Comment dépasser un burn-out ?

Le burn-out est un mal courant en entreprise. Il semblerait qu’un tiers des français aient déjà connu le burn-out dans leur carrière. Triste constat. Terrible réalité. Et pourtant, qui en connaît les symptômes ? Savez-vous que le burn-out est un long processus d’épuisement qui peut prendre plusieurs mois ou années pour aboutir à un black-out du corps ? Mais que ce black-out n’est pas non plus systémique ?

Dans cet article, j’avais envie de vous partager le chemin qu’a réalisé Emilie en 9 mois pour dépasser le burn-out. Lorsque j’ai rencontré Emilie, elle était épuisée, elle ne trouvait pas de temps pour elle et ne se sentait pas épanouie. Elle était tiraillée entre sa vie professionnelle, sa vie de femme, sa vie de maman et elle ne trouvait plus de plaisir nul part. Son envie, quand on a commencé à travailler ensemble, était de redessiner sa vie pour qu’elle y trouve sérénité et épanouissement.

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Emilie, j’ai 34 ans, j’habite dans un petit village (le plus beau du monde!) avec mon mari et mes deux garçons de 5 et 2 ans. Je suis quelqu’un qui adore apprendre et ai des intérêts très éclectiques. J’ai d’ailleurs plusieurs formations à mon actif : un master en théologie et un autre en bioingénieurie. C’est aussi pour cela que j’avais décidé de continuer ma formation en faisant un doctorat en génie biomédical, sur les IRM. J’y travaille encore, très partiellement, mais je ne finirai probablement pas mon doctorat ! J’aime aussi les activités artisanales ou artistiques : la musique – je joue au piano, au violon et à l’orgue – la couture, le tissage, la cuisine… Car j’ai autant le besoin d’être créative que celui d’être entourée de beauté. Sur ce point, j’ai la chance de pouvoir admirer la nature qui m’entoure, ce qui me rend aussi très sensible aux thématiques écologiques.

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Quel(s) problème(s) avais-tu quand on s’est rencontré au début de ton coaching ?

Je t’ai contactée à un moment où ma situation était intenable : trop de pression, au travail comme à la maison. Je sentais qu’il fallait que je prenne une décision par rapport à ce que je privilégiais dans ma vie: mon travail ou ma famille. J’avais besoin d’aide pour analyser et choisir la direction à prendre. Privilégier mon travail, c’était passer à côté de l’essentiel (ma famille) et quitter mon travail c’était passer à côté d’une incroyable opportunité et mettre en péril la sécurité financière familiale (mon mari était sans emploi à ce moment-là).

Quelle que soit la décision à prendre, j’avais l’impression que ce serait comme m’arracher une partie de moi-même.

Pourtant, derrière le choix apparent, il y avait beaucoup d’autres problèmes, notamment un déséquilibre entre les différentes parts de ma vie (travail, famille, vie sociale, moi-même) ainsi que tous les signaux d’un mal-être au travail que j’ignorais (perte de motivation, difficultés à me concentrer, surmenage entre autres).

Photo by Caleb Jones on Unsplash

Comment te sentais-tu à ce moment là ? Quels impacts (physique, mental, relationnel) cela avait sur ta vie ?

Franchement pas bien. Je ressentais beaucoup de tensions, tant dans le corps que psychologiquement. Je peinais à accueillir mes émotions et pouvais pleurer pour un rien, tous les jours. Je n’investissais plus aucune relation car je n’en avais pas la force et en cela je m’écartais de mes collègues, mais aussi de mon réseau social en général. 

Qu’est-ce que tu souhaitais à la place ? Quels résultats voulais-tu obtenir ?

Je souhaitais retrouver un équilibre entre les différentes parts de ma vie: vie de famille, vie de couple, vie avec les autres, vie au travail, et ne pas m’oublier dans tout cela… Je désirais retrouver de la vie dans mon quotidien et accéder à un état plus tranquille, en paix.

Peux-tu nous raconter un peu ce qu’il s’est passé pour toi ces derniers mois ? Par quoi es-tu passé ?

Au fil des mois, ma motivation au travail s’est amenuisée, tout comme ma capacité de concentration et mon efficacité. Je me suis mise à ramener du travail à la maison pour finir ce qui devait l’être… sans le pouvoir. Je travaillais dans le vide, ne gérais plus mon esprit et commençais à être écrasée par le poids de la fatigue. La vie de famille s’en ressentait aussi, je n’avais plus ni patience ni empathie. Pendant les vacances d’été, j’ai pris un décision : j’allais arrêter mon travail, vraiment. Je n’en pouvais plus et pourtant c’était un crève-coeur que de prendre cette décision et fermer la porte à une activité professionnelle qui m’avait tant nourrie.
Mon chef n’a pas du tout ni compris, ni accepté cette décision. Il m’a demandé d’aller discuter avec la DRH qui, elle, a saisi qu’il y avait un problème et m’a envoyée chez la médecin du personnel.

Le diagnostic de burn-out qui a suivi m’a permis de relâcher la pression, de comprendre la situation et de mettre des mots sur le rouleau compresseur sous lequel j’avais l’impression de passer depuis des mois.

Les semaines et les mois qui ont suivi n’ont pas été simples. Des années de fatigue à absorber, un moral régulièrement au plus bas, une remise en question d’une grande partie de ma vie, l’impression d’être vide et nulle ne sont qu’une partie de ce que j’ai vécu quotidennement ces derniers temps. Cependant j’avais aussi une lueur d’espoir : les problèmes que j’avais rencontrés au travail avaient une cause et en soignant celle-ci, il me serait peut-être possible de retrouver une vie plus apaisée.


Qu’est-ce qui t’a aidé à traverser cette période ?

En fait, ce qui m’a le plus aidé, étrangement, c’est le temps. Ou plutôt, le lâcher-prise sur le temps qui passe et sur tout ce que je jugeais comme étant des incapacités ou défauts majeurs de ma personne. Cela peut sembler impossible à certains et cela l’était pour moi, mais à un moment donnée, on y est obligé. Depuis toute petite, j’ai toujours été efficace : faire mille choses à la fois, gérer des tas de projets, aller vite. Et soudainement, j’ai été confrontée à cette incapacité de faire quoi que ce soit. 

Il m’a fallu du temps pour accepter que là, maintenant, ma vie était vide et mon besoin premier était de dormir. 

Par exemple, j’ai tenté pendant plus d’un mois de finir les corrections d’un article en cours pour le travail avant de laisser ce soin à d’autres et enfin me donner du temps à moi.
Une autre aide, ça a été de me retrouver, un peu. Pendant ces dernières années, je n’avais plus vécu ou agi pour moi. Je m’occupais de ma famille, je donnais du temps pour le travail et c’était tout. Oubliées les activités créatrices, la musique, mes intérêts. J’avais accepté un poste de travail où le temps partiel n’existait pas en pensant que ce serait mon « me-time » à côté de la famille… J’avais oublié que je n’étais ni mon travail ni ma famille. Ces deux aspects m’ont permis de vivre pleinement la situation présente et de l’accepter, même si cela était difficile. J’ai pu me laisser tomber au fond du trou et rebondir. Je me suis donné le droit de seulement fonctionner pendant un temps… Et un jour j’ai de nouveau vu le paysage qui m’entourait, câliné pleinement mes fils (sans penser à toutes ces tâches qui attendaient), osé retoucher mon piano, lancé des projets de couture. Finalement, j’ai eu énormément de chance d’être soutenue. Par mon mari, évidemment, qui s’est retrouvé à devoir porter tout ce que je portais auparavant et à m’accompagner au cœur de la tempête. Mais aussi par des médecins qui m’ont pris au sérieux avant que je ne réalise l’étendue des dégâts moi-même, par ma famille plus élargie, par des amis qui ne m’avaient pas oubliée. Et puis dans tout cela, tu m’as énormément aidée à réfléchir sur ma situation, voir plus profond, plus loin. Ton regard extérieur et plus objectif m’a permis de réaliser beaucoup de choses et de mettre des mots sur certaines sensations ambivalentes.

Photo by Stephen Leonardi on Unsplash

Comment te sens-tu aujourd’hui ? Comment vois-tu les choses ?

Aujourd’hui, j’ai repris partiellement mon travail (à 40%) et ça va. Ce n’est pas la grande motivation, la fatigue est toujours très présente et je peine à me concentrer, surtout lorsqu’il s’agit de lire. Mais j’avais besoin de reprendre et retrouver cet environnement pour faire le deuil de cette thèse que j’avais probablement idéalisée et surinverstie. Maintenant, je suis plus en paix par rapport à l’idée d’arrêter.

Moi, je vais mieux. Je me sens convalescente, mais tranquille.

Il y a encore beaucoup de choses à reconstruire, beaucoup de questions à traiter, mais elles me semblent moins cruciales qu’il y a quelques mois. J’ai plus confiance en l’avenir, en le fait qu’on va s’en sortir, et que je vais bien une fois trouver un travail qui fait sens pour moi. Mais surtout je me sens mieux au présent.

Comment vis-tu cette période particulière dû au Covid-19 ?

Cette crise sanitaire, c’est exactement ce dont j’avais besoin. Pendant un temps, je suis obligée de vivre avec et prendre soin de ceux que j’aime. Je dois lâcher encore plus mon travail, à commencer par les éreintants trajets. Génial !
Bon, pour être honnête, je suis une privilégiée. Tout d’abord, en Suisse, nous ne sommes pas confinés à proprement parler. Certes, les écoles sont fermées, les magasins non-essentiels aussi, les interactions physiques sont régulées (max 5 personnes avec min 2 m entre chacun), et les citoyens sont priés de s’abstenir de tout déplacement non-essentiel. Mais on n’a pas besoin de justifier chaque sortie, on est considérés comme responsables. De plus, j’habite à la campagne, à côté de la forêt, et nous avons de la place (ancienne ferme en rénovation) en plus d’un grand jardin. 

Parfois, cette situation me semble surréaliste : je dois vivre dans ma bulle et c’est le gouvernement qui nous l’ordonne. Mais je la savoure, car je retrouve l’essentiel : mes proches. 

Je travaille peu, en télétravail, et le reste du temps, je peux vivre au rythme de mes enfants. Et ce rythme me convient très bien ! On apprend la vie à travers les yeux des enfants, à travers leurs questions. J’ai vu passer beaucoup d’activités sur les réseaux sociaux pour « occuper les enfants », mais je n’en vois pas beaucoup le sens, les enfants (du moins les miens) sont tout le temps occupés à jouer, observer, expérimenter, apprendre ! Je me sens vraiment en paix, à ma place, utile. La charge émotionnelle de toute la famille s’en ressent aussi : les enfants se disputent moins et on est beaucoup plus disponible pour accueillir leurs émotions et leurs besoins. Je vis cette période comme elle vient, pleinement. Mais elle me recentre aussi sur ce qui me fait du bien. Elle me montre l’importance de ma bulle et cela m’aide à faire quelques pas supplémentaires vers un avenir plus épanoui. Un avenir sans mon travail actuel, probablement, mais qui reste à inventer.

Est-ce qu’il y a une chose que tu as compris de ton expérience et que tu as envie de transmettre ?

Lire des témoignages et des histoires de vie d’autres personnes m’a toujours beaucoup parlé, mais avant d’être moi-même confrontée à une situation, je n’ai jamais réussi à appliquer le moindre conseil ! Alors je ne sais pas si d’autres ont moins besoin d’expérimenter pour comprendre la vie et sauront tirer des conclusions de mon expérience…
Mais c’est vrai que je suis plus sensible aux personnes épuisées ou à celles qui ressentent un mal-être au travail ou en famille. 

J’aurais envie de les encourager à s’écouter, à retrouver qui elles sont, à prendre soin d’elles. J’aurais envie de dire que quand quelque chose va mal, il y a toujours des signaux, qui deviennent de plus en plus forts, et que les réprimer ne va pas faire disparaître l’origine du problème, au contraire. 

Ça fait très « mainstream » comme message ! Sinon… repose-moi la question dans quelques mois, quand j’aurai fait plus de chemin et aurai une vision plus globale de la période actuelle !

Merci Emilie pour ce beau témoignage de reconstruction après un burn-out. J’ai été ravie de t’accompagner tout au long de ces mois et te voir retrouver le sourire, la joie, l’envie après des moments difficiles. Je retiens également que certaines décisions peuvent mettre du temps à se prendre (quitter un travail) mais que lorsqu’on est soutenue, bien accompagnée parfois, on finit par les prendre en toute sérénité, en sachant les bonnes raisons pour lesquelles on le fait. Je te souhaite une bonne continuation.

Si vous souhaitez aussi trouver comment lâcher-prise sur le temps, les exigences que vous vous imposez, je vous accompagne à trouver vos aspirations profondes.

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Sortir des injonctions pour vivre au plus près de ses aspirations

« Quand on veut, on peut »

Photo by Dino Reichmuth on Unsplash

Qu’est ce que vous ressentez vous, quand on vous dit « quand on veut, on peut » ? Vous vous sentez bien ? Ou au contraire, vous ressentez une culpabilité voire une honte de ne pas y arriver ? A ne pas réussir, donc à ne pas faire suffisamment d’efforts pour y parvenir.

J’ai envie de vous inviter à revisiter ce dicton pour le dépasser et vous accompagner à trouver votre vérité, celle qui vous permet de déployer vos ailes. Pour cela, commençons par comprendre l’implication de la loi du quand-on-veut-on-peut.

Pourquoi je n’aime pas cette phrase ?

Si quand on veut, on peut, cela implique que si on ne peut pas et bien… c’est qu’on ne veut pas vraiment, non ? (Merci captain obvious). Finalement, si on ne réussit pas c’est qu’on ne fait pas tout ce qu’il faudrait pour y arriver. Donc cette phrase pointe sur nous une accusation : celle de ne pas se donner les moyens d’y arriver. Peut-être pas par manque de compétence, mais par manque d’envie, de volonté, ce qui semble pire. Cela revient à dire que chacun a le potentiel de tout réaliser et que si certains échouent c’est uniquement dû à leur manque de volonté.

Photo by Glenn Carstens-Peters on Unsplash

Comme si tout dans la vie était une question de volonté : vraiment ? Bien sûr que bien des choses s’accomplissent car il y a des efforts à faire pour les réaliser. Mais quand l’effort ne suffit pas ? Et puis quand on y arrive pas, qu’est ce que cela dit de nous ? Si on n’y arrive pas c’est que nous serions nul tout simplement ? Cela me semble très violent comme réflexion.

Qu’est-ce qui fait qu’elle a tant d’impact ?

Nous avons grandi avec des modèles de réussite prouvant que l’effort paye. Prenons l’exemple de Steve Jobs, qui a commencé dans un garage et qui jamais n’a abandonné. Il a fini milliardaire à la tête d’une des entreprises les plus cotées. Pourtant, il a été viré d’Apple, touché le fond puis a créé Pixar et est revenu en vainqueur chez Apple pour en faire l’entreprise prospère qu’on connaît aujourd’hui. J’ai choisi Steve Jobs mais beaucoup d’autres exemples sont possibles. Il suffit de voir le PDG de Tesla, SpaceX, ancien co-fondateur de Paypal : Elon Musk. Celui-ci est connu pour les heures de travail qu’il consacre, ses nuits à dormir au bureau.

Il semblerait que dans plein de domaines on croit qu’il suffit de vouloir pour réussir.

C’est une croyance très violente envers nous-même

Pourtant, souvent la nature nous rappelle à nos limites. Il ne suffit pas de vouloir tomber enceinte pour l’être. Il ne suffit pas de vouloir arrêter de fumer pour être sevrer. Il ne suffit pas de vouloir mincir pour perdre 10 kg ou même 2 d’ailleurs.

Mais voilà, cette phrase nous donne l’illusion de notre grand pouvoir, de notre puissance à faire plier la réalité pour qu’elle se transforme telle qu’on la désire. C’est ce qu’on appelle dans notre jargon de coach, une croyance. Une pensée magique voire automatique, qu’on pense vrai et qu’on ne remet pas en cause. A moins d’en prendre conscience.

Que provoque-t-elle chez nous cette croyance quand on y arrive pas ? Des pensées telles que :

  • Je suis nul.le, je ne suis pas fichue d’y arriver
  • Les autres y arrivent pourquoi pas moi ?
  • Je ne fais pas ce qu’il faut, je devrais essayer plus fort

Au final, est ce que cela nous est utile ? Peu à peu, cela grignote notre confiance en nous.

Comment on en sort ?

L’objet du coaching, pour moi, est de recontacter son pouvoir intérieur, de cesser de subir, mais également, de cesser de lutter ce contre quoi on ne peut rien.

«Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.»

Marc Aurèle

Les injonctions à faire, à être plus volontaire, à s’obliger à tout prix s’apparentent pour moi à une forme de violence envers soi-même. Comme une lutte sans merci contre une mauvaise habitude. Sauf que, si ce comportement existe, par exemple fumer ou grignoter, il est là pour dire quelque chose de nous. Une partie de soi, a besoin de ce comportement. Derrière chaque comportement, une intention positive se cache ! Si, si !

J’ai par exemple fini par comprendre que mes envies de grignoter était souvent lié à un besoin de douceur. Elles se manifestent quand je suis fatiguée, quand j’ai été contrarié. J’ai alors besoin de me réconforter et paf ! j’ai envie d’un cookie. Si on identifie cette intention positive on peut alors y répondre autrement. Et je peux répondre à mon besoin de réconfort, en faisant une sieste, en écoutant une chanson que j’aime etc. En étant douce envers moi-même.

Photo by Sharon McCutcheon on Unsplash

Un bel exemple pour faire taire le « qui veut peut »

J’aime beaucoup la vidéo d’Isabelle Padovani sur le sujet du « Qui veut peut ». Isabelle Padovani est une formatrice en Communication Non Violente et conférencière. Ses vidéos sont très souvent inspirantes et drôles ce qui je trouve est d’autant plus impactant pour faire passer les messages.

Elle partage avec sincérité son cheminement pour se détacher de cette croyance. Elle y évoque les différentes parts de nous qui peuvent surgir quand justement on souhaite volontairement s’y mettre.

Que se passe t-il quand on veut, par exemple, perdre du poids ? Et bien un part de nous, à force de se faire violenter par cette injonction, fini par se faire entendre et nous pousse à faire tout le contraire.

Est ce qu’il vous est arrivé de vouloir arrêter le sucre ? Le premier jour pour moi, a été très difficile mais je m’y attendais. La première semaine passe, peut-être une seconde mais à un moment donné, j’ai totalement craqué au point de me ruer sur tout ce qui pouvait ressembler à un gâteau !

Isabelle Padovani nous questionne : qui est « qui » dans « Qui veut peut ». Ainsi, il est possible que la part de nous qui veut, n’est pas la part de nous qui peut. Nous sommes multiples en nous, et certaines parts ont envie de légèreté, de plaisir, de douceur. Leur interdire le sucre ou toute autre restriction va potentiellement activer ses parts qui ont besoin qu’on prenne soin d’elle.

Heureusement, il y a une voie pour sortir de tout ça : accepter de ne pas tout contrôler et laisser émerger l’envie qui vient de « soi », le soi n’est pas une part de nous mais c’est ce qui est aligné. Mettre de la douceur dans notre système comme elle dit. En gros, arrêter de se forcer !

Distinguer « se forcer » de « faire un effort »

J’entends déjà les détracteurs, les gens qui turbinent à la volonté, réagir ! « Comment ça, mais alors on ne fait plus rien ! On devient tous faignants ! »

Il serait alors tentant de dire : « S’il ne faut pas se forcer alors il ne faut plus faire d’effort ». Et se laisser aller à ne plus rien faire. Passer de l’action forcenée à la procrastination crasse ? Imaginons un instant qu’il y ai une infinité de nuance entre ses deux extrèmes.

Et comme le propose Isabelle Padovani :

  1. Ecouter s’il y a quelque chose en soi qui me donne les moyens de le faire
  2. Et si ca ne vient pas, s’autoriser à remettre à demain : c’est ainsi que l’on peut mettre de la douceur
  3. Et à défaut de « faire » et bien, je ne me tape pas dessus !

« Soyez puissant dans l’action, léger dans le résultat »

Si je devais conclure

Je pense enfin que si ce sujet me touche autant, et j’en prends conscience en écrivant, c’est qu’au regard de mon parcours j’ai la sensation de m’être forcer pendant de longues années. Forcer à rentrer dans un moule, forcer à fonctionner comme je pensais qu’on attendait de moi, forcer à manger sainement, forcer à travailler en open space…

Une fois entrepreneure, je pensais que je n’aurais plus à me forcer puisque je déciderais de tout, mais les choses sont rarement aussi simple et j’ai continué à me forcer, vu que je savais si bien le faire. Aujourd’hui, je prends conscience de la différence entre se forcer à faire les choses « parce qu’il le faut » et faire un effort. Exercer son activité en tant qu’indépendante, amène à jongler avec de multiples casquettes et découvrir plein de métiers différents : je suis coach, mais je fais aussi du marketing, de l’écriture, du conseil, de la communication, de l’administratif, de la comptabilité, de la facturation.

Il y a un bon moment pour faire de la compta et si ce n’est pas maintenant, je réessaierai plus tard. Et en général, ça arrive plus vite qu’on ne croit !


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4 astuces pour améliorer mon sommeil de Haut Potentiel

Photo by Jordan Whitt on Unsplash

Vous aussi au moment de vous endormir vous faites votre todo list du lendemain ? Vous réfléchissez à ce problème ardu qui vous a laissé sur le pavé cette après-midi au boulot ?

Pendant de longues années, j’ai mis des heures pour m’endormir. Petite je pouvais attendre dans mon lit 2h que Mister Sandman veuille bien me jeter son sable magique. Cela me laissait amplement le temps de refaire ma journée et de prévoir celle d’après avec ses lots d’angoisses. Et puis au fil des ans, j’ai trouvé des techniques pour m’apaiser. Je vous propose pour commencer d’en savoir un peu plus sur le sommeil particulier des hauts potentiels et je vous raconte mes astuces pour m’endormir en 15 à 20 min. Tentant non ?

Les caractéristiques du sommeil des hauts potentiels

Pour commencer, voici un mini-point technique sur le sommeil.

Vous connaissez sûrement le nom des différentes phases de sommeil : phase d’endormissement, sommeil léger, sommeil profond, sommeil paradoxal. Ce dernier, le sommeil paradoxal correspond à la phase où l’on rêve, en moyenne nous passons 20% de notre temps de sommeil à rêver. Le sommeil profond lui, correspond à la phase de récupération notamment physique, elle est indispensable à notre organisme. Chaque nuit, nous passons par ces différentes phases en réalisant 4 à 6 cycles d’1h30 à 2h. Voilà pour la théorie pour la population standard.

Qu’en est-il chez les surdoués ? Plusieurs points semblent différencier le sommeil des HP :

  • Une étude à laquelle Olivier Revol (neuropsychiatre, pédopsychiatre, spécialisé dans l’hyperactivité et la précocité intellectuelle) a participé à démontrer chez les enfants précoces une prépondérance des troubles du sommeil et notamment les troubles de l’endormissement : cauchemars, terreurs nocturnes et peur du noir sont plus fréquents.
  • Des cycles de sommeil plus courts et plus nombreux pendant la nuit.
  • Une phase de sommeil paradoxal plus longue (plus de rêves) avec un état métabolique aussi élevé que durant la phase d’éveil.
  • Une sécrétion plus faible de sérotonine. La sérotonine est un neuromédiateur responsable dans la régulation de nos humeurs, de notre appétit, la douleur et le sommeil. Elle est secrétée lors de la phase de sommeil profond.

Ce que le sommeil particulier des Hauts Potentiels implique

Chez les Hauts Potentiels, la phase de sommeil paradoxal peut prendre tout ou partie du cycle.

Cela a 2 effets : d’une part, le sommeil paradoxal est associé à un état métabolique élevé et donc ne permet pas la récupération physique. D’autre part, cela se fait, au détriment de la phase de sommeil profond propice à la sécrétion de la sérotonine.

Donc, non seulement, le sommeil est moins récupérateur mais il peut également engendrer un déficit de sérotonine qui à son tour engendre :

  • des sautes d’humeur
  • des troubles de l’appétit
  • des troubles du sommeil
  • et j’en passe

Mes astuces pour bien dormir

Je n’ai pas pour ambition de me substituer à un médecin ou spécialiste du sommeil, par contre, j’ai le souhait de vous partager ce que j’ai pu tester jusqu’à maintenant pour améliorer mon sommeil.

Petite, pour m’endormir, je devais bien attendre 2h dans mon lit que le sommeil arrive. J’avais le temps de me raconter de longues histoires parfois effrayantes qui à leur tour m’empêchaient de fermer l’oeil de peur de voir débarquer des loups dans ma chambre.

Aujourd’hui, cela ne peut me prendre que 15 min. Enfin, quand mes filles veulent bien me laisser dormir (parents d’enfants en bas âge je compatis).

Et certains jours, le petit vélo dans la tête tourne, tourne. Nos pensées passent en mode automatique et vous refaites votre journée et puis celle de demain et puis la semaine d’après. Et bien que l’on se sente fatigué, le sommeil ne vient pas, trop occupé que nous sommes à réfléchir à des choses aussi importantes que « penser à mettre le livre de la bibliothèque dans le sac à dos de ma grande demain matin ».

Donc l’enjeu de mon point de vue est d’améliorer l’endormissement, en apaisant le mental. Et voici les pistes que je vous propose.

La musique pour apaiser les moeurs

Photo de jonas mohamadi provenant de Pexels

Une des premières astuces que j’ai testé enfant c’est d’écouter de la musique pour m’endormir. A l’époque, c’était des vyniles en plastique sur mon petit tourne-disque. Puis ce fut le walkman…

Efficacité : 2/5

Alors oui, je finissais par m’endormir mais cela pouvait me prendre encore une bonne heure. Et surtout, devoir enlever les oreillettes pouvaient ruiner l’endormissement.


Lire avant de s’endormir

Photo de nappy provenant de Pexels

Je n’ai pas réussi à remettre la main dessus mais je me souviens avoir lu que lire rien que 6 min avant de se coucher, diminue le stress de façon importante. Cela nous prépare doucement au sommeil, détend le corps et pause l’esprit. Cela a également l’avantage de nous éloigner des écrans. Et c’est également un vrai plaisir de sentir le sommeil alourdir nos paupières, de poser son livre, éteindre la lumière et se glisser dans les draps.

Efficacité : 4/5

Pour avoir essayer pendant plusieurs semaines, j’ai ressenti une nette amélioration de mon endormissement et de la qualité de mon sommeil en lisant quelques minutes au lit. Bien sûr, j’évite les livres « sérieux » ou les thrillers. Un bon roman est souvent redoutable pour m’engourdir et me lancer dans ma phase d’endormissement. Surtout, j’ai observé moins de réveils en pleine nuit.


La relaxation ou la méditation

Photo by Patrick Schneider on Unsplash

J’ai testé des techniques de relaxation assez jeune puis je les oubliais. Et je les ai redécouvertes lorsque j’ai commencé le Yoga. Ensuite, j’ai découvert la méditation de pleine conscience et la technique du « Body scan ». Et pour finir, en sophrologie j’ai également pu croiser une technique de balayage corporelle. Bref, vous avez peut-être déjà était vous même exposé à cette technique.

Ce qui marche bien chez moi c’est la méthode suivante :

  • allongée dans mon lit, bras le long du corps, paume vers le ciel, jambes relachées
  • je commence par le bas du corps et je remonte progressivement en me répétant :
  • « Mes pieds se détendent … », « Mes pieds sont détendus. »
  • J’inspire et j’expire tranquillement à chaque phrase
  • Puis je passe aux chevilles, mollets, genoux, hanches, fesses, bas du dos…

Efficacité : 4,5/5

En général, je n’arrive jamais aux niveaux des hanches. Je m’endors ou perds conscience avant. Mon mental s’apaise en restant focus sur les sensations de mon corps. Et mon corps se relache vraiment peu à peu. J’utilise aussi cette technique lorsque je suis réveillée en pleine nuit et que mon cerveau commence à s’emballer. C’est une des rares choses qui m’aident à me rendormir dans ces cas là.


La supplémentation en sérotonine

Photo by kazuend on Unsplash

Alors là, je vous avoue que je suis sur un terrain un peu moins maitrisé. Il semblerait que les hauts potentiels puissent avoir un déficit de sérotonine, du fait notamment de la structure du sommeil, sans que je puisse trouver de source sûre pour le confirmer.

Je m’interroge alors sur la supplémentation en sérotonine grâce à la tryptophane soit par l’alimentation soit par des compléments alimentaires. J’ai testé par des compléments alimentaires pendant 2 mois. Et j’ai pu constaté une meilleure régulation de mes humeurs, notamment la disparition des moments d’abattement que je pouvais connaître le matin.

Efficacité : ? /5

J’aurais bien du mal à évaluer son efficacité sur mon sommeil. Mais j’ai pu observé une amélioration nette de mon humeur. Donc, je crois que je retenterais l’expérience. Cette piste me semble en tout cas à étudier tant la sérotonine pourrait être impliqué dans certains comportements avérés chez moi : addiction au sucre, humeurs inégales notamment.

EDIT (du 10/03/20)

Suite à de nombreux retours sur linkedin, voici d’autres astuces proposés pour améliorer le sommeil et qui ont semble t il faire leur preuve pour plusieurs d’entre vous :

  • aller se coucher dès que l’on se sent fatigué
  • l’hypnose
  • l’auto-hypnose
  • la cohérence cardiaque

J’espère que ces astuces vous donneront des pistes pour améliorer votre temps d’endormissement et la qualité de votre sommeil. Il est tellement important d’avoir un bon sommeil. J’ai pu constater l’influence d’une mauvaise nuit de sommeil sur mon humeur, sur mon énergie et sur mes envies de manger de sucré. Bien dormir est un premier pas vers le mieux être.

Quelles astuces avez-vous essayé ? En avez-vous d’autres à nous conseiller ?


Je suis Virginie Cotel, j’accompagne les femmes hypersensibles ou à haut potentiel à mieux se connaître, à devenir leur priorité pour créer la vie dont elle rêve secrètement. Si vous souhaitez vous aussi mieux dormir et vivre à la hauteur de vos rêves, prenez rendez-vous pour une séance découverte gratuite d’1h.


Sources :

Article très complet de Planète douance : http://www.planete-douance.com/blog/2014/05/30/les-personnes-haut-potentiel-fonctionnement-hormonal-different/

Autre article qui traite le sujet en profondeur : http://surdoues.e-monsite.com/pages/sommeil-et-precocite.html

Sur les vertus de lire avant de s’endormir : https://nospensees.fr/lire-avant-de-dormir-une-habitude-que-votre-cerveau-aime/

3 pistes pour retrouver sa motivation

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L’année commence, les vacances sont terminées, il faut retourner bossser.

On pourrait croire qu’en étant à son compte, c’est beaucoup plus facile d’aller bosser puisqu’on est son patron, on choisit ses horaires, ses clients… Oui effectivement, ça aide pas mal. Mais je vous avoue que dimanche soir, je n’avais pas vraiment envie d’y retourner. L’idée de m’astreindre à écrire sur les réseaux sociaux pour trouver de nouveaux clients me découragaient totalement. Et bien oui, lancer son activité cela n’a pas que des bons côtés. Régulièrement, les doutes viennent toquer à ma porte. Est ce que je vais y arriver ? Suis-je assez douée ? Vais-je gagner suffisamment d’argent pour continuer à ne faire que du coaching ?

Vous connaissez cette énergie cyclique ? Celle qui fait que vous pouvez refaire votre site web en 2 jours et qui le lendemain vous empêcherait presque de sortir de votre lit ? Et bien la motivation chez moi suit la même courbe et c’est assez déstabilisant. Mais après bientôt 2 ans à mon compte, j’ai développé quelques astuces pour remonter la pente de l’énergie créatrice ! Nous voici partis pour les quelques pistes :

Appel à un ami

En l’occurence, ce sont des amis. J’ai grâce à ma formation de coachs, rencontré un groupe d’amis sur lesquels je peux compter et qui comprennent par quoi je passe. Donc, hier me sentant dans le blues, je leur ai envoyé une bouteille à la mer. Et ils ont été là pour me redonner la pêche, par leur présence, leur énergie, leur bienveillance. Oh, ce n’était pas forcément énorme mais une petite phrase, une vidéo de Beyonce (merci Agnès) qui permet de se sentir moins seule.

Si cette vidéo ne vous fait pas bouger au moins un petit doigt…

Avez-vous autour de vous une voire plusieurs personnes sur qui vous pouvez compter quand ça va moins bien ? Osez-vous leur dire que vous avez besoin d’eux ? Osez-vous être authentique aussi dans les moments moins formidables ?

Dormir

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Mine de rien, je sais que mon moral est intimement lié aux nombres d’heures que j’ai pu dormir la nuit précédente (merci à mes filles pour ce rigoureux apprentissage). Fatiguée, je n’ai envie de rien à part manger, tout me semble une montagne et je ne vois la vie qu’en noir.

Alors, hier matin, ma matinée s’étant annulée je me suis autorisée à écouter mon corps et je suis retournée me coucher !

Je peux vous dire que lorsque je me suis levée, mes pensées n’étaient plus du tout les mêmes ! Je me suis alors aperçue que dehors le soleil rayonnait et le sourire est revenu. L’envie également.

Se reconnecter à la joie

Dans ce nouvel élan, j’ai décidé de faire le point sur mon activité ! Moi qui ai habituellement en horreur les bilans d’année et les bonnes résolutions me voilà partante pour en faire un.

Par contre, j’ai utilisé un format différent que les sempiternelles questions : qu’avez-vous fait en 2019 ? Où serez-vous dans 5 ans ? (Etrangement – ou pas, je n’ai jamais su répondre à cette dernière).

J’ai utilisé le « Rendez-vous avec moi-même » que Chine Lanzmann décrit dans son livre Guide de l’auto-coaching pour les femmes.

Je vous résume les questions :

  • Qu’avez-vous accompli dans la semaine, le mois, l’année qui vient de sécouler qui vous a fait du bien ?
  • Qu’avez-vous envie d’accomplir dans la semaine, le mois, l’année qui vient ?

Cela peut paraître tout bête mais le fait d’orienter sa réflexion sur ce qui fait du bien, ce qui fait envie ne donne pas du tout les mêmes résultats quand on passe en revue son année, son mois, sa semaine.

J’ai ainsi reconnecté avec ce qui me mets en joie, me donne de l’énergie au lieu de réfléchir à ce qu’il FAUT que je fasse. J’ai listé des projets, des envies qui me donnent des ailes, pour lesquels j’ai vraiment le souhait le matin de me lever. Et j’ai laissé de côté les obligations que je me soumettaient et qui me plombent pour me rappeler d’une règle essentielle quand on est à son compte : « Tu es ton propre outil ». Si je m’oblige à faire que ce je me dois de faire plutôt que créer, rencontrer, partager – ce en quoi je me sens douée – je vais tout simplement ne pas y arriver. Car il n’y aura pas la bonne énergie ni la bonne intention.

Et bien, si avec ça votre motivation n’est pas remonté au plus haut !

Et vous ? Qu’avez-vous envie d’accomplir ? Qu’est ce qui vous fait du bien ?

Si vous avez du mal à vous reconnecter à ce qui vous donne de l’énergie, ce qui vous motive, ce qui est important pour vous et que vous souhaitez retrouver de la sérénité, de la joie en 2020, sachez que j’accompagne les femmes hypersensibles ou haut potentiel intellectuel à créer la vie dont elle rêve vraiment.

Comment voir la vie en rose ?

Connaissez-vous le biais de négativité ? Dans la liste des biais cognitifs que nous subissons, sorte de raccourcis de notre cerveau, le biais de négativité est bien connu des français. Vous savez le français qui râle pour un rien. Et ce n’est pas moi qui le dit, ce sont des études qui placent les français parmi les plus pessimistes au monde. Alors, est ce inévitable ?

Comment ce biais agit ?

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C’est le biais de négativité (entre autre) qui joue son rôle lorsque nous voyons TOUT ce qui ne va pas : les enfants qui ne se lèvent pas assez vite après que le réveil ai sonné, le café qui se renverse sur la table de petit déjeuner, la voiture devant nous qui n’avance pas sur le trajet du boulot et qui nous fait attraper le feu rouge (et en plus elle passe au orange ! non mais scandaleux ! ), le métro dont on voit les portes se fermer sous notre nez à 2 secondes près, le dernier pain au chocolat vendu au client devant nous à la boulagerie alors qu’on avait déjà établi un lien avec ce pain au chocolat. C’était NOTRE pain au chocolat quoi ! Il est 10h et vous déclarez officiellement que cette journée est une journée pourrie !

Un autre exemple de son influence diabolique à ce biais de négativité ? Avez-vous déjà vécu un entretien annuel par exemple, où l’on vous fait 3 compliments et 1 critique ? Qu’avez-vous retenu de cette conversation ? La critique évidemment, d’ailleurs il y a des chances si vous êtes hypersensibles, que cette critique vous la retourniez dans votre tête toute la journée voire plusieurs jours. Enervant non ?

C’est également un peu … déprimant. Et bien oui, car ces pensées influencent notre état d’esprit, notre façon de percevoir la vie. Cela nous fait percevoir le monde, notre vie sous un angle plus négatif qu’il n’est en vérité.

D’où nous vient ce biais de négativité ?

Ce biais de négativité vient de nos ancêtres qui pour survivre se devaient de repérer les difficultés, les dangers. Notre cerveau est conçu pour réagir de façon plus rapide et plus intense à la peur qu’à la joie. Le traitement plus rapide des informations négatives permet d’allonger l’espérance de vie de l’individu et cela à un avantage majeur au niveau de la survie de l’espèce car cela donne des chances supplémentaires à l’individu de se reproduire.


Ce n’est donc pas juste un trait de caractère que de râler. C’est bien l’influence d’un biais cognitif. Des études ont d’ailleurs démontré qu’une information négative avait autant de poids que 5 informations positives.

Le mal commis par les hommes leur survit ; le bien est souvent enterré avec leurs os.

Marc Antoine dans Jules César de Shakespear.

Alors, comment faire pour voir la vie en rose ?

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J’ai une bonne nouvelle : vous n’êtes pas obligé de subir votre biais de négativité et voir la vie toute grise.

En réalité, votre cerveau est malléable, plastique. Il a la capacité d’évoluer et de modifier des schémas pré-établis. De plus, nous sommes également des animaux hédonistes, à la recherche du plaisir.

Je vous propose donc de faire un exercice chaque soir avant de vous coucher pour apprendre à déceler dans votre journée les moments positifs. Cet exercice est connu de la psychologie positive. Il permet de renforcer notre acuité des moments de bonheur simple et quotidien. Cela muscle votre capacité à relativiser.

L’idée est simple :

Chaque soir, avant de vous coucher, noter dans un carnet 3 moments agréables, qui vous ont fait du bien, dont vous voudriez remercier quelqu’un, ou quelque chose. C’est un exercice à réaliser pendant au moins 3 semaines.
Personnellement, j’ai vu un changement dans ma façon de voir les évènements dans ma vie au bout de ses 3 semaines. J’ai senti un certain détachement par rapport aux choses négatives qui pouvaient m’arriver. Ces évènements désagréables n’avaient plus du tout le même impact sur moi. Cela m’a même suprise de constater qu’avant, j’aurais été toute retournée et que j’aurais mis des heures à m’en remettre. Et maintenant, j’avais développer cette capacité à relativiser presque naturellement par rapport à la situation.

Au début, vous aurez certainement du mal à trouver 3 moments agréables. C’est normal, vous n’êtes pas entrainé encore à cela. C’est pourquoi il faut continuer, persévérer. Et puis vous allez pouvoir déceler des moments agréables dans de toutes « petites » choses : réveiller votre bébé après une nuit complète (yes!), voir votre mari rentrer de sa journée et vous sourire, apercevoir un rayon de soleil filtré à travers les feuilles d’automne…

Vivez cela comme un jeu, une expérience ! Et observez ce que cela change en vous ! Bientôt, vous noircisserez votre page du carnet avec tous les évènements bénéfiques d’une seule journée.

Et si le coeur vous en dit, racontez-moi en commentaire ou par mail ce que vous avez pensé de cette expérience !

Pour aller plus loin :

Un article complet sur le biais de négativité, la peur de la perte, je vous recommande celui-ci

Le livre de Florence Servan-Schreiber : 3 kifs par jour

Dans les méditations de Christophe André, vous pouvez retrouver cet exercice sur la gratitude.

Le podcast Emotions sur la gratitude : https://podtail.com/no/podcast/emotions/la-gratitude-pourquoi-nous-fait-elle-du-bien/

Je suis Virginie Cotel, j’accompagne les femmes hypersensibles ou surdouées à comprendre leurs particularités et créer la vie dont elles rêvent.

Devenez votre priorité, développer votre créativité pour créer la vie dont vous rêvez (secrètement)

5 bonnes raisons de lire « Emotifs talentueux » de Nathalie Alsteen

Nathalie Alsteen est une coach spécialisée sur le sujet du haut potentiel et de l’hypersensibilité. Elle a notamment créée le congrés virtuel de la douance qui en est à 3 ième édition cette année. C’est pour moi, une personne de référence sur le sujet de la douance et de l’hypersensibilité, aussi bien pour ses connaissances mais également pour sa générosité à partager et transmettre sur ses sujets. Quand j’ai appris qu’elle écrivait un livre sur les « Emotifs Talentueux » son expression pour désigner les personnes surdouées, je n’ai pas hésité très longtemps avant de l’acheter. Et je ne le regrette pas. Voici pourquoi.

1- C’est un livre avec une orientation pratique

Emotifs talentueux
Etre soi autrement : 6 étapes pour vivre pleinement son Haut potentiel

Non, ce n’est pas un énième ouvrage sur qui sont les surdoués, et comment ils souffrent au quotidien, pauvre victime d’un système alors qu’ils ont tant de pouvoirs magiques et de talents à partager… Pardon, mais j’ai parfois l’impression de lire beaucoup sur ce ton là quand on parle des hauts potentiels.

Ici, Nathalie Alsteen cherche à nous partager sa méthode pour accompagner les personnes haut potentiel à se comprendre, se découvrir et à s’épanouir. D’ailleurs, le titre complet du livre est « Emotifs talenteux : Etre soi autrement : 6 étapes pour vivre pleinement sont Haut potentiel » Il y a donc des explications très claires sur des notions importantes de psychologie et un carnet de route pour faire les exercices proposés dans le livre. (A ce jour, je ne l’ai pas encore reçu donc je ne peux pas juger de ce carnet, je mettrais à jour cet article quand ce sera fait). Ce livre propose plus que comprendre le concept du Haut potentiel, il propose de se coacher pour « asseoir sa place dans le monde », ces mots sont de l’auteur.

2 – Il accueille les questions du début et vous amène vers votre chemin

Rare sont les livres qui parlent aussi bien de la découverte de la douance. En tout cas, dans ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant. Nathalie Alsteem accueille votre révélation et explique les différentes grandes étapes par lesquels chacun peut passer : du déni à l’intégration complète de cette nouvelle dans votre vie.

Personnellement, pour avoir fait ce chemin depuis un peu plus de deux ans entre le déni et le vivre plus harmonieusement aujourd’hui, je trouve génial de voir écrit noir sur blanc ce parcours. Et je m’y retrouve bien ! Ainsi que les parcours de mes différents clients. Il faut savoir que passer d’une étape à une autre peut prendre plus ou moins de temps selon notre histoire, nos freins, nos résistances… J’ai eu des clients qui connaissaient leur douance depuis de longues années (5 à 10 ans) mais qui ne l’avait pas encore intégrer dans leur vie. Concrètement, cela veut dire qu’il ou elle n’était pas encore au bon endroit, entouré des bonnes personnes, à réaliser un travail qui les épanouis. D’où l’utilité de lire ce livre ou de se faire accompagner.

3- Des outils de qualité !

En tant que coach, je suis vraiment agréablement surprise par la richesse de ce livre en terme d’outils, d’exercices. Je peux voir qu’il est écrit par une coach qui a le soin d’offrir à ses semblables de vrais outils pour avancer dans leur démarche de développement personnel. Je retrouve dans son livre, des outils que j’utilise au quotidien pour mon propre développement, des outils que j’utilise dans le cadre de mon coaching et d’autres nouveaux. Ce qui veut dire que j’apprends également de nouvelles choses en le lisant. J’ai, par exemple, beaucoup apprécié la partie concernant les 6 besoins. Ce sont les besoins universels que nous partageons tous comme la sécurité, la reconnaissance, l’amour. Ce que je trouve notable, c’est d’exprimer en quoi une personne Haut potentiel va exprimer ses 6 besoins particulièrement. En quoi une personne HP diffère à cet endroit. Or les besoins sont à la base de bien de nos comportements.

Nathalie Alsteen expose également les 8 besoins relationnels pour comprendre ce que l’on recherche dans une relation aussi bien amicale, amoureuse ou familiale. La notion de besoin relationnel n’est pas souvent abordé dans les livres sur la douance. Il est donc très intéressant de les voir ici évoquer. Cela m’a permis de comprendre combien se sentir différent peut impacter sur l’estime de soi et sur les relations aux autres.

4 – Le partage d’une autre vision du monde

Ce livre est riche non seulement d’explications théoriques, d’exercices pratiques mais également de tant de témoignages. Et c’est ce qui me semble très important, quand on découvre sa douance adulte. Avoir passé la majorité de sa vie à s’adapter, à essayer de rentrer dans le moule, implique forcément des croyances sur la façon dont on doit réussir sa vie, vivre sa vie.

Par exemple, je pensais que la seule façon de gagner sa vie c’était en travaillant 5 jours sur 7, chez le même employeur avec des horaires disons de 9h à 19h. J’ai rencontré un jour un monsieur qui était architecte, donnait des cours dans une école de BTP, avait 1h d’émission de radio, était également médiateur et était entrain d’écrire un livre. Grâce à lui, j’ai réalisé que non, je n’étais pas obligé de travailler tous les jours pour le même client. Qu’il existait d’autres façons de travailler. Les témoignages du livre amène cette ouverture à d’autres visions du monde.

5 – C’est un bel ouvrage

Pour ne rien gacher, ce livre est illustré de belles manières. Avec des citations inspirantes, des témoignages, des dessins, des graphiques. Je le trouve donc très confortable à lire (si, si on peut le dire aussi d’un livre). Les illustrations ajoutent un vrai plus expliquer les notions abordées.

Double page du livre Emotifs talentueux

En résumé

Je recommande grandement la lecture de cet ouvrage pour les personnes hauts potentiels qui ont appris leur douance et qui cherche à avancer avec cette information cruciale.

Bien sur cela ne remplace pas un accompagnement personnalisé mais c’est une méthode très riche et je pense qui peut vous apporter des prises de conscience nécessaires pour avancer vers le chemin du mieux-être.

Si vous ne savez pas par où commencer, qu’un livre ne vous suffit pas, et que vous souhaitez changer votre vie pour y trouver enfin l’épanouissement de vous sentir à votre place, c’est mon métier de vous accompagner en tant que coach de vie auprès des personnes hypersensibles et hauts potentiels intellectuels.

Pourquoi tout recommencer dans une autre ville ?

Il y a bientôt 2 mois j’ai quitté la région parisienne, mes amis, mes connaissances, mon réseau, mes voisins et ma maison pour venir m’installer à Toulouse. Quelle drôle d’idée quand on vient de se lancer dans une nouvelle activité et que l’on commence à se faire connaître, non?

Le lien avec la nature

J’ai grandi à la campagne entourée de nature, j’avais la chance d’avoir un immense jardin, de grimper aux arbres, de pouvoir faire des balades en vélo seule à travers les champs quand j’étais ado. Ce lien à la nature s’est ancré en moi.

Et puis, je n’étais pas mauvaise en classe et il est venu le moment où j’ai du choisir une école après le bac. Je suis partie étudier en région parisienne. Je me rappelle encore à l’époque, ce besoin que j’avais de retourner à la campagne retrouver ma famille et les arbres, cette sensation de manquer d’air dans cette ville de banlieue pourtant bourgeoise et arborée. Une fois diplomée de mon école d’ingénieur, je me suis jurée que je ne resterais pas plus de 5 ans sur Paris. J’avais alors un très joli studio dans le 12 ième mais je ne me sentais pas chez moi. Le rythme effréné de cette ville n’était pas en harmonie avec mon rythme à moi.

J’ai vécu 1000 choses à Paris, j’en connais les rues, les grands axes, les quartiers en ayant circulé partout avec mon petit scooter bleu. J’ai fait des rencontres formidables, trouver des amies pour la vie. Pourtant, je ne m’y suis jamais sentie vraiment chez moi.

Et 14 ans plus tard…

A la faveur d’une opportunité professionnelle de mon mari, nous avons décidé de partir pour la ville rose. Nous ne connaissions pas cette ville encore moins la région. Cela a donc été un grand saut dans le vide.

Pour trouver une maison à louer, il faut s’y prendre à peine 1 mois à l’avance car le marché est tendu. Il a donc fallu préparer des cartons sans même savoir où ils allaient atterrir. Et mon activité de coaching qui prenait un bel élan… Un moment un peu compliqué à gérer quand on sait ce que l’on quitte mais on ne sait pas ce que l’on va trouver là où l’on va.

Et puis, nous avons trouvé une belle maison à louer, dans un petit village au sud de Toulouse. Nous sommes à 20 min du centre de Toulouse et pourtant le matin au réveil je vois les collines, les champs et par beau temps les Pyrénées!

Mais que c’est beau ! Que cela fait du bien de retrouver une perspective verte, d’entendre les grillons et les chouettes hululer quand la nuit tombe.

Alors oui, cela m’a pris 14 ans pour retourner vivre plus près de la nature mais cela valait le coup d’attendre. Car aujourd’hui je suis en capacité d’apprécier ce cadre de vie. J’ai appris combien mon environnement a une influence sur mon énergie, ma joie de vivre, ma vision du monde.

Relancer son activité sur Toulouse

Aujourd’hui démarre une nouvelle année scolaire et pour moi un nouveau challenge, celui de trouver des clients sur Toulouse.

J’ai la chance d’avoir la confiance de nombreux clients parisiens qui continuent les séances à distance avec moi. Mais il est vrai que j’apprécie énormément de faire des séances aussi en face à face. C’est l’occasion de tester aussi d’autres outils, un autre lien.

Alors ami(e)s Toulousains, je vous donne rendez-vous très rapidement pour vous rencontrer et vous accompagner dans vos envies de changement et de réussite.

Et je vous souhaite à tous, une très belle année scolaire.

A très vite!

Quels sont les livres à lire quand on se pose la question d’être surdoué ?

Vous vous posez beaucoup de questions sur le fait d’être HP, haut potentiel, surdoué, zèbres, philo-cognitifs ? Oui, décidément la liste est longue et me fait sourire.

A moins que vous ayez passé ce fameux test de QI et que le psy vous ai dit « Vous êtes surdoué » mais vous ne savez quoi en faire?

Peut-être faites vous partie de ces personnes qui ont un besoin impérieux de se renseigner sur le sujet de la douance pour comprendre, absorber cette nouvelle information.

Dans cet article, je souhaite vous partager mes lectures sur ce sujet et vous donner envie d’en lire quelques uns éventuellement pour y apprendre plus d’informations sur le haut potentiel intellectuel.

Les livres « indispensables »

Trop intelligent pour être heureux, Jeanne Siaud-Facchin

Jeanne Siaud-Facchin fait partie des psychologues « phares » quand on parle de douance. Si vous avez commencé à vous renseigner sur le sujet, vous n’avez pas pu passer à côté d’elle. Et pour cause, elle a une expérience sur le sujet extrêmement importante et plusieurs livres best-seller dont le fameux « Trop intelligent pour être heureux ».

Ce que j’ai aimé dans ce livre

Ce livre décrit avec une fidélité troublante la genèse de l’adulte surdoué ainsi que son décalage. Elle a su capter avec une finesse nos troubles, nos paradoxes et nos interrogations au point qu’en le lisant beaucoup d’adultes surdoués se reconnaissent. Ou pas… car il y a un biais dans son livre dû à sa position de psychologue clinicienne qui par essence, voit en consultation essentiellement des surdoués qui ne vont pas bien. Il reste néanmoins un ouvrage d’une grande finesse d’analyse que je recommande tout simplement.


Les surdoués ordinaires, Nicolas Gauvrit

Nicolas Gauvrit est psychologue, mathématicien et chercheur. Il a donc une approche beaucoup plus scientifique du monde de la douance. Du fait de la diversité des personnes à haut potentiel, de la méconnaissance du sujet et de la relative mode que l’on a à parler des personnes surdouées, il arrive que l’on entende un peu tout et n’importe quoi sur leurs « incroyables » particularités. Le livre de Nicolas Gauvrit arrive alors à point pour remettre les choses à plats.

Ce que j’ai aimé dans ce livre

Grâce à une méta-analyse méticuleuse, Nicolas Gauvrit a entrepris d’infirmer ou affirmer nombreux stéréotypes sur les surdoués tels que :

  • sont-ils plus dépressifs?
  • sont-ils plus souvent en échec scolaire ou dans la vie?
  • sont-ils plus souvent sujets aux dys? (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie…)
  • sont-ils plus forts en maths?

Bref, une belle révision de lieux communs faites avec intelligence et subtilité afin de comprendre ce qui se cache derrière certaines expressions (comme l’intelligence émotionnelle) et identifier s’ils sont vrais ou faux.

Spoiler : à la lumière de cette méta-analyse, l’auteur dit qu’en moyenne, être surdoué constitue plutôt une chance.


Je pense trop, Christel PetitCollin

Christel PetitCollin n’est pas psychologue mais une auteur et spécialiste du développement personnel qui a écrit plusieurs livres autour des personnes dites « sur-efficientes ».

Ce que j’ai aimé dans ce livre

Le livre décrit avec beaucoup d’intensité les différentes particularités et réalités des personnes sur-efficientes. J’ai apprécié ce livre car à l’époque il m’a permis de comprendre d’autres aspects de ma personnalité sous cet angle. Il m’a également aidé à me sentir moins seule dans ma situation.

S’il y aurait un bémol, c’est le flou qui est présent entre le terme de sur-efficient que s’est approprié l’auteure et les personnes hypersensibles ou surdoués ou encore « atypiques ».


Sur la thématique des femmes surdouées

Le sujet des femmes surdouées n’est pas beaucoup évoqué dans la littérature sur la douance. Il y a pourtant encore là des choses à dire.

Les femmes ou les filles surdouées sont beaucoup moins détectées que les hommes ou les garçons, notamment car celles-ci sont par l’éducation beaucoup plus invitées à s’adapter et donc à passer inaperçue.


Douée ? Moi ?, Doris Perrodin

Doris Perrodin est une spécialiste de l’accompagnement des enfants et adolescents à haut potentiel. Elle a écrit plusieurs ouvrages mais je n’ai lu que celui-ci.

Ce que j’ai aimé dans ce livre

« Douée ? Moi ? » est plus un fascicule qu’un livre au vu de sa taille (47 pages). Il a le grand intérêt d’aborder le thème de la douance au féminin aux différents âges : petite fille, adolescente et une fois adulte. Il s’adresse aussi bien aux parents, qu’aux enfants ce que je trouve assez remarquable. La jeune fille que je fus à l’école primaire ou au collège aurait apprécié un tel ouvrage. Et en tant que parents, il soulève des points d’attention particulier à avoir pour sa fille surdouée.


Ceux que je compte lire bientôt

Cette liste de livre n’est pas exhaustive et ne représente même pas tous les titres que j’ai pu lire. Par contre, ceux sont les oeuvres que j’ai choisi de vous partager.

Je ne voulais pas finir sans évoquer ma liste de lecture (qui se rallonge un peu chaque jour) et qui me semble détenir également de beaux ouvrages :

  • Cécile Bost, auteure de plusieurs livres et notamment « Différences et souffrances de l’adulte surdoué ». Ce que j’apprécie dans son approche c’est à l’instar de Nicolas Gauvrit des écrits appuyés sur une recherche méticuleuse
  • Carlos Tinoco avec « Les surdoués et les autres », ce titre m’attire en tout premier lieu car après avoir lu de nombreux livres sur le sujet, il m’arrive d’avoir une sensation de redite et de ne pas apprendre grand chose de nouveau. Et ce qu’il manque souvent dans ces textes, au final, c’est des clés pour comprendre comment fonctionnent les autres. Dans l’idée bien sûr de mieux fonctionner ensemble. Il semblerait que cet ouvrage répondre à certaines de mes questions ! J’ai hâte de me le procurer.
  • Fanny Nusbaum et son dernier livre publié début Mars : « Les philo-cognitifs, ils n’aiment que penser et penser autrement … « : Fanny Nusbaum est une chercheuse dans le domaine de la douance qui a notamment mis en avant les profils laminaires et complexes chez les surdoués expliquant ainsi certaines différences flagrantes dans le comportement et l’adaptation des uns et des autres.

Et vous? Quels sont vos ouvrages de références sur le sujet de la douance ? Qu’est ce qui vous a marqué dans ces livres ?

Cette liste est non-exhaustive et ne reflète que mon avis personnel. Il existe de nombreux ouvrages que je n’ai pas lu qui mérite d’être connus également.

Comment le coaching en rangement peut changer votre vie

Une part importante de l’énergie que nous puisons au quotidien provient de notre environnement :

  • notre maison / notre appartement
  • notre environnement de travail
  • nos relations familiales
  • nos relations amicales
  • nos relations professionnels

Notre environnement peut nous donner cette énergie pour attaquer chaque nouvelle journée. Ou il peut aussi nous plomber dès le matin en se rappelant à nous méchamment, une fois le pied à terre, lorsque celui-ci se pose sur le jouet que notre petit dernier à laisser trainer hier soir…

Au tout début, il y avait un dressing

Photo by Yasmine Boheas on Unsplash

Chez moi, j’ai la chance d’avoir une pièce comme dressing. Mais celle-ci est tellement encombrée que je n’y trouvais plus rien. Au final, le matin je ne savais jamais avec quoi m’habiller et j’ai fini par ne plus y mettre les pieds (même intacts). Lessive après lessive, je me suis retrouvée noyée sous une montagne de vêtements, celles de mes enfants, les miennes. Bref, cette situation commençait sérieusement à me peser.

J’envisageais pour résoudre ce problème de faire appel à un menuisier. Je pensais que mon problème était que je n’avais pas assez de place pour tout ranger correctement.

Et puis un jour, j’ai rencontré Aurélie, une coach en rangement. On a discuté par téléphone et j’ai très vite accroché avec elle. J’ai aimé sa vision des choses, sa gentillesse et son enthousiasme. C’est en parlant avec elle que je me suis décidé à tester une autre solution : le coaching en rangement.

Bien sur, il y a eu un moment où je me suis demandée si vraiment pour ranger il fallait que je passe par une coach? Mon mari (le gardien de la bourse à la maison) trouvait même que c’était complètement exagéré de mettre autant d’argent pour ranger !

Pourtant j’ai tenu bon, j’avais envie de tester quelque chose de nouveau. Et je n’ai pas été déçu.

Le jour J : la méthode KonMari

Aurélie est arrivée chez moi, j’étais un peu tendue de lui montrer tout mon bazar. J’avais peur qu’elle me juge, qu’elle pense que pour en arriver là, il faut un sacré laissé-aller. Mais pas du tout, elle m’a mis très vite à l’aise.

Nous sommes allés voir mon dressing et nous avons rapidement commencé à faire une montagne de mes vêtements. L’objectif de faire cette montagne, c’est de visualiser tous les vêtements que l’on possède. Prendre conscience de la quantité. Et il est vrai que c’est marquant. Cela fait partie des petites prises de conscience qui font changer les choses.

Ensuite, c’est la fameuse méthode KonMari : je prends chaque vêtement dans mes mains et je ressens s’il me donne de la joie ou pas. Je peux choisir de le garder, de le donner ou de le réessayer si je ne me souviens même plus comment ce vêtements me va.

C’est très simple comme méthode pourtant cela demande une bonne dose d’énergie car c’est des centaines voire des milliers de décisions : écouter son ressenti, décider, ranger sur une pile.

Et là, j’étais soulagée d’être accompagné par Aurélie. Elle a su me guider pendant ce processus en me posant les bonnes questions quand je doutais : Est-ce que je vais vraiment le remettre ? Est-ce l’image que j’ai envie de donner ? Parfois il m’a fallu 4 ou 5 questions pour enfin me dire que non, ce vêtement je ne le garderais pas.

Il y avait quelques vêtements que je redoutais de jeter : ceux qui porte un souvenir, ceux qui m’ont été offert par quelqu’un que j’aime. Dans ce cas, Aurélie m’a invité à les remercier et leur dire au revoir. Cela peut sembler complètement farfelu de dire au revoir à un vêtement. Je l’ai vécu comme si je disais au revoir à mes propres pensées « je ne peux pas jeter ce t-shirt c’est Untel qui me l’a offert, ce serait une trahison ». Au final, je me suis sentie apaisée d’enfin m’autoriser à jeter ce vêtement que manifestement je ne gardais pas pour les bonnes raisons.

Et un tiroir rangé avec la méthode Marie Kondo !

Bilan de la journée

A la fin des 5 heures de coaching, j’avais 19 sacs poubelles de vêtements à donner ! 19 ! Jamais je ne me serais attendu à autant. Jamais j’aurais réussi à faire un tri aussi drastique seule.

Rapidement lors du processus du tri, j’ai senti une vraie libération en me débarassant enfin de ces vêtements qui ne me correspondait plus, qui datait d’une autre époque de ma vie. Une fois les premières décisions prises, les suivantes m’ont semblé plus facile. A chaque vêtement « jeté » je me suis sentie plus légère.

A la fin de la séance, je me suis retrouvée avec un dressing qui ne contenait que les vêtements que je porte vraiment. Maintenant, quand je vais dans cette pièce c’est pour le plaisir d’y trouver une tenue qui me va vraiment et que j’aime porter!

Le truc en plus de cette méthode, c’est le pliage et la position verticale des habits dans le tiroir. Vous ouvrez le tiroir de la commode et vous savez tout de suite ce qui s’y trouve. Plus besoin de fouiller et de tout déranger ! Je passe maintenant plus de temps qu’avant pour tout plier, mais désormais ranger dans tous les vêtements de la famille me prends 5 min montre en main. Et ça, ce n’est pas une petite victoire !

Pourquoi je recommande le coaching en rangement ?

Comme je le disais plus haut, seule, je ne pense pas que serait venu à bout de ma montagne de vêtement aussi efficacement. Avoir été accompagnée a été un vrai atout. Non seulement j’ai rangé mon dressing mais j’ai surtout appris une méthode : à présent je n’ai plus envie d’être encombrée par des objets qui ne me correspondent plus.

J’ai pris conscience de ce que mon environnement avait comme impact sur moi, mon énergie.

J’ai même converti mon mari à cette méthode de rangement et il a finalement convenu que cela valait vraiment le coup d’être passé par quelqu’un.

Sans compter, que je n’ai plus besoin maintenant de faire appel à un menuisier car j’ai finalement tout à fait assez de place pour tout ranger!

Cela me fait réaliser à quel point il est important de savoir bien s’entourer. Dans la gestion du temps, une des pistes à explorer est de savoir déléguer mais également savoir trouver les bons professionnels capable de vous faire gagner en impact. Faire appel au bon professionnel quand on a un problème à résoudre cela fait gagner du temps et de l’argent.

Pour aller plus loin

Pour continuer à explorer ce sujet, je vous propose 3 liens :

1 – Si vous voulez découvrir la méthode Marie Kondo dite « KonMari » il y a bien sur son site web : https://konmari.com/

Vous pouvez également regarder quelques épisodes sur Netflix pour prendre la mesure de l’impact d’un coaching en rangement sur la vie de familles américaines.

2 – Je vous recommande donc fortement ma coach en rangement Aurélie Capogna pour sa fraîcheur et sa grande efficacité, dont vous trouverez les références sur son site : https://www.light-inside.com/

3- Enfin, si vous faites partis de ces personnes dont le coaching en rangement ce n’est pas possible car vous ne souhaitez pas être envahi par un inconnu, je vous recommande les services à distance de Cerise Bonneaud : www.cerisebonneaud.com

Je suis Virginie Cotel, j’accompagne les personnes hypersensibles, multipotentielles, surdouées à mieux se connaître et à s’épanouir

Devez-vous passer le test de QI ?


Photo by Niklas Hamann on Unsplash

Suite à mon article publié sur le Huffington Post vous avez été très nombreux à m’écrire. Merci, pour tous vos mots si touchants et pour votre confiance. Je ne m’attendais aucunement à recevoir autant de retours.

Comme quoi, nous sommes nombreux à nous sentir seul face à nous-même.

Alors, comme j’ai très peur de ne pas avoir le temps de répondre à chacun d’entre vous individuellement mais qu’il me tient à cœur de ne pas vous laisser sans retours, voici les réponses aux questions que vous m’avez le plus posées.

Est-ce que je dois passer le test?

C’est une excellente question, et je vous répondrais : ça dépend 🙂

Tout dépend de la façon dont vous vivez les choses. J’ai pu lire des témoignages de personnes qui en avait l’intuition depuis longtemps, qui avait accepté cette part d’eux, qui avait réussi à apprivoiser leurs particularités et pour qui « l’étiquette » de surdoué ou haut potentiel finalement n’avait pas d’intérêt pour eux. Ils étaient déjà alignés avec leur identité.

A contrario, et pour prendre mon cas personnel, j’étais envahie de doutes, de questions, je revisitais sans cesse mon passé à la lumière de cette information. Cela me prenait littéralement la tête. J’avais alors besoin de certitude d’où ma décision de prendre le test.

Ce qui a fini par me décider à faire les démarches est l’appui d’un ami qui est HP et qui m’a soutenu. Je me sentais moins dans l’imposture grâce à lui.

Alors si vous vous reconnaissez dans les descriptions faites sur les HP, si cela envahi votre quotidien, il est légitime de vouloir passer le test. Faites-le pour vous, pour pouvoir passer à la prochaine étape et commencer à vous redécouvrir.

Quel psy je dois contacter pour passer le test de QI?

Au vu de vos témoignages, et de ce que j’ai pu vivre, au moment où l’on se décide à passer le test, on se sent vulnérable. C’est pour cela que l’on recommande d’avoir un bon feeling pour le ou la psy avec qui vous allez passer le test.

Pour faire passer ses tests psychométriques (le terme exact pour désigner le test de QI), il faut également faire attention au fait que ce soit un psy qui a l’habitude d’en faire et surtout de les interpréter car cela peut parfois être délicat.

Comment se passe le test?

Le test de QI s’appelle le WAIS pour les adultes de plus de 16 ans et jusqu’à 79 ans et 11 mois. Ce test comprend un entretien avec le psychologue aussi appelé anamnèse, un test psychométrique avec plusieurs « subtests », c’est à dire différente épreuves. Et parfois il peut y avoir des tests supplémentaires pour déceler d’autres particularités mais là j’avoue je n’y connais pas grand-chose.

Pour en savoir plus, je vous recommande l’excellent blog Les Tribulations d’un petit zèbre et notamment son billet Ce que vous avez toujours voulu savoir sur le WAIS.

Où puis-je trouver des psy habilités au passage du test ?

Plusieurs pistes s’offrent à vous :

J’ai trouvé beaucoup d’information sur le forum adulte-surdoué.fr en plus de leur soutien et de leurs différents centres d’intérêts. Ce forum est une vraie mine d’or d’informations.

Les associations pour enfants précoces comme l’ANPEIP ou l’AFEP peuvent également vous renseigner sur les psy connus dans votre région pour passer les tests.

Il existe également l’association MENSA qui regroupe les personnes dont le QI est supérieur et qui utilise une évaluation du QI propre à l’association. Ils ont notamment un pré-test accessible en ligne pour déterminer s’il est judicieux ou non de passer le véritable test chez eux.

Les centres Cogito’Z également très connus car c’est la psychologue clinicienne Jeanne Siaud-Facchin qui a créé ce réseau. Ces centres sont spécialisés sur le sujet de la douance et sur le passage de bilan. Il en existe plusieurs en France : Paris, Nantes, Marseille, Reims …

Et pour finir, une recherche sur internet peut également vous amener des résultats. De plus en plus de psy créent leur site web et vous pouvez trouvés des adresses de cette façon.