Se sentir en décalage quand on est HPI

Se sentir en décalage quand on est HPI

J’ai souvent reperé que je n’étais pas comme les autres lors des déjeuners avec mes collègues de travail. Je ne partageais pas du tout le même humour qu’eux. Souvent, il s’agissait de rire aux dépends de quelqu’un. Et mon côté bisounours les écoutait interloqué… Mes chefs eux, trouvaient que je prenais les choses trop à coeur, que j’étais trop sensible.
J’avais l’habitude de dire que je n’étais pas soluble en entreprise. Qu’est-ce que ça veut dire ressentir le décalage quand on est HPI ? Et d’où vient cette sensation ?

Le décalage du HPI

Quand j’ai découvert le sujet du haut potentiel intellectuel, il revenait souvent un terme que je trouvais flou dans les caractéristiques citées : le décalage. Mais ça veut dire quoi ? Comment savoir que l’on est en décalage ? Et les autres, ils n’en ressentent jamais ?
Personnellement, le décalage que je ressens, je le trouve très subtil. Et pendant longtemps, je n’ai pas compris que c’était ça que je ressentais.

Je le ressentais :

  • dans les sujets de discussions entre collègues
  • dans les émotions que je ressentais et que je n’aurai pas du ressentir
  • dans l’intensité de ses émotions. Franchement, qui pleure 1h devant le journal télé ? ah… si les personnes hypersensibles…
  • dans les valeurs : que ce soient celles de mes collègues ou de l’entreprise, il y avait pour moi des priorités que je ne trouvais pas respecter
  • dans mes ressentis : tout le monde me disait qu’ils n’aimaient pas le métro, pourtant ils le prenaent chaque matin!? Alors que pour moi, c’était vraiment trop compliqué. Je préférais risque l’accident en scooter 🙈.

Trois peurs légitimes, quand on se sent en décalage

  • la peur de ne pas être correct : l’impression que mes réactions en sont pas les bonnes, tant au niveau des émotions que de mon comportement. Comme être un éléphant au milieu d’un magasin de porcelaine. J’étais de celle qui pose les questions qui fâchent pendant les réunions. C’est comme s’il me manquait une partie des codes pour agir en conséquence. Vous voyez de quoi je parle ?
  • la peur de ne pas être légitime : du coup, je me demandais ce que je n’avais pas appris pour leur ressembler. Je me posais aussi beaucoup de questions sur pourquoi je ressentais de la tristesse ou de la frustration quand les autres trouvaient ça normal. Je pensais que je devais m’endurcir et bosser plus fort pour m’adapter.
  • la peur de ne pas être à sa place : manifestement, je ne partageais pas les mêmes centres d’intérêts. Je trouvais qu’on adressait pas les sujets les plus importants. Je bouillais intérieurement car j’avais la sensation que ce que je faisais n’avait pas de sens.

Ce que ce décalage du HPI révèle

Au final, tout cela vient de la peur légitime et instinctive présente chez tout être humain : la peur d’être rejeté.
Je cherchais encore plus fortement comment m’adapter pour correspondre au milieu où je me trouvais, au point de m’oublier moi.

Le plus fou, c’est que lorsque j’ai commencé à m’accepter alors tout est devenu plus fluide. C’est même comme ça que j’ai trouvé mon chemin !
J’ai demandé à mon boss de l’époque de réaliser 2 missions en parallèle pour la stimulation intellectuelle dont j’avais besoin et parce que cela m’évitait d’être trop impliquée émotionnellement. Et j’ai aussi demander à faire une formation de coaching.
Il a dit non. Et cela a été le point de départ d’une nouvelle aventure : devenir freelance et me former au coaching !

Comment vivez-vous ce décalage ? Y a-t-il un domaine, un endroit, des personnes dans lequel vous le sentez plus qu’ailleurs ?

Publié par Virginie Cotel

Je m’appelle Virginie Cotel. Après 13 ans à créer des logiciels et sites web pour de grandes entreprises, j’ai souhaité me reconvertir. Le jour où j’ai découvert que j’étais surdouée, mes perspectives ont changé et j’ai enfin accepté que mon envie d’accompagner des personnes était ce qui avait le plus de sens pour moi.

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