C’est quoi le brown-out ?

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Avez-vous déjà entendu parler du brown-out ? C’est le fait d’avoir perdu tout sens dans son travail. Les personnes vivants un brown-out sont comme des zombies au travail, agissant mécaniquement sans énergie, sans motivation, sans jus. Je partage avec vous mon histoire de brown-out, à quoi ça ressemble, les pistes pour s’en sortir.

Peut être l’avez-vous déjà vécu, puisque c’est un peu le mal de notre siècle : perdre le sens de ce que l’on fait.

HPI et Brown-Out

Pour un HPI le sens, c’est la question centrale.
Hier encore, lors d’un test de douance, une cliente me confiait que c’était son plus grand désarroi. Elle sent qu’elle est ici pour quelque chose, mais elle ne sait pas quoi. Elle cherche desespérement comment se sentir plus utile.

J’ai moi aussi ressenti ce désarroi pendant longtemps. Fraîchement diplomée d’une école d’ingénieur, je me suis lancée dans le monde du travail avec l’envie d’être utile au monde.
Seulement, la réalité de mon travail de chef de projet était beaucoup plus prosaïque. Mon premier job était de réconcilier la vision de deux marques pour faire un site web en commun, de pièces détachées de voitures… Disons, que je rêvais d’autre chose, de plus grand.

Peut être avais-je été biberonné non pas au prince charmant, mais au grand destin, au grand accomplissement. Vous savez, un peu comme ces héros qui sauvent le monde que ce soit Luke Skywalker et Princesse Leïa ou moins spectaculaire mais tout aussi sincère, le personnage de Coline Serreau dans son film « La belle verte ».
C’est ce qui m’a poussé, entre autres, à aller de poste en poste (15 en 13 ans). Mais ça, je l’ai réalisé seulement au bout de 13 ans 😅 quand j’ai enfin trouvé ce qui avait du sens pour moi.

Le pire dans le brown-out

Le pire dans le brown-out était pour moi d’avoir la sensation de perdre mon temps. J’avais une sensation de gâchis immense. Mon temps, précieux, était utilisé à faire acte de présence, ou à régler des petits problèmes ou pire, à gérer des conflits avec des collègues. En quoi je participe à un meilleur monde, en développant un logiciel qui permet de vendre des publicités sur un moteur de recherche ?
Certains matins, c’était difficile d’aller travailler parce que je savais que je ne ferai rien d’utile. Et pourtant, je n’avais aucune idée de quoi faire pour trouver un job plus utile.
Sans compter que je me trouvais bien prétentieuse et capricieuse de vouloir plus alors que j’avais un travail bien rémunéré, reconnu. Comment peut on se sentir mal alors que sur le papier on a tout ?
Tout, vraiment ?
Non, je n’avais pas, ce qui compte le plus à mes yeux, la sensation de faire un travail du sens, où je me sens utile.

La leçon que j’en ai tiré

La leçon de ces 13 ans d’errance, c’est que la définition de ce qui a du sens est toute personnelle. Un travail n’a pas de sens en soi, il a le sens qu’on lui donne. Et pour trouver ou créer un travail qui a du sens, cela passe par connaître et honorer ses valeurs.

Aujourd’hui, j’accompagne les atypiques à identifier leurs valeurs pour créer une existence qui a du sens. Pour que chaque matin en se levant, vous ailliez hâte de commencer la journée !

Vous avez connu le brown-out ?

Publié par Virginie Cotel

Je m’appelle Virginie Cotel. Après 13 ans à créer des logiciels et sites web pour de grandes entreprises, j’ai souhaité me reconvertir. Le jour où j’ai découvert que j’étais surdouée, mes perspectives ont changé et j’ai enfin accepté que mon envie d’accompagner des personnes était ce qui avait le plus de sens pour moi.

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