6 astuces pour arrêter de penser trop avec son cerveau de haut potentiel

@lescaillouxdeminuit

Dans les problématiques qui reviennent le plus souvent auprès de mes clients, il y a ce cerveau qui pense trop et qui ne s’arrête jamais de penser.
Parfois, on aimerait être muni d’un interrupteur, pouvoir se mettre en veille, stopper le remue-méninge! C’est tellement fatigant ! Mais c’est comme si on ne pouvait pas s’arrêter de penser. Si on a un sursaut et que l’on se dit : « Stop, je pense à autre chose maintenant ». Paf ! 10 secondes plus tard, on se surprend à être sur la même lancée qu’avant.
Ce sont des ruminations, c’est à dire que ce sont des pensées qui nous mènent nulle part : elles ne nous apportent pas de solution à nos problèmes, il n’y a pas de mise en action.
Notre cerveau ressemble à un manège de centre équestre où dans le meilleur des cas, un seul cheval tourne en boucle. Et dans les cas les plus critiques, ressemble à 12 chevaux partis au grand galop mais toujours enfermer dans une boucle.

Dans ce texte, je vais vous donner des clés pour comprendre d’où viennent toutes nos ruminations et surtout 6 astuces pour stopper ce cerveau qui pense trop.

Pourquoi notre cerveau tourne en boucle ?

Ce phénomène peut, en partie, s’expliquer par le fait d’être HP ou Hypersensible (ou encore hautement sensible comme le dit si bien Saverio Tomasella). Dans les deux cas, vos sens captent plus de stimuli que la moyenne. Par défaut, votre cerveau est plus sollicité par le bruit, les lumières, les mouvements, les émotions qui vous environnent.
Et pour ce qui est des personnes HP, il y a un « truc en plus ». Les scientifiques parlent du trouble de l’inhibition latente : c’est comme s’il nous manquait un filtre. Par exemple, quand à la terrasse d’un café, plusieurs tables sont occupées, une personne HP va devoir « manuellement » faire le tri dans les conversations pour rester concentrée sur celle qui a lieu à sa table.
(Pour en savoir plus sur le trouble de l’inhibition latente, voir le super blog de Chloé Romengas Rayures et ratures)

Donc au départ il y a plus de sollicitations pour notre cerveau. Cela n’implique pas forcément des ruminations. Pour ma part, je n’ai plus cette sensation de penser en boucle depuis… que j’ai appris à écouter mes émotions !
Et oui, on en arrive encore une fois aux émotions.

Pourquoi les émotions peuvent mener aux ruminations ?

Ruminer c’est comme essayer de digérer sans mâcher. C’est trop gros et ça ne passe pas. Ok, l’image n’est pas terrible, mais c’est celle qui me vient. 😅
Les faits sont toujours neutres. Qu’on ait un accident, une dispute, c’est un fait. Au départ, il y a une suite d’événements. Ce qui change notre façon de la vivre, c’est notre perception de l’événement. Quand on commence à l’interpréter. De là, une pensée va émerger. Et cette pensée est à l’origine de l’émotion.
Par exemple, si votre partenaire vous dit : « tu aurais pu faire mieux » et que votre pensée est :
« Il se fiche de moi ? Il est incapable de faire ce que je fais », l’émotion qui va en découler sera probablement de la colère.
Par contre, si votre pensée est :
« Je me suis encore planté.e, je suis nul.le » il est plus probable que votre émotion soit de la tristesse.

Ou encore, si vous pensiez : « Tiens, il me connaît bien, il connaît ma valeur ». Il y aura plus probablement un sentiment de fierté et de curiosité pour comprendre ce que votre partenaire a voulu vous dire.

Et là où cela peut devenir vraiment intéressant, c’est d’observer ces pensées pour choisir celles qui vous seront plus utiles !

Et ça, c’est la première des astuces pour stopper son cerveau !

Comment peut-on faire pour stopper ce cerveau qui mouline et qui nous fatigue ?

1- Apprendre à observer ses pensées

Donc la première des astuces, cela va être d’apprendre à ne plus vivre ses pensées comme si elles nous définissaient.
Parfois, le simple fait de respirer au moment où l’on ressent une émotion montée peut permettre de faire ce petit pas de côté pour observer notre discours intérieur. Qu’est-ce que je suis en train de me dire ? Quelles sont les pensées qui me traversent ? Qu’est-ce qui est en train de se passer en moi ?
Cette première étape est fondamentale. Et pourtant, pas évidente à mettre en place.
La méditation est une vraie aide pour muscler notre aptitude à observer nos pensées.

Pour aller plus loin, je vous recommande également le livre « On est foutu, on pense trop » de Serge Marquis ou cette vidéo drôle et tellement instructive.

2- Nommer l’émotion

La seconde étape pour vous aider à stopper votre cerveau qui pense trop, va être de mettre un nom sur l’émotion. Il est reconnu par des études scientifiques, que le simple fait de nommer l’émotion que vous vivez permet de redescendre en intensité. C’est comme si vous lui disiez : « je t’ai vue ! ».
L’émotion est une information et elle ne dure que d’1 à 3 min. La nommer c’est un moyen de l’accueillir, de lui laisser la possibilité d’exister.
Si elle n’est pas reconnue, elle va continuer à se présenter de plus en plus fort, jusqu’à créer l’effet cocotte-minute : exploser à un moment où vous y attendez pas.

3- Comprendre le besoin

L’utilité de l’émotion est de vous indiquer un besoin. Par exemple, la peur exprime souvent un besoin de sécurité, de rassurance, de protection. Ignorer son émotion c’est aussi ignorer son besoin.
Or, si vous n’y répondez pas, il y a toutes les chances pour que vos pensées tournent en boucle et reviennent sur ce besoin d’une façon ou d’une autre puisqu’il n’a pas été pris en compte.
Je pense que la meilleure façon de stopper les ruminations, c’est de comprendre le ou les besoins qui se cachent et d’y répondre.
Parfois, le simple fait de mettre en lumière nos besoins, peut suffire à faire dégonfler toutes les pensées, les angoisses, les craintes.
Souvent, le besoin est simple. Je pense à mon client qui avait peur de se lancer en tant que Freelance. Quand il a réalisé que ce qui le retenait, c’était de ne pas avoir assez d’argent pour mettre sa famille à l’abri financièrement. Son besoin était d’avoir une somme d’argent de côté. Il a défini cette somme qui le rassurait et pouf ! quelques jours plus tard, il avait créé les statuts de sa société !

4- Choisir ses pensées


Toutes nos pensées ne nous veulent pas du bien. Certaines sont mêmes franchement toxiques !
Et ce qu’il y a d’assez fou c’est qu’on peut croire que nos pensées sont vérités. Or, nos pensées nous pouvons les modifier. Nous pouvons choisir de croire quelque chose qui nous est utile et qui nous fait du bien plutôt que d’écouter les mêmes jérémiades.

Pour cela, vous pouvez tester des exercices comme ceux sur la gratitude ou encore appelés les 3 kifs par jour. Vous apprenez à votre cerveau à voir ce qu’il y a de beau et de gratifiant dans le monde qui vous entoure.

C’est aussi, remplacer les « il faut/je dois » par « j’ai envie, j’aimerais, je souhaite ». Ne plus vivre sous l’obligation et la contrainte et choisir comment vous avez envie de vivre. Cela influence grandement votre vision du monde, votre estime de vous et évite de ruminer des pensées où vous subissez la misère du monde. Non, vous êtes acteurs de votre vie !

5- Ne prends rien personnellement

Ceci est un des 4 accords toltèques (livre de Don Miguel Ruiz) qui m’a le plus aidé à stopper mon cerveau qui pense trop !
Combien de fois cela vous arrive de vous repasser en boucle la scène où un collègue, un proche vous fait un reproche ?
Lors d’une de mes expériences professionnelles, j’ai été harcelé moralement. Je me souviens que mes ruminations démarraient dès mon réveil. Dans ma douche, je me refaisais la scène 3 fois, 4 fois, 5 fois ! Pour trouver comment j’aurais dû mieux répondre. Tout cela n’aide pas. Pire, cela épuise totalement et détruit à petit feu notre estime de soi.

Les réactions positives comme négatives des gens envers nous, exposent leurs propres expériences mais elles ne nous définissent pas ! Ce jugement leur appartient, du fait de leur histoire, leur système de valeur, leurs expériences…

Ce qui m’aide en cas de désaccord, voire de conflit avec mon entourage c’est de me rappeler que « Cela ne m’appartient pas ».
C’est leur vision du monde, pas la mienne.

6- Laissez à votre vous de demain régler les problèmes de demain

J’en parlais encore hier avec une cliente. Celle-ci souhaite changer de travail car elle est en contact avec une personne très toxique. Elle prévoit également de mettre en route le projet « bébé ». Et enfin, avec une amie, elle vient d’avoir une idée géniale pour monter leur boite ensemble.
Tout mis ensemble, il y a de quoi s’embrouiller dans les perspectives d’avenir : et si je tombe enceinte et je suis au chômage ? Et si je ne trouve pas de travail ? et la boite que l’on veut monter ne nous rapporte de l’argent que dans 4 ans ?

Il n’y a pas de bonne réponse à toutes ses questions. Ce qui est sûr c’est que la vie nous offre des opportunités, que des portes s’ouvriront, d’autres se fermeront. Autant, laisser à notre nous de demain gérer les problèmes de demain.
Qu’est-ce qui est important pour vous maintenant ?
Voici ce qui est le plus utile pour vous : rester concentré sur ce que vous avez de mieux à faire maintenant en étant connecté à votre joie. Car, si votre joie guide vos pas c’est que vous êtes sur le bon chemin.

Pour terminer

Voilà les astuces qui m’ont permis, ces dernières années, de ne plus avoir cette sensation de cerveau qui pense trop et en permanence.
Je vous avoue que je ne savais pas que c’était possible, et pourtant, aujourd’hui, je me sens apaisée. ! C’est même devenu beaucoup plus facile de m’endormir, pourtant ça n’a pas toujours été facile. J’ai acquis ces réflexes. Et quand la vie semble s’accélérer, je me rappelle que j’ai la capacité de trouver les solutions quand il le faudra.

Quelles astuces avez-vous déjà essayées ? Est-ce que vous en avez d’autres qui peuvent aider à stopper un cerveau qui pense trop ?

On en parle ensemble ? Prenez rendez-vous pour une séance découverte :

Publié par Virginie Cotel

Je m’appelle Virginie Cotel. Après 13 ans à créer des logiciels et sites web pour de grandes entreprises, j’ai souhaité me reconvertir. Le jour où j’ai découvert que j’étais surdouée, mes perspectives ont changé et j’ai enfin accepté que mon envie d’accompagner des personnes était ce qui avait le plus de sens pour moi.

Un avis sur « 6 astuces pour arrêter de penser trop avec son cerveau de haut potentiel »

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