7 signes que vous êtes proche du burn-out

3 paquerettes alignées et en gros plan posées sur une planche en bois
@lescaillouxdeminuit

Il m’a fallu 3 ans pour me rendre compte que j’avais vécu un burn out ! Et encore, c’est parce que quelqu’un a fini par me dire : « je crois qu’à l’époque tu as fait une sorte de burn-out ». Alors, quels sont les signes qu’on est proche du burn-out ?

Quand on vit des moments difficiles en entreprise, on peut être tenté de minimiser la souffrance et la douleur que nous vivons.On se dit que cela ne va pas durer, ou que les autres y arrivent alors pourquoi pas nous. Ou encore, comme une de mes clientes me disait : « Je ne suis pas celle qui souffre le plus ».
Il faut dire que j’ai vécu ça en 2010. Et clairement à cette époque, on parlait très peu de ce sujet dans mon environnement professionnel. D’ailleurs, l’OMS n’a codé le burn-out qu’en 2018 !
Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager les symptômes du surmenage qui peut mener au burn-out pour vous éviter de le vivre, ou pour le reconnaître dans votre entourage et peut être soutenir quelqu’un qui aurait du mal à le reconnaître. Je le rencontre régulièrement chez mes clients et c’est souvent compliqué pour eux de reconnaître ce qu’ils sont en train de vivre.
Car s’il y a une chose qui caractérise le burn-out, c’est le déni !
Pour arriver à des extrêmes comme le burn-out, il faut être longtemps dans le déni de ses souffrances physiques et psychiques.

  • Fatigue intense parfois dès le réveil. Une fatigue physique mais également psychique. Une forme de lassitude.
  • Une sensation de vide, de ne plus tout à fait habiter son corps. Les émotions inconfortables sont présentes en fond, mais il n’y a plus ou peu de joie.
  • La sensation d’être seul.e au monde. J’avais l’impression que personne ne comprenait ce que je vivais. Ce qui était aggravé par mon propre déni car je minimisais mes ressentis quand j’osais parfois en parler.
  • La sensation d’être fautif.ve : « Les autres y arrivent mais pas moi ». « Les autres souffrent plus que moi, je devrais être heureuse de ce que j’ai ». Voilà ce qui tournait en boucle dans ma tête. Je pensais que je devais tenir, m’endurcir, que j’étais trop émotive comme on pouvait me le reprocher.
  • Un stress chronique : Le stress est quotidien et peut se transformer en état de panique. La peur de mal faire, la peur de la confrontation, des tensions. Cet état de stress s’il persiste dans le temps, est responsable de l’apparition de potentielles maladies.
  • Une sensation d’être pris au piège : L’envie de tout arrêter mais pas la force de le faire ou de ne pas savoir comment faire. A l’époque de mon burn-out, j’avais le sentiment que je n’avais pas vraiment le choix. Il fallait que je continue d’y aller alors que je n’avais plus d’énergie. On aimerait alors, tomber malade, s’endormir pour longtemps, ou parfois comme me l’ont témoigné des personnes ayant vécu le burn-out, avoir un accident pour ne plus avoir à remettre les pieds au travail.
  • Une baisse d’estime de soi : tous les points au-dessus contribue à affaiblir l’image et l’estime qu’on a de soi-même. On ne sent pas à la hauteur, pas compétent et pas suffisament fort pour changer les choses. On tombe alors dans un cercle vicieux où on se sent totalement dépossédé de sa propre puissance.

Cas particulier chez les personnes à haut potentiel :
Il n’y a pas toujours de craquage physique comme souvent décrit : ce fameux matin où vous vous réveillez mais vous ne pouvez pas sortir du lit. Chez les personnes à haut potentiel, le cerveau va compenser. Du coup, on aura les symptomes suivant :

  • perte de mémoire
  • difficulté de concentration
  • oubli de mots
  • sensation de cerveau blanc

La première étape dans tout changement est la prise de conscience. C’est pourquoi il me semble important de parler de ce sujet pour pouvoir l’identifier chez soi ou chez son entourage.
Les personnes vivant un burn-out peuvent avoir des symptomes différents de ceux que j’évoque, cela ne les invalide pas. Je vous conseille pour cela de consulter le document des services de santé québécois qui propose une échelle de la santé psychologique.

Je prendrai le temps d’écrire un autre article pour donner des pistes pour sortir du burn-out. En attendant, je vous invite à lire le témoignage d’une de mes anciennes clientes qui a vécu un burn-out et comment elle a réussi à traverser cette expérience.

Avez-vous déjà vécu un burn-out ? Quels symptomes avez-vous constatés ?

Publié par Virginie Cotel

Je m’appelle Virginie Cotel. Après 13 ans à créer des logiciels et sites web pour de grandes entreprises, j’ai souhaité me reconvertir. Le jour où j’ai découvert que j’étais surdouée, mes perspectives ont changé et j’ai enfin accepté que mon envie d’accompagner des personnes était ce qui avait le plus de sens pour moi.

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