Comment gérer l’ennui quand on est multipotentiel

photo par les cailloux de minuit

Faites vous partie de ses personnes qui se lassent vite ? Qui n’ont pas une passion mais en ont 10 ou en ont eu 10 ? Voire 30 selon votre âge … Et avec ses 10 ou 30 passions vient inévitablement la phase de l’ennui. Le manque d’envie, d’entrain qui fait le sel de la vie habituellement. Vient également les doutes : va t on trouver un sujet qui nous passionne et le garder ? Serons-nous stable un jour ? Comment gérer ses phases d’ennui quand on est un multipotentiel ?

Qu’est-ce qu’un multipotentiel ?

Les multipotentiels sont ces personnes qui peuvent s’enthousiasmer pour un nouveau sujet, vivre une vraie boulimie d’apprentissage, devenir bon rapidement sur le sujet. La passion les dévore, ils ne voient plus le temps passer, ils adorent ce qu’ils font et peuvent y passer des heures.
Et puis, un jour, le charme est rompu. La magie n’opère plus, le sujet a perdu de son attrait. Il n’y a plus rien à en apprendre. (Vous pouvez retrouver la vidéo que j’ai faite sur les caractéristiques des multipotentiels.)

La phase d’ennui quand on est multipotentiel

Vient ensuite une phase d’ennui. Plus rien n’intéresse le multipotentiel qui a perdu l’attrait de sa dernière passion. Une motivation totalement en berne. Plus rien envie de faire et les doutes qui s’insinuent sur sa capacité à trouver un jour quelque chose qui le fera vibrer encore.

Ces phases d’ennui se reproduisent après chaque nouvelle passion déchue. Et en vieillissant, les phases se répétant, il y a vraiment la difficulté à entrevoir un nouveau départ. Car on aimerait que ce nouveau départ soit définitif, valable dans le temps.

La difficulté à mon sens réside dans la comparaison. Un multipotentiel qui n’assume pas son fonctionnement va chercher à faire comme les autres : ceux qui restent dans un boulot 10 ou 15 ans, qui ont la même passion depuis leur adolescence ou qui se contente de là où ils sont.

On pourrait les targuer d’être des éternels insatisfaits. Ce n’est pas le sujet. Une personne multipotentielle a le talent d’apprendre vite et l’énergie de création pour s’enthousiasmer pour la nouveauté. C’est ainsi et c’est également une force. Pourquoi vouloir être autre chose quand ce qu’on est recèle tant de cadeaux ?


Alors, comment mieux vivre cette phase ?

Ses phases d’ennui sont certes déstabilisantes mais elles sont également indispensables à l’évolution d’un multipotentiel. A l’image de la chenille qui créé sa chrysalide avant sa prochaine transformation.

La phase d’ennui fait partie de l’expérience. L’acceptation est une clé pour passer à travers cette phase.

Avoir la foi, croire dur comme fer que ce n’est qu’une phase et qu’un jour vous vous réveillerez et trouverez votre nouvelle passion.


Ayez confiance en vous !
Faites vibrer votre créativité !

Publié par Virginie Cotel

Je m’appelle Virginie Cotel. Après 13 ans à créer des logiciels et sites web pour de grandes entreprises, j’ai souhaité me reconvertir. Le jour où j’ai découvert que j’étais surdouée, mes perspectives ont changé et j’ai enfin accepté que mon envie d’accompagner des personnes était ce qui avait le plus de sens pour moi.

10 commentaires sur « Comment gérer l’ennui quand on est multipotentiel »

  1. Je me suis tellement reconnue dans cet article ! Il fait du bien. D’ailleurs, pour ceux qui me disent que je suis une éternelle insatisfaite, je préfère leur répondre que je suis plutôt une éternelle étudiante !

  2. Le début de ton texte me semblait être une analogie à ce qu’on dit parfois des rapports amoureux « l’enthousiasme et la passion des débuts » 😀

  3. Bonsoir j’ai besoin de me confier un peu et je pense à vous dont j’ai découvert vos succulentes pages aujourd’hui (enfin hier). Je précise tout de suite que j’adore mes parents enfin j’apprends à les aimer et malgré mon passé chaotique je sais qu’ils on t toujours fait de leur mieux. Je ne viens pas ici leur faire un procès. J’ai 50 ans détecté hp depuis mes 46 ans. Je vais plutôt bien mais j’ai réalisé que je m’étais ennuyé ferme pendant toute mon enfance (et même plus, adolescence puis adulte jusqu’à il y a peu (en gros j’étais perturbé par tout ce qui n’avait pas trop de sens pour moi je n’étais pas trop conscient que j’étais vivant et je me retrouvais « rassuré »par les paroles de mes parents qui d’emblée « savaient » les choses savaient ce qui était bon pour moi … et savaient si j’allais bien ou pas, si j’étais dans la norme. Donc je leur faisais confiance puisse qu’il semblait que eux les adultes avaient toutes les réponses. Et il se trouve qu’enfant on a pas forcément le recul pour exprimer les choses et on trouve ses parents déjà suffisamment stressé pour ne pas leur causer de soucis supplémentaires en exprimant de façon rudimentaire notre mal être. Le pire c’est qu’ils trouvaient tout à fait normal qu’un enfant puisse faire « des bêtises » alors qu’il me semble ces »conneries » sont l’expression d’un malaise mal aise non identifié. J’essayerai de développer tout ça peut être pas pour vous mais pour moi car ça me donne envie d’écrire de retrouver comme ça une certaine lucidité. Malgré tout j’aimerai dormir car j’ai envie d’être en forme demain. Meilleures salutations,

    1. Bonjour Laurent,
      Merci pour votre commentaire. Et super si la lecture de mes articles a pu vous donner envie d’écrire. Bien souvent, l’écriture m’a été salvatrice pour metter de l’ordre dans mes idées, pour faire avancer mes idées également. Les idées mais surtout les émotions. Oui, enfant, j’ai eu aussi cette sensation que mes parents devaient mieux savoir que moi. Et puis, ce que j’apprends aujourd’hui à mes enfants, c’est de respecter leur ressenti car personne d’autre que vous est dans votre corps pour savoir si c’est ok ou pas ok ce que vous vivez. Je vous souhaite de trouver de la lumière dans vos écrits !

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