehors de la norme. Je ne me sens pas une minute supérieur à quelqu’un. Par contre, je suis heureuse de mieux me comprendre pour exploiter mes particularités dans mon nouveau métier de coach. Cela m’épanouie énormément.
      Je vous souhaite une belle continuation

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  4. Excellent article !

    J’aurais quasiment pu écrire les lignes sur les ressentis et émotions du quotidien. Pour ma part, je suis venu au test de douance par (un demi) hasard, il y a très peu de temps.
    Je n’adhère pas vraiment à la possibilité que je puisse être doué, mais les résultats ne sont pas du même avis. Alors bon… Que faire de ces résultats ? De ce potentiel ?

    Les relations humaines ne sont pas importantes pour moi, elles sont indispensables ! Humaniste ? Oui ! Écologiste (au sens profond du terme) ? Bien sûr !

    Luc

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  5. Bonjour,
    J’ai lu votre post sur le Huffington post et j’ai pensé que le ton était un peu prétentieux avec une inégalité du vocabulaire. Mais j’ai suivi le lien pour le coaching et en effet, le témoignage se prête bien mieux sur votre blog qu’en tant qu’article sur un site qui se veut journalistique.
    En tout cas bonne continuation.

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    1. Bonjour Cannie, je ne suis effectivement pas journaliste et j’ai certainement du progrès à faire en écriture. Il est vrai que sur le Huffington post mes mots ont été un peu retouché. Peut être que l’inégalité vient de là. Je vous remercie en tout cas de votre intéret. Bonne journée. Virginie

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  6. Bonjour,
    J’ai découvert ma « particularité » à 50 ans le 6 février 2018. Cela m’a fait l’effet d’une bombe à retardement.
    Après un entretien avec Mme Adda qui m’a orientée vers une psychologue clinicienne spécialisée dans ce domaine, j’ai franchi le pas et décidé de passer le test.
    Incapable de passer le moindre examen j’étais dans un état de stress inqualifiable.
    Après un entretien sur mon parcours de vie, le test a commencé par les cubes et autres formes géométriques qui ne sont pas, loin s’en faut, mon fort. J’étais donc sûre que je n’étais pas surdouée, j’en avais la confirmation. Il était inutile de poursuivre, c’était pour ma part sans appel et Mme Adda qui m’avait semblé connaître son sujet s’était lourdement trompée à mon égard.
    La psychologue a saisi mon état d’esprit et m’a poussée à poursuivre…
    A la fin de ce qu’il faut bien appeler une épreuve, elle m’a juste dit que je faisais partie des 1 pour cent de la population et que pour la plupart des subtests j’étais au maximum.
    Au maximum, attendez un peu, c’est impensable… Je n’ai obtenu qu’un bac et encore au rattrapage…
    Et pourtant… 2 semaines après, je l’avais là, sous les yeux, le résultat et les commentaires qui allaient avec.
    Toujours dans le brouillard, je reprends rendez-vous avec Mme Adda histoire qu’elle me confirme ce que je pouvais lire mais n’arrivais pas à intérioriser.
    Les livres et les témoignages comme le vôtre m’ont été et me sont toujours utiles. Je prends conscience de mon « décalage » avec le monde qui m’entoure. J’ai toujours eu le sentiment de rester sur le pas de la porte ouverte sur des moments de vie auxquels je ne participe pas vraiment ou de très loin. Mes relations avec les autres sont toujours bonnes au début et puis… Je ne sais pas… Mes rapports changent parce que je dois être bizarre aux yeux des autres.
    Enfin, tout cela pour dire qu’il faut vivre et bien vivre, digérer notre côté décalé et honni soit qui mal y pense de nos nombreux pas de côté… Ils sont créatifs la plupart du temps visionnaires.
    Quel dommage de ne pas mieux nous utiliser dans le monde de l’entreprise.
    Bon courage à toutes celles et ceux qui se seront reconnus dans ce récit.

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    1. Merci Laurence pour votre témoignage. Cela doit être très impressionnant d’ainsi se découvrir à 50 ans. C’est une sacré ré-actualisation de votre identité ! Je vous souhaite de déployer vos ailes pour mieux vivre votre coté atypique. Pour ma part, 2 ans après la découverte de ma douance, j’ai encore quelques révélations 🙂

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    2. Bonsoir
      @Laurence en particulier ( et à tous ceux qui lisent avec beaucoup d’attention )
      Que voulez vous dire par : «  mes relations sont toujours bonnes au début et puis je ne sais pas mes rapports changent » ?
      Je n’ai jamais passé le test mais ce que j’ai lu , écouté et observé depuis que j’ai découvert le ou la …….. ( je vous laisse prononcer le mot que vous préférez ) , cela m’a beaucoup aidé dans ma vie de tous les jours . Surtout depuis que j’ai accepté de me dire : et pourquoi pas ? Puisque je suis différent j’y vais j’en profite ! Et bien ça a marché ( et ça continue) j’ai jamais été aussi productif de toute ma vie . Toutefois il y a une chose qui me reste très difficile et Laurence vient je crois de l’écrire . Dans mes relations avec les autres tout va bien (très bien) au début puis quelque chose dérape …dans ma tête ou ailleurs je ne sais pas …et c’est catastrophique si j’essaye de persévérer ou si j’y suis obligé comme au travail .
      Je ne parle pas ici de mon épouse , je crois avoir trouver la perle rare qui arrive à me supporter ou à faire avec , tout en gardant le sourire depuis 20 ans . En tout cas merci Virginie pour votre témoignage .

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      1. Bonjour, je vais oser une réponse basée sur l’expérience (et aussi sur le fait que je suis maman de 3 HP et diagnostiquée HP ainsi que mon mari, tout ça remonte à une petite dizaine d’années). BREF, les deux témoignages sur ces relations qui se passent bien au début puis dérapent ensuite m’ont rappelé certaines de mes expériences : l’impression (je suis désolée, cela fait très condescendant), que l’on a « fait le tour » de quelqu’un… c’est assez difficile à expliquer en fait, mais après les premiers temps, il y n’y a plus d’envie d’aller plus loin, comme une fatigue de ma part dans la relation, une baisse de tension relationnelle qui aboutit à un éloignement… Cela fait longtemps que cela ne m’est pas arrivé, mais l’impression ressentie est restée très nette. Est-ce que quelqu’un se reconnait là ? Je ne sais pas si ça peut aider… mais je me suis rendue compte au fil du temps que mes vrais amis, les plus proches (et j’en ai peu) sont souvent aussi des HP, soient avérés ou qui s’ignorent, comme si on se donnait à soi-même ce genre de rencontre, qui, elles, débouchent sur des amitiés durables… voilà… Bonne journée !

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  7. Bonjour
    J’ai moi même découvert mon « particularisme » encore plus tard que vous : à 64 ans, juste après ma retraite.
    La psy qui me l’a permis n’a pas eu besoin de test : j’étais si évidente en lui racontant ma vie de mal-être marquée par ce fort sentiment de décalage et cette fulgurance de pensée qui déroute les autres.
    D’un seul coup tout mon passé s’est remis en perspective.
    Aujourdhui je sais que je ne suis pas comme 97% des autres, mais que je ne suis pas seule non plus et c’est en soi si réconfortant.
    Après, chacun a son histoire et je vous ferai grâce de la mienne.
    Anne

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    1. Merci Anne de votre témoignage.
      Il est vrai que je considère que découvrir sa douance à 34 ans reste une chance pour moi car je peux encore changer beaucoup de choses. Je vous souhaite de profiter de cette information pour en faire un beau parcours aussi. Se sentir enfin compris est un vrai soulagement.
      Virginie

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  8. Bonjour,
    C est avec plaisir et peur à la fois que j’ai lu votre témoignage.
    Pour ma part, c est à la suite d’un burn out ou j’ai vraiment commencé à m’informer sur diverses « différences « : Tdah ? bipolaire ? dépressive chronique? hypersensible ? Zèbre ? ( J ai lu « je pense trop « de Christine Petit Collin qui me donnait des indices mais… toujours ce Mais, ces Doutes…) Je n’étais jamais certaine de tout ce que j etudiai sur ces sujets tellement les symptômes étaient similaires ! Brouillard plus épais encore….
    Je suis rentrée pour 1 mois en clinique psychiatrique tant les incompréhensions sur mon état étaient ingérable.
    J’ai été accompagnée par un psychiatre rempli d’empathie, de compréhension et d’objectivité avec un nano traitement anti dépresseur car crise de panique, sueurs,…
    Tout ce dont je lui parlais, mon enfance trauma, les décalages, peur des autres mais avec un amour inconsidéré, les trop de sensibilités… lui ont permis de poser un diagnostic…haut potentiel. Le test pour lui n’était pas nécessaire. C’était sans appel…
    J’ ai pris ça comme une bombe même si des mots étaient posés sur mon mal être éternel….
    La problématique que je rencontre, c est que ceci remonte à 1 an, j’ ai effectué quelques modifications dans ma vie mais ce mal être me colle. J’ ai un entourage égoïste ( en tous cas c est l’impression qu’il me donne et un conjoint qui ne fait aucune démarche pour me comprendre, impression ?) et mon acceptation envers ma différence est toujours difficile. Je suis encore au milieu du chemin, je continue à modifier certains aspects de ma vie et souhaites que l’ univers soit sympa et m ‘offre des personnes authentiques et honnêtes.
    Merci d’avoir partagé un élément important de votre vie, ça m’a aidé à poser un bout du mien et m a démontré que rien est impossible ! Au plaisir.
    Belle journée à tous!
    Ophélie

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  9. Bonjour,

    Comme beaucoup, je me retrouve bien évidemment dans cet article ayant moi-même fait les mêmes démarches l’année dernière.

    Depuis, c’est un peu les montagnes russes mais l’aide d’une coach me permet de mieux apprécier mes particularités et trouver un moyen de dessiner une vie qui correspond à ma personnalité.

    Concernant la partie ajoutée dans le huffingtonpost, je suis clairement à un moment dans la vie où j’ai défini ce dont j’avais besoin professionnellement, ce qui pourrait me convenir sur le long terme et m’aider à m’épanouir mais je reste bloqué sur un point, comme tu l’écrivais « Cela m’a donné la force d’abandonner un métier qui paie bien ».

    Si jamais, certaines personnes étaient passées par là, je suis à la recherche d’idées et de solutions pour soit dépasser cette peur, soit trouver une alternative. En effet, pas facile de mettre son bonheur et son épanouissement personnel en priorité en risquant la qualité de vie de sa famille et de ses enfants.

    J’entends bien que pour certains c’est simplement un problème de luxe et je suis navré si cela peut choquer mais l’argent est devenu une prison pour moi et repartir de zero dans un autre domaine professionnel me semble tout simplement impossible à entreprendre.

    Merci beaucoup pour votre aide et votre compréhension.

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  10. Bonjour
    Énorme émotion quand je vous ai lu car j aurais pu écrire ces mots en tout point! je viens de passer le test à 37ans et j envisage de devenir coach en développement personnel.
    Je viens de faire une demande de formation.

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  11. Bonjour Virginie, je viens de lire votre article et j’ai l’impression que j’aurais pu écrire chaque passage (hypersensibilité, boulimie d’apprendre, besoin de challenge, créativité, déficit d’attention, ennui après 2 ans de travail au même poste, syndrome de l’imposteur quand j’accomplis des belles choses malgré les félicitations, adaptation pour rentrer dans le moule, me fondre dans la normalité, parcours scolaire normal, ….) J’ai un gros flash… ça pourrait expliquer tellement de choses sur les questions existentielles que je me pose… Je me suis toujours sentie en décalage même si bien intégrée avec des amis et une famille en or… heureusement ils ne m’ont jamais dit quoi que ce soit sur mes choix de vie, ils m’ont toujours encouragée.. mais votre article fait sens.. J’ai 35 ans et je vais me documenter sur ce test de douane… Merci beaucoup pour votre témoignage éclairant

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  12. Bonjour,

    Je vous lis, et me reconnais. Je n’ai pas fait de tests ni vu de psy, mais je suis comme ça, ennuyée, avide de savoirs, hypersensible, tout. Le souci que je rencontre dans ma petite tête de blonde c’est que je suis extrêmement dubitative sur mes potentielles capacités. J’ai l’impression qu’ énormément de monde a les mêmes interrogations, les mêmes ennuis, et je ne crois pas que je sois plus douée que les gens autour de moi. Ça me paraît insensé.
    Je n’aime pas non plus l’idée d’être categorisée autrement qu’en tant qu’être humain.
    Donc j’ai une question, est-ce bien utile de savoir si l’on est doté de cette douance ? Et si je ne suis pas surdouée, ce que je ressens et qui est similaire à ce que vous ressentiez, ce serait quoi du coup ? C’est très difficile d’appréhender tout ça…
    Félicitations pour vos réalisations et votre parcours.
    Marie.

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    1. Bonjour Marie,
      La seule chose que je peux vous dire, c’est que moi aussi j’ai douté quand j’ai découvert la douance. Jamais au grand jamais je ne m’étais sentie jusque là un génie ou supérieure aux autres. Je n’étais pas mauvaise certes mais j’avais beaucoup de frein pour pouvoir déployer mon potentiel donc je n’en avais pas conscience.
      Est ce utile de savoir si on est surdoué? La réponse vous appartient. Certains le savent sans passer le test et c’est ok pour eux. D’autres se sentent concernés mais n’ont pas envie d’aller plus loin. Et certain comme moi ne pouvaient pas continuer sans avoir enfin une réponse pour calmer les questions permanentes.

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  13. Bonjour Virginie,

    C’est drôle, je me retrouve dans beaucoup de passages de ton récit. Je viens d’avoir 30 ans, depuis que je suis diplômée j’ai enchaîné les boulots ne sachant pas rester plus d’un an sur un poste, je me lasse, ne m’épanouis pas. Je pense être une hypersensible, très empathique et sensible. Dans mes relations avec les autres, surtout les collègues, je dis parfois que j’ai le sentiment d’être une autiste, terme que je n’emploie pas du tout négativement, seulement je ne sais pas comment me comporter, interagir, je ne me sens pas à ma place … Etant assez créative et souhaitant que ça prenne plus de place dans ma vie, je suis en pleine reconversion comme conteuse, art-thérapeute et peintre. Je ne sais pas encore bien comment organiser tout ça, mais j’en ai besoin, j’en suis convaincue, c’est fait pour moi. Je serais curieuse de faire test dont tu parles … en tout cas merci pour ton témoignage ! 🙂

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    1. Bonjour Julie, merci pour ton témoignage également. Quelle belle reconversion, conteuse, j’adorerais faire cela également. Je serais ravie d’échanger sur ces thèmes avec toi à l’occasion. N’hésite pas à me laisser ton contact. Virginie

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  14. Bonjour Virginie,

    Je me tâte toujours pour faire le test… également peur du resultat. Ma psy (spécialisée dans les HP) se marre, elle est persuadée que le test ne fera que confirmer une évidence ! On verra. Plus tard…

    Votre post, j’aurais pu l’écrire, notamment la partie professionnelle. Heureusement, mon boss sait comment je fonctionne, il fait avec !

    L’hypersensibilité, je la vis aussi au niveau des sens : électrique, ne supportant pas les variations sonores, de nombreuses saveurs culinaires, facilement agressée par les odeurs de nourriture. Ça me pèse aussi au quotidien ! Mais bon, on fait avec, pas le choix.

    Bonne chance pour la suite !

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    1. Bonjour Charlotte, merci pour votre commentaire.
      Pour le test, personnellement le besoin d’avoir des confirmations et de stopper les ruminations ont fini par avoir gain de cause sur la peur du résultat. Ce n’est finalement pas grand chose à faire pour s’autoriser à être qui on est vraiment.
      Bonne journée

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  15. Bonjour.
    Ma fille m’a offert ce test de « dépistage » parce qu’elle était persuadée que j’étais un zèbre. Elle-même, avec un résultat de 146, en est… 🙂
    Elle savait que j’étais surtout désireuse de me frotter au questionnaire, parce que j’ai une grande soif de réflexion. Le résultat n’était pas ma motivation. Je savais plus ou moins que j’étais au-dessus de la moyenne mais pas tant que ça. J’ai lu, après les résultats, les caractéristiques des haut potentiel. Hyper-émotivité et soif de connaissances sont celles où je me retrouve le mieux. En revanche, pas de souffrance à l’enfance ni à l’âge adulte. J’ai toujours eu aussi (et je me demande si ce n’était pas à cause de ce décalage que je devais ressentir) la faculté de me fondre dans la masse, de paraître comme tout le monde. Dans ma scolarité, je voyais bien que je trouvais les réponses à des problèmes de physique, par exemple, sans aucune méthode, sans me baser sur les formules qu’il fallait apprendre. L’intuition (je pensais cela) et la déduction logique me donnaient la réponse que l’enseignant rejetait parce que je ne savais pas la justifier.
    Depuis que je sais que je suis un zèbre (QI de 156/160 avec des résultats homogènes), je vois les choses et les gens qui m’entourent différemment. Je me laisse aller à porter un regard acéré sur tout, parce que je ne me mets plus ce frein bien-pensant. Même si je n’ai pas ressenti de souffrance durant ma vie, il faut croire que savoir pourquoi on est en décalage permet de libérer les vannes, de se détendre et de s’accepter. L’inconscient nous joue des tours, semble-t-il ! 🙂 🙂 🙂

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  16. Merci Virginie pour cet article !
    Ma psychologue, une femme formidable, a attendu que je sois prêt pour réaliser ce test que j’ai fait … à 39 ans.
    Le constat de douance, de zèbre, de HP (suivant le nom qu’on veut lui donner) est la combinaison à la fois d’un test de quotient intellectuel et d’un avis d’un spécialiste (psychologue) sur le quotient émotionnel !
    Je me permets de partager quelques lectures qui m’ont appris de nombreuses choses :
    Trop intelligent pour être heureux ? – Jeanne Siaud-Facchin
    L’Adulte surdoué – Monique de Kermadec

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  17. En lisant ce témoignage j’ai eu le sentiment de l’avoir rédigé moi-même….
    J’ai appris à 36 ans que j’étais surdouée…
    Une drôle de découverte qui fait un peu culpabilisée tout en rendant fière, mais surtout qui m’a rassurée et permis de comprendre de nombreux aspects de mon enfance et de ma vie d’adulte aussi bien sur le plan personnel que professionnel…
    Un livre également que j’ai lu sur le sujet : « Trop intelligent pour être heureux, l’adulte surdoué » Jeanne Siaud
    Merci de ce partage

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  18. J’ai lu votre article, moi j’ai eu la chance que l’on me dise que j’etais Surdoué lors de mon enfance j’ai ensuite sauté’ une classe au primaire « cm1 » et j’ai eu mon baccalauréat à 16 ans car je suis née en fin d’année. J’ai aujourd’hui 19 ans alors oui je suis peut être un jeune adulte mais je voulais juste faire remarquer que tout le monde dans’ mon entourage me dis que je suis intelligent, que j’ai un gros pénitentiel, que je me rend pas compte de ma chance. Le problème c’est qu’on a beau me dire que je suis plus intelligent je ne le ressent pas. Pour moi mes 145 de QI sont juste un chiffre je ne vois pas en quoi je suis différent je n’ai jamais été excellent eleve ni excellent dans quoi que ce soit alors comment ce fait il que c’eût été si différent pour vous pourquoi n’ai je pas eu cette chance ???

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    1. Bonjour Attali,
      Je ne me sens pas non plus, plus intelligente je vous avoue. En décalage par contre oui selon les moments. Connaissez vous la différence entre les profils laminaires et complexes chez les surdoués? Les laminaires auraient un mode de fonctionnement beaucoup plus « adapté » au reste de la population et donc ne sentirait pas de décalage.
      J’ai mis tout de même du temps à comprendre en quoi je ne fonctionnais pas toujours comme les autres, et je cherche encore à comprendre.
      Bonne journée

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  19. Je suis un peu dans ce cas je pense.
    J’ai l’esprit très vif, et je suis émotionnellement très sensible.
    Mon cerveau ne s’arrête jamais de réfléchir à tout. J’ai beaucoup de mal à m’intégrer dans une équipe et je m’ennuie très rapidement. Je n’arrive pas non plus à me mettre en couple.
    Croyez-vous que je puisse être surdoué ou simplement malade ?

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    1. Bonjour Sylvio, j’aurais bien du mal à vous répondre avec si peu d’éléments et même déontologiquement ce ne serait pas correct.
      Seul un psy spécialisé dans la douance pourrait vous répondre après un test.
      Qu’est ce qui vous fait penser que vous seriez malade?

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  20. Bonjour Virginie, je me retrouve tellement dans l’article que vous avez écrit … à la seule différence que j’avais 50 ans lorsque j’ai enfin découvert les raisons de ma différence ! Je me suis alors dit : « OK, le test explique beaucoup de choses mais qu’est ce que je fais maintenant avec ces flots de pensées, d’idées et de ressentis incessant voire envahissant ? ». C’est en cherchant une réponse à ces questions que je me suis mise à la méditation de pleine conscience et cela a radicalement changé ma vie, ma relation à ma différence … A tel point qu’il y a deux ans, j’ai quitté un poste de cadre dirigeant pour devenir instructrice de méditation de pleine conscience … notamment pour les HP. Un renouveau, un réalignement avec mes valeurs et un vrai sens à ce que je fais !
    @reconnectwithmarianne

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  21. Bonjour,

    Superbe article ! Que je découvre aujourd’hui, alors que c’est « l’anniversaire » de ma réception des résultats, c’est dingue ! Il y a un an, jour pour jour, à 33 ans, par une soirée d’hiver je sortais de la psy complètement déboussolée. Un résultat extrêmement hétérogènes, avec un IAG au dessus de 130 mais un Qi inférieur. Quand même diagnostiquée +, sans aucun doute selon elle, je reste dans le questionnement. Difficile de me penser surdouée mais difficile également de me dire que je ne le suis pas. Je me retrouve bien dans le zèbre de Jeanne SIAUD FACHIN, qui semble y inclure des profils hétérogènes comme le mien. Je me sens atypique dans l’atypique. Bref, quoi qu’il soit ce que j’ai appris sur moi à bouleversé et continue de bouleverser ma vie au quotidien.
    Bon courage !

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  22. Il manque du cynisme dans votre article, le monde ne nous attend pas et il y a plein de surdoués qui ont suivi un parcours normal. Ces derniers ont fait les plus grandes écoles et je les côtoie dans les grandes entreprises ou dans le monde politique. En revanche je travaille aussi avec des ingénieurs qui ne me donnent pas l’impression d’être des surdoués mais qui se croient intelligents. Soyons conscients que c’est notre milieu socio-culturel et notre rapport à nos parents qui ont fait de nous des personnes concernées par votre parcours. Alors oui c’est l’occasion de nous réveiller et d’aider nos enfants car nous reproduisons peut-être cet échec. Oui j’ai planté mes études car je m’ennuyais et je cultivais un sentiment d’échec et de nullité. C’est dommage car mon intuition aurait pu me sauver, j’ai vibré en lisant la nuit des enfants rois. Mais le système vous écrase jusqu’au moment où vous comprenez qu’à part un sentiment de mal de vivre vous vous construisez quand même et un jour le système c’est vous qui le créez. Alors renaissez et aider les autres au lieu de vous croire soudainement intelligents et de mieux vous regarder dans une glace. Détectez autour de vous les situations d’echec d’adolescents et vérifiez si cela vient de leur relation avec leurs parents. Désolé j’ai trop réfléchi alors je fait une pause… 😉 et bravo quand même pour votre initiative, on se sent moins seul.

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  23. Tout à fait moi, trop en avance étant petit, trop à la ramasse ado : « non mais David, il devrait être premier de la classe » et une interrogation, « ok, mais comment ? » à laquelle personne ne pouvait me répondre. Toujours dans mon monde et toujours à tout anticiper et tout imaginer.
    Même si j’en ai désormais conscience (à 43 ans), je ne sais toujours pas comment gérer mon cas mais au moins, j’ai pu identifier ma fille (8 ans 1/2 maintenant) qui est suivie par les psy successives de son école et là, nous allons mettre un protocole en place pour l’accompagner. Après cela, il reste la petite (3 ans 1/2 mais déjà très, très éveillé) et moi. Merci pour tous ses témoignages. Je les garde.
    David

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    1. Ah, je vois que le chiffre de Qi est important, je ne connais pas le mien, je n’ai jamais passé le test et ceux proposés dans la journaux ou en ligne sont… ennuyeux. Par contre, ma fille de 8 ans à 145. Comme je lui dis : « être « surdoué », et aussi intelligente, ça ne sert à rien si tu ne sais pas t’en servir. C’est comme avoir une grosse voiture mais pas le permis de conduire. » Bref, on y travaille :- )

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  24. Bonjour Virginie,
    Je n’ai que 18 ans, je me retrouve cependant dans beaucoup de vos témoignages et surtout dans votre ressentit sur vous-même mais surtout vis-à-vis des autres. Je n’envisage pas la possibilité d’être surdouée, mais y a-t-il un moyens de donner une explication à tous ces comportements qui font que je me sente en décalage avec beaucoup de personne et souvent avec mes proches. J’ai également ce problème d’excessivité émotionnelle, je met cela souvent sur le compte des hormones, est ce que cela pourrait être dû à une sorte d’incompréhension du monde qui m’entoure ? Je n’ai pas l’expérience professionnelle qui me permet de juger la vie que je pourrais avoir dans le futur, et qui vous a permis de comprendre le fait que vous soyez surdouée, mais je tente sans cesse d’essayer de comprendre mes réactions et surtout qui je suis. Étant en Terminale, je me réfugie dans la Philosophie afin de comprendre au mieux mes comportements et comment me trouver.
    J’aimerais avoir une certaine explication, j’ai cependant peur de faire cette démarche.
    Bien à vous. Et merci de votre témoignage !

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  25. Bonjour Virginie
    Merci pour votre témoignage et pour le partage de votre vécu.
    Oui, nous avons tous souhaité lire ce genre d’article, pour essayer de savoir et de comprendre.
    Je tombe sur votre article par hasard, inévitablement le sujet m’interpelle et cela réveille de nombreuses interrogations.Comme beaucoup je me reconnais dans votre récit et partage un certains nombres de points communs.
    J’ai 38ans et à la vue des commentaires précédents il faut croire qu’il faut attendre un certain âge pour s’ecouter, se comprendre et se connaitre.
    Personnellement j’ai toujours redouté de passer le test. Pourquoi? Je ne saurais le dire ….
    Merci pour votre partage

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  26. Merci pour cet article!
    J’ai passé le test il y a trois semaines. J’ai 36 ans, et je sais enfin pourquoi je me sentais différent des autres. J’ai aussi une hétérogénéité dans les composantes ce qui place mon score entre 134 et 144.
    Je suis actuellement en pleine reconversion pro. J’ai quitté la pharmacie pour un métier plus créatif, la menuiserie.
    En plus d être HP, j’ai des troubles de l attention, qui m’empechent parfois/souvent d exploiter correctement cette douance. J’ai beaucoup de mal à rester concentré, et pour la menuiserie, c’est parfois difficile! (Ça l etait aussi en pharmacie, mais les outils informatiques me sauvaient souvent!!). Ces troubles se manifestent dans mon quotidien et dans le boulot. Difficile d’avoir confiance en soi. On se sent doué, et très étourdi à la fois.. les conséquences sont assez bizarres!!
    D après le psy, mon cerveau fonctionne à 1000 à l heure. Ç est fatiguant, je pense trop et ai aussi du mal à me stabiliser en couple… à suivre! Bonne continuation à toi!

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  27. Bonsoir Virginie!
    J’ai appris à 17 ans que j’étais HP… par hasard mais aussi parce qu’une certaine inadéquation avec les jeunes de mon âge m’a mise sur la piste… collège nickel, lycée réussi scolairement parlant, bac avec mention à 16 ans… mais pas d’amis, pas de petit copain….
    après le test, j’ai mieux compris sans pour autant l’intégrer… petit syndrome de l’imposteur ! j’ai tourné la page, « refait ma vie » à la fac, avec des amis d’autres sections qui ne voyaient pas cette différence au quotidien… j’ai fini mes études, trouvé un amoureux, je suis beaucoup sortie, je me suis amusée… j’ai oublié mon QI et mes difficultés ! J’ai caché cette partie de moi, mais ça me convenait pleinement car je vivais et j’étais heureuse !
    Au travail je me suis beaucoup cherchée… prof puis commerciale… pour finalement monter ma boîte, dans les ressources humaines, le recrutement… plein de choses à apprendre quotidiennement, plein de gens à rencontrer, pleins d’empathie à avoir pour bien faire mon job et surtout l’autonomie dont j’avais besoin!! Bref le bon job auquel je me tiens depuis 6 ans et qui me comble!
    Et puis, depuis quelques temps, une envie de me repencher sur la question de la douance a ressurgi… je me suis rapprochée d’une association de gens HP… je les ai rencontrés… et à mon grand étonnement, j’ai adoré !!! J’ai trouvé des gens comme moi, ni plus ni moins bizarres, drôles, intéressants, touchants… je me suis reconnue dans ces différences sans pourtant en avoir souffert autant que certains !
    Bref, la quarantaine venue, une envie d’intégrer cette particularité dans ma vie de tous les jours, sans pour autant mettre de côté celle que je me suis construite depuis plus de 20ans, ni la« superficialité » 😉 qui me caractérise !
    On a des parcours différents face à cette découverte, mais on se retrouve sur beaucoup de points et c’est sympa de lire autant de témoignages divers !!!

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  28. Bonjour, je suis une adolescente surdouée et j’ai beaucoup de mal à me mêler à mon milieu surtout que mes parents ont beaucoup de mal à accepter et à gérer ce fait. Je me suis beaucoup reconnu dans ce post et je trouve que cela fait du bien de savoir que je ne suis pas la seule.

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  29. Bonjour. Je suis tombé sur votre texte et je dois avouer que, malgré mon scepticisme, je me reconnais beaucoup dans votre discours. Je suis toujours méfiant par rapport à ce qui est lié au terme « surdoué » car les gens abusent trop de ce terme, changeant son sens clinique (c’est un petit peu comme l’utilisation du terme séropositif qui est aujourd’hui apparenté à celui de SIDA alors qu’en réalité il est bien plus général). Je ne me considère pas comme surdoué mais je sais que beaucoup de gens pensent ça de moi et j’ai conscience de mes capacités intellectuelles au-dessus de la moyenne. J’ai eu la chance qu’elle se soit manifestée dans ma scolarité (j’ai appris à lire seul avant d’entrer à l’école et j’ai sauté une classe au collège). Je me sentais déjà perdu mais j’ai profité de mes capacités intellectuelles pour entrer en prépa scientifique. Cependant j’ai vite déchanté et j’espère pouvoir me réorienter. Étrangement je me suis toujours senti perdu et seul, alors que je n’avais pas de soucis personnels (excepté familiaux) et que j’avais une assez bonne aisance avec les autres. Mais voilà, j’étais introverti, renfermé, jamais vraiment moi-même, trop mature certaines fois, pas assez détendu, trop rêveur et me posant beaucoup trop de questions (un reproche que me font encore régulièrement mes proches). J’ai aussi les problèmes de concentration évoqués dans l’article. Finalement la prépa n’a fait qu’accentuer ces sentiments. Le manque de sens, de projets, d’activités m’ont posé problème. Aujourd’hui je vis de plus en plus mon « intelligence » comme une malédiction. Je m’assume totalement mais je regrette mes choix, je me sens perdu et j’ai l’impression de rater beaucoup de choses que je pourrais vivre si j’étais plus insouciant, plus confiant. Je suis content d’avoir perdu toute forme de prétention qui pouvait se manifester chez moi mais voilà, malgré beaucoup d’introspection, j’ai l’impression de continuer à faire des erreurs. J’aimerais changer cette mauvais dynamique et je voulais savoir si vous seriez d’accord pour qu’on en discute. Ça me gêne d’étaler ma vie comme ça mais j’ai cette impression que personne n’est en mesure de me comprendre.
    Merci d’avance pour votre réponse.

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    1. Hello,

      Apparemment cet article a réveillé beaucoup de consciences.
      C’est effectivement tout le but de la manœuvre j’imagine et c’est agréable de voir que son cas n’est pas isolé.

      Apres, peu importe le terme, qu’on parle de douance ou d’autisme, on reste sur des maladies mentales, sans traitements.

      Quand on voit les témoignages ci-dessus et l’âge de leurs auteurs, il faut surement se préparer a une recherche à vie de systèmes de protection et de choix de parcours le plus proches possible de son fonctionnement.
      Je pense que personne n’est capable de trouver de solution à notre place, tout simplement car nous ne l’écouterions pas même si elle était bonne.

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      1. Bonjour Clem,
        Alors autisme et douance sont deux choses distinctes. Le spectre autistique (car il n y a pas un seul autisme mais une version propre à chaque personne) est un handicap invisible.
        Que l’on soit autiste, surdoué ou pas la règle est la même pour chacun : notre vie nous appartient et c’est à nous d’en faire ce que l’on souhaite. Effectivement les solutions des uns ne sont pas celles des autres. Cependant, nous avons des points communs à partager.
        Bonne journée

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  30. Bonjour Virginie,
    Je me retrouve aussi beaucoup dans votre témoignage. Moi aussi je m’ennuie très rapidement et pourtant je fais un métier qui ne semble vraiment pas répétitif. J’ai été diagnostiquée dépressive il y a trois ans. J’etais effectivement dans un état dépressif, parce qu’à un moment de ma vie je me suis rendue compte que quelque chose clochait chez moi, que j’etais différente et incomprise. Je ne comprenais pas le monde dans lequel on vivait, si cruel. Je n’arrivais pas à me faire de « vrais » amis car j’attendsis beaucoup trop des gens autours de moi. Après deux ans de psychiatrie et des médicaments qui n’ont servi à rien j’ai passé le test. Le score du test était de 126 avec une hupersensibilité et hyperanxiete. Mais 126 ce n’est pas du surdouement alors je cherche encore mes réponses à tous mes questionnements… Je cherche encore à savoir qui je suis.

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    1. Bonjour Elise,
      Avez vous passé le test avec un psy spécialisé dans la douance? Car le score du QI est une chose, il est d’ailleurs largement influencé par les émotions et/ ou une dépression. Il y a également l’anamnèse qui est importante : faire le point sur votre histoire. Et puis aux US, la « limite » est elle fixée à 125. Non pas que je souhaite que vous soyez surdoué, mais si tout colle trop bien…
      Bonne journée

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  31. Bonjour ! Je suis encore qu’au lycée mais on m’a déjà évoqué le fait que je sois surdoué après mon test de QI même si je me reconnaît quasiment tout le temps dans votre texte j’ai l’impression que c’est « moins puissant » pour moi car je pense pas vraiment être hypersensible même si je suis le plus émotif de tout mes amis, ça ne va pas dand l’extrême non plus. Le seul vrai gros point. Commun je trouve est le côté cycle de travail car étant à l’école il y a des fois où je suis passionné par un cours et des fois totalement déprimé et cela ne dépend pas de la matière juste de mon humeur, je em susi donc demander si vous auriez des conseils pour adapter ce cycle de travail au système éducatif car malheureusement je ne pas choisir de ne pas avoir cours quand je sais pertinament que je ne vais pas l’écouter.

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  32. Bonsoir,

    Merci pour votre sens du partage, et je suis admiratif de votre suivi des commentaires… sûrement une phase “productive” 😉. J’ai decouvert ma situation en allant chez une psy… pour ma fille! J’ai vite sauté le pas du test, un grand soulagement, mais quel vertige depuis, il y a 6 ans, j’en avais 38.

    Votre aptitude a transformer l’essai force le respect.

    Y.

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    1. Merci Yannick pour votre message.
      Une phase productive et une envie d’être en lien avec toutes ses personnes qui font le pas de laisser un commentaire.
      Vous aussi j’en suis sûre, avez en vous de quoi transformer l’essai!
      Bonne journée

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  33. Bonjour ! Je suis encore qu’au lycée mais on m’a déjà évoqué le fait que je sois surdoué après mon test de QI même si je me reconnaît quasiment tout le temps dans votre texte j’ai l’impression que c’est « moins puissant » pour moi car je pense pas vraiment être hypersensible même si je suis le plus émotif de tout mes amis, ça ne va pas dans l’extrême non plus. Le seul vrai gros point commun je trouve est le côté cycle de travail car étant à l’école il y a des fois où je suis passionné par un cours et des fois totalement déprimé et cela ne dépend pas de la matière juste de mon humeur, je me suis donc demander si vous auriez des conseils pour adapter ce cycle de travail au système éducatif car malheureusement je ne pas choisir de ne pas avoir cours quand je sais pertinament que je ne vais pas l’écouter.

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  34. Bonjour, je me retrouve moi aussi dans votre article. C’est ma femme qui vient de m’envoyer le lien « Tiens on parle de toi… 🙂 » Sauf que moi c’était à 33 ans après un licenciement (j’étais informaticien à l’époque) et pendant une dépression que j’ai appris par ma psy que j’étais hp. Je n’en voulais pas de ça, je voulais juste un job. Je n’en pouvais plus de rester à ne rien faire, trop de temps libre du coup trop de questions, l’impression que ma tête allait exploser. Pis comment je pourrais être surdoué, moi le mec tout timide, quasi incapable de prendre la parole en public de peur de se faire juger… Même là c’est dur d’écrire. Puis je me suis documenté et je me suis découvert, ça fait un bien fou. Aujourd’hui 10 ans après j’ai changé de métier, marre d’être derrière un ordinateur toute la journée à écrire du code. J’ai donc fait prof de maths pendant 3 années comme contractuel puis j’ai passé le concours et je suis devenu prof des écoles. Moi qui était incapable de réciter sa poésie, que je connaissais pourtant par cœur après l’avoir lu 2 ou 3 fois. Qui était incapable de dormir autre part que chez moi. Qui pleurait tous les jours au téléphone avec ma mère dans la cabine téléphonique lors de mon année de seconde. Je suis prof et j’ai choisi un poste de remplaçant, un vrai défi pour moi, je change quasiment tous les jours d’école et j’adore ça !! Il faut vite trouver des choses à donner aux élèves et préparer en même temps la journée de classe. Ça bouillonne et j’adore ce stress de début de journée. J’ai l’impression de faire du théâtre à chaque arrivée dans une nouvelle classe et je m’éclate totalement.
    Mais bon j’envisage bientôt de changer de poste car je fais des démarches pour redevenir prof de maths.
    En tout cas merci de votre témoignage, ça m’a permis (et donné envie) de raconter ma vie par écrit, et c’est bien la première fois.

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  35. Bonjour

    Je me suis tellement retrouvé dans votre témoignage. Merci du fond du cœur. Cela m’aide encore plus à comprendre tous ces décalages douloureux et à accepter cette différence pour en faire enfin un atout.

    Fabrice

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  36. Bonjour,
    Je suis très touché par votre récit, je me retrouve beaucoup dans ce que vous dites…
    je suis actuellement infirmiere il y a quelque mois je pensais que j’étais folle ou entrain de faire un burn out je ne voulais plus faire ce métier … j’ai consulté un psychologue et au bout de quelque séance elle m’annonce que je suis a haut potentiel, je me dis moi??!! HP c’est pas possible, j’ai commencé un bilan de compétences qui démontre qu’il me faut un métier qui fait appel à sa créativité, un métier où il faut investiguer, un métier sans routine… Je pense a ingénieur en automatique et robotique… Mais avant ça je vais passé le test de QI ce qui me permettra de mieux me connaître et d’être fixée …

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  37. Bon, il semblerait que nous soyons quelques uns dans cette situation. Elle n’est pas enviable, il faut être clair. Avant de comprendre ce qui vous arrive il faut passer par de nombreux échecs et de doutes (parfois des dépressions). Je constate que tous vos témoignages y font allusion. Même à 60 ans je continue de passer pour un imbécile de temps en temps mais cela ne me blesse plus. Ii me reste une dernière difficulté, comment accompagner mon fils que je soupçonne être dans une situation similaire ? Il m’affirme comprendre parfaitement ce que je lui décrits, ce que vous tous dîtes ici.
    Je ne vous mentirai pas, cela fait plaisirs de vous lire !

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  38. Je me retrouve quasiment totalement dans votre histoire, merci de l’avoir mise en mots, c’est très juste et touchant.
    Je souhaite également devenir coach 😉
    Pourquoi ne pas se rencontrer pour échanger ? 🙂

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  39. Article poignant. J’en ai les larmes aux yeux tellement je me retrouve dans la soif permanente d’apprendre , cette énergie cyclique ou surtout la sensation de décalage dans un groupe petit ou grand . Merci !

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  40. Bonjour. J’ai découvert cet article complètement par hasard ce matin en lisant les nouvelles… Je suis complètement bouleversée. J’ai l’impression de lire mes propres ressentis, vos mots sonnent justes. Mon père et mon frère ainsi que mon neveu ont été « identifiés » à haut potentiel (j’aime pas « surdoués » moi non plus) avec tous les pbs que cela a pu impliquer faute de prise en charge adéquate à l’époque (troubles de l’attention, échec scolaire) etc.
    Je me suis tjs sentie différente mais comme je suis plutôt bien insérée, ai réussi de longues études, ai un bon job (ou j’ai des hauts très hauts et des bas bas …) je me suis tjs culpabilisée en me disant que je n’étais jamais satisfaite de rien.
    Un jour j’ai lu que les filles / femmes étaient bcp plus difficiles à identifier à haut potentiel car elles se sur-adaptent en permanence (et complexent en minimisant leurs capacités) et surtout parce-que les tests de QI ont été élaborés par des hommes … sur la base de « cas » étudiés sur des garçons principalement …
    A l’époque, ça a comme fait « tilt » dans ma tête mais je n’ai jamais osé franchir le pas, osé me dire que peut-être, tout ce décalage dans mes perceptions pouvait s’expliquer par ça. J’ai même pensé être au bout du bout du spectre de l’autisme tellement parfois j’ai la sensation d’être différente bien que très bien insérée socialement et professionnellement … C’est dire.
    En vous lisant, je suis tellement bouleversée par cette lecture que je me dis que je devrais peut-être enfin m’occuper de cela à mon tour. Je veux dire vraiment me pencher dessus.
    Alors, un grand MERCI car ça vient d’ouvrir une nouvelle porte dans ma vie et peut-être une clé de compréhension de ce « malaise » général ressenti depuis ma plus tendre enfance : décalage, hyperémotivité, compréhension immédiate d’enjeux stratégiques sans pouvoir l’expliquer dans le détail, moments de sur-motivation, moments d’ennui intellectuel profond, besoin d’être stimulée en permanence, de changer de postes ts les 2 à 3 ans, etc.
    MERCI MERCI MERCI.
    Je ne suis peut-être pas à haut potentiel mais cela me motive à pousser la porte d’un professionnel qui pourrait m’aider à y voir plus clair.

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  41. En lisant ton post, j’ai eu l’impression que tu parlais de mon parcours. Mêmes interrogations, mêmes doutes avant et après test, même type de résultats, mêmes caractéristiques constitutives et même idée de réorientation professionnelle.
    C’est assez étonnant ! Ou pas.
    Merci en tous cas pour ce post rassurant.
    Bonne continuation.

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  42. Bonjour,
    c’est fou de se sentir seul et de voir que finalement il y a tant de gens en « décalage » ! Merci pour cet article et pour vos divers commentaires et retour d’expérience !
    Pour ma part, c’est en thérapie de couple que j’ai eu droit à cette notion de zèbre HP; je suis tombé de haut car quelqu’un était en mesure de mettre un qualificatif à une situation qui me semblait singulière, décalée, différente. Donc finalement réelle, compréhensible, palpable. Heureux de le connaitre mais qu’en faire ?
    Au quotidien, c’est pénible ce sentiment de clairvoyance tout en ne sachant pas expliquer le pourquoi il y a de très grandes chances que j’ai raison; comment faire ?
    A chaque jour suffit sa peine, bon vent à tous

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  43. Bonjour
    Je ne peux que me joindre aux autres et vous remercier pour ce billet qui exprime de façon parfaite ce que j’ai ressenti.
    Ma psy qui m’annonce que je suis haut potentiel , cette réalité qui permet de mettre un mot sur tous les maux de mon enfance ( alors que j’ai toujours cru que j’etais Bizarre , asocial , intellectuellement médiocre et dissipé car me lassant vite de tout ).
    Une vérité qui m’a permis de m’accepter , d’accepter que je fasse plusieurs choses à la fois sans me le reprocher, d’accepter de m’interesser a plein de domaines différents ( l’astronomie, la psychologie , les sciences , la technologie et une passion pour l’écriture ).
    Sauf que ce que l’on croit être une délivrance se révèle bien plus dur à accepter . Comme si on ne voulait pas croire que nos tourments etaient terminés . Le doute , la remise en question du fait de l’etre Et la question du test , ce fameux test qui pourrait faire que tout cela s’arrête s’il s’avérait négatif ).
    Je ne l’ai pas encore passé ,je redoute le résultat ,mais je crois que je le passerai , quand j’aurais fini par admettre que ce n’est pas le fait que je sois surdoué qui me permet de faire toutes les choses que je fais mais bel et bien ce que je suis qui prend juste ce nom .
    Actuellement je suis en plein doute , conscient que je suis enfermé dans un travail idiot ou je perds mon temps dans des réunions interminables pour traiter de problèmes aux solutions pourtant simples que personne ne veut voir ( je suis commissaire de police ). Une envie de liberté , d’épanouissement , d’utiliser ma sensibilité et mes intuitions à d’autres fins m’a saisi et je suis une psychologue du travail pour me préparer à cette renaissance .
    Je n’ai pas encore totalement accepté tout cela et mon projet de reconversion me fait peur tellement je le trouve ambitieux et hors de portée .
    J’imagine que le processus d’acceptation est long mais savoir que d’autres , comme vous , ont vécu exactement les mêmes choses jusqu’a totalement s’épanouir me donne confiance.
    Il me subsiste une interrogation . J’ai toujours eu beaucoup de mal à avoir des copains ou des amis . Je trouve les gens prévisibles , peu intéressants , peu curieux des choses qui les entourent et donc vite lassant . En a t-il été de même pour vous ? Et si oui , comment rencontre-t-on des gens comme nous ?

    Encore merci

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    1. Au sujet des amis Sébastien, je dirais qu’il est possible que vous ne soyez pas dans le bon « bocal ». Ce que j’appelle le bocal c’est l’environnement. Il est certain que j’ai rencontré beaucoup plus de personnes avec qui j’ai pu avoir des conversations riches et profondes lorsque j’ai fait ma formation de coaching car je partageais avec eux l’intéret pour l’humain. Cela dit, j’en rencontre aussi beaucoup plus en dehors de cette formation depuis que je m’autorise à être moi-même. Ainsi on attire plus facilement à soi les gens qui partagent nos intérêts.
      Qu’en pensez vous?

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      1. Ma psy tout comme ma femme partagent votre analyse . Je ne suis en effet pas dans le bon bocal . Mon milieu professionnel incite peu à ce genre de rencontres et je fonde énormément d’espoir sur ma reconversion . Je fus tenté un moment de rejoindre certaines confréries qui m’ont approchées ( si vous voyez ce que je veux dire ) , pensant y trouver un échange intellectuel et humain . Mais ma psy comme ma psy du travail me l’ont déconseillé , et je reste beaucoup dans l’espoir d’avoir enfin de vraies relations sociales .

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  44. Un rajout concernant mon précédent message et a destination du modérateur de ce site

    Dans la rubrique du nom j’ai mis nom et prénom , vous est il possible de retirer le nom et ne laisser que mon seul prénom ?

    Merci

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  45. Bonjour,
    Je n’ai jamais fait de test de QI, jamais rencontré le moindre psy. Je ne me considère en aucun cas comme une intelligence supérieure, je n’ai qu’un bac+2 obtenu certes sans vraiment forcer mais sans briller non plus … Je vais avoir 58 ans et ne me suis jamais posé la question d’une éventuelle douance.
    Et puis je lis votre article sur le Huffpost et je me dis « mais c’est presque exactement moi qui suis décrit ». Pour avoir un deuxième avis je demande à ma femme de lire « un article que j’ai trouvé intéressant » et de me donner son avis (le tout sans lui préciser pourquoi je lui fais cette demande) et sa réaction immédiate est de me dire que c’est exactement moi qui suis décrit dedans …
    Et pourtant je n’ai toujours pas l’impression d’une quelconque « supériorité » et c’est tant mieux, mais du coup je me pose des questions nouvelles pour moi.
    Merci en tout cas pour ce témoignage.

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  46. Bonjour,
    Les mots de votre article résonnent tellement fort en moi… J’ai cru que j’allais fondre avant la fin. Un incommensurable merci d’avoir partagé votre expérience. Je n’ai pas fini mon chemin pour devenir qui je suis, et trop souvent je me perds, je doute, je me décourage jusqu’à oublier… Et c’est si clair ce soir grâce à vous ! J’espère garder longtemps l’énergie que vos mots m’ont insufflée. Merci !

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  47. Bonjour,
    C’est incroyable ! Mot pour mot, c’est mon histoire… Sauf que moi la révélation a eu lieu à 32, après une heure avec une merveilleuse psy qui m’a beaucoup aidée. Le test n’est venu que deux ans plus tard, car il me fallait une preuve, un chiffre, une validation officielle. Sinon j’avais le sentiment d’usurper une identité, des capacités dont je n’avais pas le droit de me prévaloir…
    C’est tellement bon de pouvoir enfin se comprendre !

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