HPI, Hypersensible : ne vous coupez plus de vos émotions !

photo par @lescaillouxdeminuit

Être atypique en soi ne génère pas de souffrance. Oui, je sais, ça peut carrément aller à contre-courant de ce qu’on peut lire à longueur de fil Instagram sur le haut potentiel ou l’hypersensibilité. Je ne crois pas qu’être HPI ou hautement sensible soit la cause des souffrances que vous ressentez. En fait, il y a des dizaines de raisons à cela (au moins). J’en vois quotidiennement une principale : Les HPI ou les hypersensibles qui souffrent ont mis en place une stratégie visant à se couper de leurs propres émotions.

Par contre, je vous crois quand vous dîtes souffrir. Voyez-vous la nuance ?
Oui, il y a des atypiques qui souffrent. Mais alors, de quoi souffrent-ils ?

Pourquoi les HPI, hypersensibles se coupent-ils de leurs émotions ?

Cette stratégie, de se couper des émotions est en partie inconsciente. Cela peut provenir d’un syndrome du sauveur dont je parlais récemment. Vouloir être celui ou celle sur qui compter dans toutes les situations. On ne peut pas aider les autres si on est soi-même mal en point.

Et/ou parce que les émotions sont vécues comme trop intenses / dérangeantes / inadéquates par rapport au contexte familial, ou de l’entreprise.

Et/ou parce qu’on a appris que les émotions globalement, c’est nul et ça nous dessert, que la raison est supérieure.

Et/ou parce qu’il ne faut pas écouter le corps et être plus fort que la douleur.

Comment fait-on pour se couper de nos émotions ?

Il peut y avoir une façon plus ou moins consciente de le faire qui consiste à ne pas écouter les signaux de notre corps, ni nos besoins. On va alors plus ou moins systématiquement, nier ou faire la sourde oreille. Par exemple, on n’écoutant pas sa fatigue, les signaux montrant qu’on a besoin de solitude, de calme…

Peu à peu, on se coupe de tous ses signaux et on ne sait plus ce dont on a besoin, ni ce qu’on aime.

Et il peut y avoir une façon totalement inconsciente : quand notre système nerveux capte un danger immédiat. On va alors se dissocier pour faire face au danger. Quand en plus, il y a eu un trauma, on peut alors rester dans cet état dissocié longtemps.

Qu’est-ce que cela implique ?

Les émotions sont utiles. Les émotions sont physiologiques. Les émotions sont légitimes.

Nous ne sommes pas des êtres intelligents pleinement sans prendre en compte les deux aspects de notre intelligence : la raison et l’émotion. Ce sont les deux facettes d’une médaille.

Nos émotions nous indiquent ce qui se passe en nous, et ce, dont nous avons besoin. Si vous saviez le nombre de personnes qui me contacte et qui me raconte combien ils se sentent épuisés et perdus parce qu’ils ont la sensation d’avoir toujours fait ce qu’il fallait mais que maintenant, ils ont l’impression de passer à côté de leur vie ! Si ça vous parle aussi, il est possible que vous ne soyez pas toujours pleinement à l’écoute de vos émotions. Et je ne vous blâme pas. C’est une stratégie de survie. Elle fonctionne mais elle a un coût. C’est pourquoi il arrive un jour où il est nécessaire de faire un changement.

C’est en prenant la pleine responsabilité de nos propres besoins que l’on peut trouver le chemin de l’épanouissement. C’est pourquoi il est tellement primordial d’écouter et d’accueillir nos émotions.

Et je tiens à préciser une chose importante : ce n’est pas parce qu’on est hypersensible que l’on sait mieux écouter et accueillir nos émotions !

Potentiellement, cela peut même être totalement le contraire ! Une intelligence émotionnelle, ça s’apprend, ça se développe. L’intelligence émotionnelle n’est pas innée. J’ai du l’apprendre pour trouver mon épanouissement. Faites-vous accompagner sur ce chemin, c’est le plus beau cadeau que vous puissiez vous offrir !

Bref, développer l’écoute, la compréhension et l’identification de nos émotions est une étape primordiale vers son bien-etre et son épanouissement. D’autant plus, lorsque nous sommes atypiques car qui dit atypique, dit besoin atypique !

Vous vous reconnaissez dans ce portrait ? Vous êtes vous aussi coupé de vos émotions ?

Publié par Virginie Cotel

Je m’appelle Virginie Cotel. Après 13 ans à créer des logiciels et sites web pour de grandes entreprises, j’ai souhaité me reconvertir. Le jour où j’ai découvert que j’étais surdouée, mes perspectives ont changé et j’ai enfin accepté que mon envie d’accompagner des personnes était ce qui avait le plus de sens pour moi.

7 commentaires sur « HPI, Hypersensible : ne vous coupez plus de vos émotions ! »

  1. depuis le temps que je me tue de répéter que ce n’est pas d’être HPI qui est un soucis, mais ça peut juste être un arbre qui cache la forêt.

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