Hypersensible : Et si pour vous épanouir vous arrêtiez d’être un sauveur ?

Bonbons oursons verts alignés avec un bonbon ourson orange au milieu
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Avez-vous déjà entendu parler de ce syndrome du sauveur ? Parfois, juste l’évocation suffit pour que mon interlocuteur (plus souvent interlocutrice) me dise : « oh je vois très bien! ». De prime abord, cela semble plutôt une qualité, et pourtant, si c’était la cause de vos blocages ? Ce qui vous empêche de vous épanouir ? Et si, c’était cela que vous deviez arrêter de faire pour enfin trouver votre chemin ?

Qu’est-ce que le syndrome du sauveur ?

Le syndrome du sauveur désigne des comportements répétés par une personne (le sauveur) en vue d’aider, de sortir de la mouise les personnes qui l’entourent. Parfois, le sauveur ne connaît pas très bien la personne qu’il sauve, parfois ces comportements se répètent sur des années avec ses proches. On désigne la personne qui est sauvée comme « la victime ». Si ces désignations (sauveur et victime) semblent caricaturales, elles n’en sont pas moins juste et correspondent à des rôles psychologiques que tout à chacun peut avoir tendance à jouer et sont décrit en analyse transactionnelle par exemple.

On parle alors du triangle dramatique, avec le 3ème larron dans cette histoire, qui est le persécuteur.

Le sauveur va donc avoir tendance a systématiquement chercher à trouver des solutions pour la victime. Ce qui est très louable MAIS ce qui a également pour effet, de déresponsabiliser la victime, la laissant dans une situation d’impuissance. Ce qui au passage confirme à la victime son statut de pauvre chose sans défense.
J’écris ça, sachez-le, sans aucun jugement. Car pour vous en parler aujourd’hui, c’est que j’ai pu tester ces 3 rôles très bien, par le passé. (Donc bonne nouvelle on peut aussi en sortir !)

Qui est concerné par le syndrome du sauveur ?

Cette tendance a être sauveur, se retrouve très souvent chez les femmes, de part la nature de notre éducation et chez les personnes très empathiques comme les personnes avec une haute sensibilité.
J’ai donc très souvent dans ma clientèle des personnes qui se sentent obligées de faire passer les besoins des autres avant les leurs. Doublant ainsi le syndrome du sauveur avec le complexe du caméléon (capacité de suradaptation nous coupant de nos besoins pour répondre à ce qu’on pense que les autres attendent de nous).

Je le trouve aussi chez des hommes hypersensibles ou empathiques qui ont très bien intégrés leurs responsabilité de père de famille et qui font passer la sécurité de leur foyer avant tout changement de carrière plus épanouissant pour eux.

Comment devient-on sauveur ?

On repère ce mode de fonctionnement dès l’enfance, quand l’enfant prend en charge les émotions ou les responsabilités des parents par exemple.
Cela peut venir de l’éducation, par exemple si vous êtes l’ainé.e de la famille.

Il est certain qu’en étant hypersensible, la grande empathie qui les caractérise facilite leur tendance à percevoir les besoins et les émotions des autres, créant du même coup chez eux un inconfort. Une personne hypersensible peut alors avoir tendance à choisir de réconforter l’autre en priorité, parfois au dépend de son propre épanouissement.

Personnellement, je crois que j’ai plus ou moins pris conscience de ce fonctionnement à l’adolescence, quand je faisais face à une dépression en 3e. J’ai choisi alors d’écouter les soucis de mes amies avec cette sensation de trouver un moyen de me détacher de mes propres tourments.
De plus, mon ego était positivement influencé, car j’avais la sensation de faire la bonne chose : me sacrifier pour aider les autres. Dans mon système de valeur, c’était tout en haut de la liste !

Hypersensible : comment s’épanouir avec ce syndrome ?

Ces derniers temps, en plus des séances de coaching, j’ai accompagné de nombreuses personnes en faisant passer le test de douance. Ce bilan permet de faire le point sur votre fonctionnement cognitif et émotionnel et il est suffisamment complet pour déceler aussi ce qui vous empêche de développer votre plein potentiel.
Et bien des fois, ce syndrome du sauveur et la suradaptation qui va de pair sont une des causes du mal-être et des blocages que vivent ces personnes.

Mettre la lumière sur ce fonctionnement de sauveur me semble la première étape. S’apercevoir toutes les fois que l’on choisit les autres plutôt que soit est un très bon début !
Ce rôle peut nous sembler gratifiant et en partie confortable quand on l’a toujours connu car il met en avant la responsabilté, la conception de solutions, l’aide aux autres. Mais en vérité, il vous coûte beaucoup : votre liberté d’actions, de pensées, votre épanouissement personnel, parfois votre santé.

Le second axe pour se libérer de ce fardeau du sauveur est de redonner la responsabilité naturelle qui incombe à la personne qu’on choisit de sauver. Vous a t-elle demandé de l’aide ? Explicitement ? Avez-vous envie de l’aider ? Fait-elle la moitié du chemin ? Si vous avez répondu non à ces 4 questions, alors vous êtes peut-être encore sous l’action de votre sauveur intérieur.

Le troisième axe, est celui de votre langage : utilisez-vous souvent les « Il faut », et les « Je dois » ? Si c’est le cas, demandez-vous si vraiment il faut … ou si à la place vous pourriez dire « j’ai envie », « je souhaite… » Cela peut tout changer, de choisir ses obligations 😊.

Quelle est cette responsabilité que vous n’avez plus envie de porter ?

Pour en apprendre plus sur le test de douance, ou prendre rendez-vous c’est par ici :

Publié par Virginie Cotel

Je m’appelle Virginie Cotel. Après 13 ans à créer des logiciels et sites web pour de grandes entreprises, j’ai souhaité me reconvertir. Le jour où j’ai découvert que j’étais surdouée, mes perspectives ont changé et j’ai enfin accepté que mon envie d’accompagner des personnes était ce qui avait le plus de sens pour moi.

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