Sortir des injonctions pour vivre au plus près de ses aspirations

« Quand on veut, on peut »

Photo by Dino Reichmuth on Unsplash

Qu’est ce que vous ressentez vous, quand on vous dit « quand on veut, on peut » ? Vous vous sentez bien ? Ou au contraire, vous ressentez une culpabilité voire une honte de ne pas y arriver ? A ne pas réussir, donc à ne pas faire suffisamment d’efforts pour y parvenir.

J’ai envie de vous inviter à revisiter ce dicton pour le dépasser et vous accompagner à trouver votre vérité, celle qui vous permet de déployer vos ailes. Pour cela, commençons par comprendre l’implication de la loi du quand-on-veut-on-peut.

Pourquoi je n’aime pas cette phrase ?

Si quand on veut, on peut, cela implique que si on ne peut pas et bien… c’est qu’on ne veut pas vraiment, non ? (Merci captain obvious). Finalement, si on ne réussit pas c’est qu’on ne fait pas tout ce qu’il faudrait pour y arriver. Donc cette phrase pointe sur nous une accusation : celle de ne pas se donner les moyens d’y arriver. Peut-être pas par manque de compétence, mais par manque d’envie, de volonté, ce qui semble pire. Cela revient à dire que chacun a le potentiel de tout réaliser et que si certains échouent c’est uniquement dû à leur manque de volonté.

Photo by Glenn Carstens-Peters on Unsplash

Comme si tout dans la vie était une question de volonté : vraiment ? Bien sûr que bien des choses s’accomplissent car il y a des efforts à faire pour les réaliser. Mais quand l’effort ne suffit pas ? Et puis quand on y arrive pas, qu’est ce que cela dit de nous ? Si on n’y arrive pas c’est que nous serions nul tout simplement ? Cela me semble très violent comme réflexion.

Qu’est-ce qui fait qu’elle a tant d’impact ?

Nous avons grandi avec des modèles de réussite prouvant que l’effort paye. Prenons l’exemple de Steve Jobs, qui a commencé dans un garage et qui jamais n’a abandonné. Il a fini milliardaire à la tête d’une des entreprises les plus cotées. Pourtant, il a été viré d’Apple, touché le fond puis a créé Pixar et est revenu en vainqueur chez Apple pour en faire l’entreprise prospère qu’on connaît aujourd’hui. J’ai choisi Steve Jobs mais beaucoup d’autres exemples sont possibles. Il suffit de voir le PDG de Tesla, SpaceX, ancien co-fondateur de Paypal : Elon Musk. Celui-ci est connu pour les heures de travail qu’il consacre, ses nuits à dormir au bureau.

Il semblerait que dans plein de domaines on croit qu’il suffit de vouloir pour réussir.

C’est une croyance très violente envers nous-même

Pourtant, souvent la nature nous rappelle à nos limites. Il ne suffit pas de vouloir tomber enceinte pour l’être. Il ne suffit pas de vouloir arrêter de fumer pour être sevrer. Il ne suffit pas de vouloir mincir pour perdre 10 kg ou même 2 d’ailleurs.

Mais voilà, cette phrase nous donne l’illusion de notre grand pouvoir, de notre puissance à faire plier la réalité pour qu’elle se transforme telle qu’on la désire. C’est ce qu’on appelle dans notre jargon de coach, une croyance. Une pensée magique voire automatique, qu’on pense vrai et qu’on ne remet pas en cause. A moins d’en prendre conscience.

Que provoque-t-elle chez nous cette croyance quand on y arrive pas ? Des pensées telles que :

  • Je suis nul.le, je ne suis pas fichue d’y arriver
  • Les autres y arrivent pourquoi pas moi ?
  • Je ne fais pas ce qu’il faut, je devrais essayer plus fort

Au final, est ce que cela nous est utile ? Peu à peu, cela grignote notre confiance en nous.

Comment on en sort ?

L’objet du coaching, pour moi, est de recontacter son pouvoir intérieur, de cesser de subir, mais également, de cesser de lutter ce contre quoi on ne peut rien.

«Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.»

Marc Aurèle

Les injonctions à faire, à être plus volontaire, à s’obliger à tout prix s’apparentent pour moi à une forme de violence envers soi-même. Comme une lutte sans merci contre une mauvaise habitude. Sauf que, si ce comportement existe, par exemple fumer ou grignoter, il est là pour dire quelque chose de nous. Une partie de soi, a besoin de ce comportement. Derrière chaque comportement, une intention positive se cache ! Si, si !

J’ai par exemple fini par comprendre que mes envies de grignoter était souvent lié à un besoin de douceur. Elles se manifestent quand je suis fatiguée, quand j’ai été contrarié. J’ai alors besoin de me réconforter et paf ! j’ai envie d’un cookie. Si on identifie cette intention positive on peut alors y répondre autrement. Et je peux répondre à mon besoin de réconfort, en faisant une sieste, en écoutant une chanson que j’aime etc. En étant douce envers moi-même.

Photo by Sharon McCutcheon on Unsplash

Un bel exemple pour faire taire le « qui veut peut »

J’aime beaucoup la vidéo d’Isabelle Padovani sur le sujet du « Qui veut peut ». Isabelle Padovani est une formatrice en Communication Non Violente et conférencière. Ses vidéos sont très souvent inspirantes et drôles ce qui je trouve est d’autant plus impactant pour faire passer les messages.

Elle partage avec sincérité son cheminement pour se détacher de cette croyance. Elle y évoque les différentes parts de nous qui peuvent surgir quand justement on souhaite volontairement s’y mettre.

Que se passe t-il quand on veut, par exemple, perdre du poids ? Et bien un part de nous, à force de se faire violenter par cette injonction, fini par se faire entendre et nous pousse à faire tout le contraire.

Est ce qu’il vous est arrivé de vouloir arrêter le sucre ? Le premier jour pour moi, a été très difficile mais je m’y attendais. La première semaine passe, peut-être une seconde mais à un moment donné, j’ai totalement craqué au point de me ruer sur tout ce qui pouvait ressembler à un gâteau !

Isabelle Padovani nous questionne : qui est « qui » dans « Qui veut peut ». Ainsi, il est possible que la part de nous qui veut, n’est pas la part de nous qui peut. Nous sommes multiples en nous, et certaines parts ont envie de légèreté, de plaisir, de douceur. Leur interdire le sucre ou toute autre restriction va potentiellement activer ses parts qui ont besoin qu’on prenne soin d’elle.

Heureusement, il y a une voie pour sortir de tout ça : accepter de ne pas tout contrôler et laisser émerger l’envie qui vient de « soi », le soi n’est pas une part de nous mais c’est ce qui est aligné. Mettre de la douceur dans notre système comme elle dit. En gros, arrêter de se forcer !

Distinguer « se forcer » de « faire un effort »

J’entends déjà les détracteurs, les gens qui turbinent à la volonté, réagir ! « Comment ça, mais alors on ne fait plus rien ! On devient tous faignants ! »

Il serait alors tentant de dire : « S’il ne faut pas se forcer alors il ne faut plus faire d’effort ». Et se laisser aller à ne plus rien faire. Passer de l’action forcenée à la procrastination crasse ? Imaginons un instant qu’il y ai une infinité de nuance entre ses deux extrèmes.

Et comme le propose Isabelle Padovani :

  1. Ecouter s’il y a quelque chose en soi qui me donne les moyens de le faire
  2. Et si ca ne vient pas, s’autoriser à remettre à demain : c’est ainsi que l’on peut mettre de la douceur
  3. Et à défaut de « faire » et bien, je ne me tape pas dessus !

« Soyez puissant dans l’action, léger dans le résultat »

Si je devais conclure

Je pense enfin que si ce sujet me touche autant, et j’en prends conscience en écrivant, c’est qu’au regard de mon parcours j’ai la sensation de m’être forcer pendant de longues années. Forcer à rentrer dans un moule, forcer à fonctionner comme je pensais qu’on attendait de moi, forcer à manger sainement, forcer à travailler en open space…

Une fois entrepreneure, je pensais que je n’aurais plus à me forcer puisque je déciderais de tout, mais les choses sont rarement aussi simple et j’ai continué à me forcer, vu que je savais si bien le faire. Aujourd’hui, je prends conscience de la différence entre se forcer à faire les choses « parce qu’il le faut » et faire un effort. Exercer son activité en tant qu’indépendante, amène à jongler avec de multiples casquettes et découvrir plein de métiers différents : je suis coach, mais je fais aussi du marketing, de l’écriture, du conseil, de la communication, de l’administratif, de la comptabilité, de la facturation.

Il y a un bon moment pour faire de la compta et si ce n’est pas maintenant, je réessaierai plus tard. Et en général, ça arrive plus vite qu’on ne croit !


Vous souhaitez vous sortir des injonctions, atteindre vos objectifs tout en douceur ? Vous avez envie de découvrir quelles sont vos aspirations profondes ? Je vous accompagne à devenir votre priorité, à développer votre créativité pour créer la vie dont vous révez vraiment ! Découvrez ce que l’on peut faire ensemble grâce à une séance découverte gratuite.

Publié par Virginie Cotel

Je m’appelle Virginie Cotel. Après 13 ans à créer des logiciels et sites web pour de grandes entreprises, j’ai souhaité me reconvertir. Le jour où j’ai découvert que j’étais surdouée, mes perspectives ont changé et j’ai enfin accepté que mon envie d’accompagner des personnes était ce qui avait le plus de sens pour moi.

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