Qu’est-ce qui me bloque ?

photo par @lescaillouxdeminuit

La semaine dernière, j’ai commençai un nouveau coaching avec une cliente. Quand on a commencé à parler de ce qu’elle ferait de sa vie, si elle avait une baguette magique, elle était intarissable : partir vivre au bord de la mer, créer un lieu de rencontres, de partage, proposer un service qui aide les autres à se reconnecter à la joie, à leur corps. Elle aurait pu me donner la couleur des murs tellement elle était enthousiaste ! Le souci, c’est qu’elle ne sait pas par où commencer, elle se sent bloquée, mais elle ne sait pas ce qui bloque.

Quand on sait ce qu’on aimerait vraiment, mais qu’on n’arrive pas à l’atteindre, bien souvent, c’est qu’il y a des croyances limitantes cachées derrière.

Qu’est-ce qu’une croyance ?

Une croyance, c’est une affirmation issue de notre expérience personnelle. C’est la conclusion que l’on a gardée après un épisode de notre vie ou par notre éducation. On en a plein, comme ceux issus des dictons populaires « Il faut souffrir pour être belle », « Quand on veut, on peut ». Ou des bien plus personnelles : « Je suis nulle en math », « Je suis nulle pour écrire », ou plus positif : « Je suis douée pour apprendre », « Les gens me font confiance », …

En quoi est-elle limitante ?

Une croyance devient limitante quand elle vous empêche de passer à l’action, quand elle vous coupe de votre énergie.

Le problème, c’est qu’on a rarement conscience de nos pensées. Encore moins quand elles nous briment. On finit par se dire qu’on a pas confiance en soi. Alors, que bien des fois, vous avez confiance en vous MAIS, une croyance limitante vous dit que CA, vous ne savez pas faire : « entreprendre »,  » se faire connaître », « devenir manager » etc…

Les croyances limitantes que je rencontre le plus souvent chez mes coachés ?

Bien sûr, ce que partage ici ne vaut pas pour tous (je préfère le rappeler), mais ce sont les croyances que je rencontres trèèèèès souvent (et que j’ai également pu vivre).

Ses croyances peuvent prendre des formes plus ou moins proche de l’énoncé que je donne. Je vous invite donc à les lire et voir si cela résonne en vous.

Des exemples de croyances qui nous bloquent

1- Il faut que je sois la meilleure/ parfaite / au top

Les personnes à haut potentiel ont un très haut niveau d’exigences. Et ça, c’est ok. Cela devient problématique quand la hauteur de vos exigences ne fait que remonter à chaque fois que vous les atteignaient. Cela s’appelle le perfectionnisme. Et il peut prendre différentes formes, parce qu’on peut être perfectionniste seulement dans certaines sphères de sa vie. Au hasard, dans le travail. On cherche alors à tout anticiper, prévoir toutes les questions, tous les cas de figure…

Comment ça vous bloque ?

Le fait de vouloir être toujours au top de ses capacités, c’est tout simplement épuisant ! Cela exige de vous d’être toujours une version de vous-même ultra-compétent. Une personne qui n’existe pas. Cela vous pousse à jouer un rôle trop lourd à porter.

Au final, cela vous épuise et vous décourage OU vous abandonnez en pensant que vous n’êtes pas la hauteur. Bref, cela impacte directement votre estime de vous et votre confiance en vous.

2- Les besoins des autres sont plus importants que les miens

C’est souvent le cas chez mes coachés hypersensibles. Leurs antennes captent si bien les ambiances, les émotions qui les entourent qu’ils ont naturellement se penchant pour comprendre ce qui passe chez les autres. Ils ont alors la sensation de pouvoir et parfois de devoir répondre aux inconforts, aux doutes de leur entourage. Au point de s’oublier soi, de ne plus s’écouter dans leurs propres besoins.

Comment ça vous bloque ?

Faire passer toujours l’autre en premier, s’adapter en permanence mène tout droit au syndrome du caméléon (chercher à être ce que vous pensez que les autres attendent de vous) et au syndrome du sauveur (chercher à sauver tous ceux qui vous entourent).

Dans les deux cas, on retrouve un épuisement, une charge mentale énorme et une énorme charge émotionnelle.

Cela coupe de ses propres émotions et donc de sa boussole intérieure. Nos émotions sont là pour nous guider, savoir ce qui nous fait du bien, ce qui nous fait vibrer.

Mon premier travail dans le coaching, est de vous accompagner à vous écouter à nouveau, à faire confiance à vos ressentis pour retrouver ce qui vous guide.

3- On va me rejeter si je suis moi-même

C’est très en lien avec le syndrome du caméléon que je viens de mentionner au-dessus. La crainte, c’est que si j’ose être 100% moi-même, on va me rejeter. Cela provient souvent d’une sensation de décalage dû à son atypie que l’on a pu expérimenter dès son enfance.
On grandit en croyant que ce n’est pas correct d’être soi-même, qu’il faut corriger ses défauts en permanence. Sans savoir vraiment ce qu’on fait de mal par ailleurs. En tout cas, il y a cette sensation que votre façon d’être n’est pas adéquate. Et c’est très douloureux.

Comment ça vous bloque ?

Si être vous n’est pas correct, n’est pas autorisé, cela implique que vous mettez votre énergie à devenir quelqu’un d’autre ! Finalement, vous construisez un faux-self, un personnage. Et cela tient, tant que c’est possible. Jusqu’au jour où plus rien ne va. C’est ce qui m’est arrivé. Et quand je me suis « réveillée », que j’ai quitté mon faux-self, je ne savais pas du tout qui j’étais, ce que je voulais. Par contre, je savais ce que je ne voulais plus.

Pour en apprendre plus sur le faux-self, je vous conseille l’excellent blog de Chloé Romengas, pertinent et illustré. C’est un vrai plaisir à lire !

4 – Je devrais me contenter de ce que j’ai

Ou comme me l’a partagé une de mes clientes :  » Le monde va mal, je ne devrais pas être heureuse ».
En gros, cette croyance vous pousse à croire que si vous n’êtes pas heureux c’est que vous êtes un enfant capricieux qui devrait apprendre à se contenter de ce qu’il a ! Un point c’est tout.
C’est une croyance qui vous fait ressentir énormèment de culpabilité, qui vous rend fautif de vouloir autre chose alors que tant de personnes n’ont pas autant de chance que vous.

Comment ça vous bloque ?

Cette pensée vous inflige beaucoup de culpabilité. C’est une puissante croyance qui vous impose de rester dans le conformisme pour être ok.
Or, une personne à haut potentiel intellectuel est constitué d’un puissant moteur : le besoin irrépressible de développer toutes ses capacités. Lutter contre ce besoin, c’est lutter contre soi. Oui, vous pouvez avoir envie d’autres choses, cela ne fait pas de vous un perpetuel insatisfait. Ca fait de vous, une belle personne dont les besoins de développement sont importants pour son bien-être.

Vous reconnaissez-vous dans ces croyances ?
Y en t-il d’autres que je n’ai pas mentionné et dont vous avez conscience ?

Publié par Virginie Cotel

Je m’appelle Virginie Cotel. Après 13 ans à créer des logiciels et sites web pour de grandes entreprises, j’ai souhaité me reconvertir. Le jour où j’ai découvert que j’étais surdouée, mes perspectives ont changé et j’ai enfin accepté que mon envie d’accompagner des personnes était ce qui avait le plus de sens pour moi.

5 commentaires sur « Qu’est-ce qui me bloque ? »

  1. oui je dirais « qu’enfermé »dans le modèle de sa propre famille on peut trouver normal d’avoir des revenus moyens une vie moyenne etc (sans vouloir être trop perfectionniste) alors qu’en trouvant le bon chemin pour exploiter son potentiel, et avec un peu de travail on peut acquérir une sorte de félicité

    1. Oui, tout à fait Laurent. Le modèle de notre famille, de notre éducation nous donne à croire ce qui est normal ou pas, ce qu’est la réussite ou non. Il peut être salvateur de réécrire ce qu’est une vie réussie pour SOI.

Laisser un commentaire