Pourquoi le perfectionnisme est un vilain défaut

@lescaillouxdeminuit

Vous aussi vous avez ce vilain défaut de vouloir que les choses soient bien faites ?
Pourquoi je dis que c’est un défaut ? Entre vous et moi, ce n’est pas juste que vous aimé que les choses soient bien faites, mais c’est qu’elles correspondent à ce que vous avez imaginer qu’elles devraient être, non ? C’est-à-dire, que votre objectif est un fantasme. Il est donc très difficile, voire impossible à atteindre. Et pourtant, vous ou moi, nous tentons de l’atteindre et nous nous en essayant de le faire. Finalement, le perfectionnisme nous épuise et nous empêche de créer une vie sereine et heureuse.
Alors, pourquoi se met-on des objectifs inatteignables ? C’est ce que je vous propose de comprendre dans cet article. Et je vous proposerais quelques astuces pour y remédier.

L’histoire d’un perfectionnisme

Au départ, il y a un enfant qui apprend. Par ses parents, son entourage, l’école, il comprend qu’il est récompensé, valorisé, reconnu quand il fait bien les choses.

Nous apprenons que pour être adéquat, apte et aimable, nous devons faire bien les choses. Attention, ce message contraignant du « Sois parfait » est entendu par la plupart des humains. Mais il n’est pas forcément actif chez chacun. Ce message nous pousse à avoir certains comportements. Il nous amène à nous dire que pour être accepter par le groupe (la famille, les collègues, l’entreprise), nous devons fournir un travail sans erreur. Et « bien », n’est pas suffisant, il faut que ce soit « très très bien » pour être accepté selon ces critères.

Alors, le phénomène étonnant, c’est que ce besoin de perfection n’est pas nécessairement présent, avec la même intensité, dans tous les secteurs de notre vie. Il peut être particulièrement actif dans notre travail, ou dans notre tenue vestimentaire, ou dans nos mots…

Par exemple, je ne suis pas quelqu’un que l’on pourrait qualifier de très ordonnée. Par contre, au travail, j’ai longtemps été une acharnée du détail. Je ne m’en rendais pas forcément compte. C’est une de mes managers (au bout de 8 ans d’expérience) qui me l’a fait comprendre.

Pourquoi le perfectionnisme est un vilain défaut ?

Si on dépasse le cliché de l’entretien d’embauche où votre principal « défaut » est le perfectionnisme, il est important de comprendre comment la recherche de la perfection peut nous saboter au quotidien.

Quand une personne « Sois parfaite » vit un stress, le message va s’activer de façon accrue. Plus il y aura du stress, plus il faudra être parfait, ou faire un travail parfait pour dépasser l’épreuve. Cela engendre des comportements comme :

  • faire, refaire, re-refaire le même travail sans réussir à atteindre un version satisfaisante,
  • une volonté de tout faire toujours plus parfaitement,
  • l’impossibilité de confier des tâches à d’autres car elles ne seront pas exécutées comme on le souhaite ou le résultat ne sera pas à la hauteur de ce que l’on attend.

Et des sentiments comme :

  • une frustration de plus en plus grande car on n’atteint jamais son niveau d’exigence,
  • une paralysie à l’idée de faire une chose qu’on ne maîtrise pas suffisamment à nos yeux.

Pour vous donner un exemple, il y a des années, ma psy m’a suggéré d’écrire mon journal intime pour m’aider avec mes émotions (il est reconnu que cette technique aide beaucoup avec les ruminations et autres difficultés sur le plan émotionnel). Pendant des mois, je n’ai pas pu écrire une ligne, car ce qui me bloquait, c’était l’idée de devoir me relire, ou que quelqu’un me relise et que ce que j’écrive paraisse bête et mal écrit. Il m’a fallu 6 mois avant d’oser dépasser cette croyance, et commencer à écrire. Jusque là,  je préférais ne rien faire plutôt que de le faire à moitié ou d’être mauvaise.

Cette recherche du perfectionnisme risque de vous maintenir dans l’immobilité. Toute notre énergie est dirigée vers l’erreur ou le défaut. Difficile alors de croire en soi quand on ne se sent pas capable d’atteindre un objectif. On commence à penser que nous sommes le problème, alors que le problème, c’était l’objectif que l’on s’était fixé. Bien des fois, personne ne nous demande d’atteindre un objectif aussi haut, aussi ambitieux.

Dépasser le perfectionnisme et en faire un atout

Bien sûr, le message « Sois parfait » a son utilité. Sinon, il n’aurait pas été aussi longtemps actif en vous comme en moi.

Ce qui peut vous être utile c’est de se rendre compte :

  • quand ce message nous aide
  • quand ce message nous dessert

Mettre ainsi de la conscience sur notre comportement, peut nous aider à choisir et ne plus subir ce besoin de perfection. Combattre des croyances qui ne nous sont plus utiles :

  • Est-ce que c’est vraiment nécessaire de nettoyer la maison de fond en comble pour accueillir des copains pour l’apéro ? A priori, ils sont plutôt là pour partager un bon moment, pas pour vérifier l’état de la maison.
  • Est-ce vraiment nécessaire de préparer tous les repas pour les 2 jours où vous serez en déplacement ?  Votre conjoint sait cuisiner et votre famille devrait survivre à deux jours de plats surgelés dans le pire des cas.

Dépasser cette pulsion de contrôler les choses à la perfection, laisser plus de place à la vie, plus de possibilité aux aléas, aux essais, aux erreurs. Connaissez-vous le nombre de découvertes qui sont issues d’une erreur par exemple ? Comme la pâte à modeler ? 

Le perfectionnisme et les personnalités atypiques

Ce message « Sois parfait » est souvent présent chez les personnes atypiques et notamment chez les hauts potentiels. Certains auteurs parlent d’une forme de perfectionnisme. C’est comme si les hauts potentiels avaient cette capacité de voir encore plus grand, avec encore plus de détails, là où ils souhaitent aller avec leurs projets. C’est donc souvent une problématique que nous voyons en coaching pour apprendre à y mettre de la bienveillance, envers soi-même, envers nos progrès.

Et oui, quand on a l’habitude d’apprendre vite, on supporte un peu moins bien quand on est juste « moyen ». Dites-moi, est-ce que cela vous est déjà arrivé d’abandonner un projet, un nouvel apprentissage parce que rapidement vous avez vu que vous n’étiez pas très bon ?

Moi oui ! Et pas plus tard qu’hier, quand j’étais sur les pistes de ski de fond et que je galérais à essayer de faire le pas du patineur. Je me suis dit : “je suis nulle, ça ne sert à rien de continuer.” Il s’avère que je n’avais pas le bon équipement. Et une fois, les bons skis chaussés, j’ai pris du plaisir à retrouver les sensations de la glisse. 

Bref, parfois, le plaisir est caché derrière l’envie d’abandonner car on voudrait tout savoir faire tout de suite.

Envie de faire le tri dans vos croyances qu’il faut être parfait pour réussir ? Envie de dépasser vos blocages qui vous empêchent de créer la vie dont vous rêvez? Prenez rendez-vous pour une séance découverte !

Publié par Virginie Cotel

Je m’appelle Virginie Cotel. Après 13 ans à créer des logiciels et sites web pour de grandes entreprises, j’ai souhaité me reconvertir. Le jour où j’ai découvert que j’étais surdouée, mes perspectives ont changé et j’ai enfin accepté que mon envie d’accompagner des personnes était ce qui avait le plus de sens pour moi.

2 commentaires sur « Pourquoi le perfectionnisme est un vilain défaut »

  1. Bonjour Virginie,

    je découvre votre site et cet article me parle énormément. Je suis perfectionniste dans le travail mais assez bordélique dans la vie quotidienne. J’adore mon travail, j’en suis passionnée mais il est vrai que ce trait de ma personnalité fait que c’est dur au quotidien…

    Hâte de lire vos autres articles.

    1. Merci Juliette pour votre commentaire. Je vous bien de quoi vous parlez ! Certains disent qu’ils ont un sens du rangement créatif! 😁 Au quotidien, se rappeler que fait est mieux que parfait m’a pas mal aidé à avancer!

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