Mis en avant

Comment j’ai découvert que j’étais surdouée

Je pense que la nouvelle de ma douance m’a fait prendre conscience à quel point les valeurs humaines sont importantes pour moi

C’était un soir de janvier, il faisait nuit alors qu’il n’était que 18h, j’entrais dans le cabinet de la psy complètement stressée, j’osais à peine laisser battre mon cœur tellement j’attendais de connaître les résultats de ce test. J’avais 34 ans quand j’ai découvert que j’étais surdouée.

Dans cet article je souhaite partager la façon dont je l’ai vécu et par quelles interrogations je suis passée. A l’époque, je cherchais désespérément ce type de témoignage pour me donner du courage. Peut être à votre tour vous sentirez-vous moins seul.e face à ce changement qui se profilent devant vous.

Que ce mot est difficile : « Surdoué·e ». Comme sa représentation dans la société est à côté de la plaque. A l’instar de beaucoup de monde, il y a encore 2 ans lorsqu’on me parlait de surdoués, j’imaginais : des enfants surtout, et des enfants phénomènes de foire qui savent répondre à toutes les questions et qui font des choses bizarres comme collectionner des coléoptères… Je pensais au petit génie, à Einstein. Bref, des gens qui vivent dans un autre monde que le mien, des gens bien supérieurs à moi car « méga-intelligents ».

C’est si loin de la réalité.

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Et j’ai découvert la douance

La douance est un terme emprunté à nos cousins québécois pour désigner les surdoués. Je l’aime bien ce mot, je le trouve doux et un peu mystérieux. Beaucoup moins péremptoire que surdoué.

C’est en lisant l’article de Béatrice Duka que j’ai découvert ce que vivait un adulte surdoué au travail. Lire que ces adultes surdoués avaient une boulimie d’apprentissage, qu’ils étaient capables de percevoir ce qui va de travers dans un processus même très complexe, le syndrome de Cassandre (deviner comment les choses vont se réaliser sans être en capacité de l’expliquer et donc être compris), la difficulté à travailler sur des choses répétitives, le besoin de stimulation permanent, les stratégies d’adaptation pour se fondre dans le moule, la sensation de décalage par rapport aux autres… Tout cela a été une révélation pour moi. Je l’ai vécu comme une véritable illumination : ainsi tous ces différents “symptômes” que j’ai ressentis depuis mon enfance avaient une explication logique?

Et pourtant, ma première réaction a été : mais je ne suis pas intelligente! Je veux dire par là : je ne suis pas « méga-intelligente ». Certes, j’ai fait une école d’ingénieur mais j’ai eu des difficultés, je ne l’ai pas fait en dilettante.

Je me suis demandé s’il était possible de ressentir tous ses symptômes et ne pas être surdouée?

Redécouvrir son passé

Après cette découverte, que j’ai vécue comme l’ouverture d’une porte sur un tout nouvel univers, j’ai fait une boulimie d’informations 🙂

J’ai commencé à rechercher tous les articles sur internet qui parlent des adultes surdoués, qui permettent de se dire si oui ou non vous êtes surdoués. J’ai regardé des vidéos, des interviews, découvert des blogs.

Ce qui m’aurait aidé à ce moment là, cela aurait été de lire un livre sur le sujet mais je ne me l’autorisais pas encore. Vous imaginez ? L’arrogance que c’est de penser que l’on est supérieur aux autres : surdoué? Moi, qui doute en permanence, qui n’arrivais pas à trouver un job qui me plaise plus de 2 ans?

Plus je lisais sur l’hypersensibilité, l’hyperesthésie, le déficit d’inhibition latente, le besoin de stimulation, les doutes, la lucidité des personnes surdouées, etc, plus je revivais des moments de mon enfance et plus je les voyais maintenant sous un autre angle. J’ai cherché tous les indices qui auraient pu me prouver que c’était possible que je fasse partie des 2,5% de la population avec un QI supérieur à 130 mais au final, j’avais toujours ce doute. Et ce doute m’occupait l’esprit en continu. J’avais besoin de savoir, d’avoir des réponses. Cela pouvait expliquer tellement de choses sur mon parcours, les souffrances vécues.

Passer le test

Un jour, j’ai pris mon courage à 2 mains et j’ai appelé 3 ou 4 psy spécialisés dans la douance pour faire passer le test de QI. J’ai pris le temps de parler avec eux au téléphone pour sentir si c’était la bonne personne à qui j’allais confier mes doutes. Je me sentais vulnérable et je voulais avoir un oreille attentive.

J’ai fait un premier entretien avec la personne qui m’a paru la plus à l’écoute. J’ai raconté mes doutes sur ma douance, les indices que j’avais pu glaner jusque là. Elle m’a demandé si je me sentais en décalage. J’ai répondu que j’avais toujours senti une forme de différence à l’autre, comme une barrière entre nous. J’avais surtout senti que mes émotions me débordaient et qu’elles gênaient en entreprise particulièrement. J’ai eu l’impression de “jouer” à la surdouée après tout ce que j’avais lu pour être enfin reconnue.

Dans un second rendez-vous, j’ai passé le “fameux” test de QI. J’avoue qu’entre-temps j’avais cherché à me préparer en essayant des tests sur Internet. Personnellement, je les trouve complètement bidons et peut être heureusement car le pire serait d’être vraiment préparé à ce test et de biaiser les résultats.

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Au final, on ne réussit ou n’échoue pas à ce test. Ce n’est pas un examen, c’est un test qui doit permettre de révéler la façon dont fonctionne notre cerveau. Il y a tout intérêt à l’aborder de façon authentique. Étonnamment, j’étais assez sereine pour le passer ce test qu’il allait répondre à mes milliers d’interrogations. J’étais dans cette optique de faire ce dont j’étais capable et puis on verrait ensuite ce que cela signifie.

Le jour du résultat

Oui, le plus dur pour moi n’a pas été de passer le test. Cela a été d’entendre les résultats et d’en assimiler la conclusion.

Je me trouvais donc dans le cabinet de la psy et puis celle-ci me dit : “Bon, c’est pas mal”. Alors, que pensez-vous que j’ai entendu dans cette phrase? J’ai entendu : “Vous êtes intelligente mais pas surdouée, faudrait pas rêver non plus”. Et ensuite, mon cerveau s’est bloqué. La psy a tranquillement expliqué tous les subtests (les différentes parties qui composent le test de QI) et ce que les résultats peuvent expliquer du fonctionnement de mon cerveau, mais celui a complètement buggé. Dans un brouillard, j’ai entendu que mes résultats étaient hétérogènes et donc qu’un chiffre ne pouvait pas être calculé ce qui est souvent le cas chez les surdoués.

Juste avant de partir, le manteau sur le dos, j’ai tout de même réussi à prononcer la phrase : “Et donc, si je devais retenir un chiffre ce serait lequel?” Et cette fois elle m’a montré un intervalle de chiffres sur le compte-rendu que j’avais dans les mains depuis le début mais que je n’arrivais même pas à lire, en me disant : “ Ce serait celui-ci”. Et cela voulait dire que j’étais bel et bien surdouée car au-dessus de 130 de QI.

Telle wonder woman

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Le temps de redescendre dans la rue, mon cerveau s’est lentement remis en marche et a commencé à assimiler la réponse. Pendant un instant, je me suis sentie extraordinaire! Moi? Je suis surdouée! Ouaaaaaah!

J’avais donc des supers pouvoirs telle wonder woman, j’étais bien surdouée, je ne m’étais pas fait des films à me sentir différente? J’ai ressenti pour une fois dans ma vie, une forme de fierté, mon estime de moi est remontée en flèche. J’étais sur un nuage.

Et puis quoi?

Ensuite, c’est à dire le lendemain, est venu un temps assez long, où la nouvelle de ma douance n’avait pas vraiment de sens. J’avais l’impression d’avoir un chiffre en plus en poche sans savoir ce que cela impliquait dans mon quotidien. En quoi ce chiffre, pouvait il m’aider à me sentir mieux au travail, à trouver du sens dans ma vie?

Qu’est ce que je fais comme une surdouée, qu’est ce que je fais comme tout le monde? En quoi je suis “anormale”? Comment font les autres?

Mais tout cela est une autre histoire.

Et vous, comment avez vous appris que vous étiez haut potentiel intellectuel?

Deux ans après le résultat du test

Aujourd’hui, deux années ont passé depuis le résultat des tests. Quand je regarde ces deux années, j’ai plaisir à penser que tout a changé pour moi ou presque. Mais surtout que cela change encore des choses jour après jour.

La nouvelle de ce haut potentiel a été une vraie révélation. Cela m’a donné les codes, une grille de lecture sur mon identité, mon rapport aux autres, le sens que je souhaite donner à ma vie, la façon dont je peux rendre ce besoin de sens présent au quotidien.

Finalement j’ai gagné en clarté, en compréhension et en ambition. C’est comme si, pendant toutes ces années, j’avais nagé dans le brouillard en sentant confusément que quelque chose n’allait pas et sans savoir où j’allais. Pas tout le temps, pas avec tout le monde mais souvent. C’est au travail que je le ressentais le plus: avec l’ennui, le besoin de stimulation, le besoin d’apprendre encore et toujours de nouvelles choses et la difficulté d’être hypersensible dans le monde du travail. J’étais souvent trop: trop perfectionniste, trop émotive, trop convaincue par une méthode… ou alors trop démotivée, trop ennuyée.

Le résultat de ce test m’a avant tout, apportée des réponses à ces angoissantes questions « qui suis-je? », « comment je fonctionne? » et surtout « pourquoi je ne peux pas me contenter de ce que j’ai déjà? ». Car ces questions tournaient en boucle en moi: quel métier je peux faire dans lequel je ne m’ennuierai pas? Et pourquoi je n’arrive pas à me sentir bien là où je suis comme tant d’autres personnes?

Peu à peu m’autoriser à être qui je suis

En lisant beaucoup de livres sur le sujet, en écoutant des interviews ou en regardant des émissions, en rencontrant d’autres hauts potentiels, j’ai peu à peu compris ce que cela impliquait: le besoin de créativité, d’apprentissage ou l’importance des valeurs humaines. J’ai accepté que cela me constitue.

Le fait que je pleure sur mon scooter au feu parce que je vois une famille de syriens avec des enfants de 1 ou 2 ans dans le froid et démunis ne fait pas de moi quelqu’un de faible comme je l’ai longtemps pensé. Non, c’est une expression de l’hypersensibilité. A moi d’en faire ce que je souhaite ensuite.

J’ai changé mon regard sur les particularités de ma personnalité qui me faisaient me sentir en décalage et je les ai peu à peu acceptées.

J’ai modifié par exemple, mon rythme de travail. J’ai compris que je fonctionne par cycle : avec des moments forts, extrêmement productifs, dynamiques en étant pleine d’énergie, de ressources, de motivation, puis des moments de baisse d’énergie avec un besoin de repos pour récupérer de la phase d’avant, où je n’ai plus envie de rien faire.

Aujourd’hui je suis devenue coach en développement personnel pour répondre au besoin de sens dans ma vie, activer mes valeurs humaines en accompagnant des personnes aux profils atypiques qui traversent les interrogations que j’ai pu connaître. Enfin, ce métier est également plus en adéquation avec mon fonctionnement en pics d’activité et en phases calmes.

Un besoin d’authenticité

Sans être dans la revendication de ma douance, je cherche à être authentique dans ma relation avec les autres. Une tendance chez les filles et femmes surdouées est de s’adapter aux personnes pour éviter les conflits, être acceptées, aimées jusqu’à parfois se construire un faux-self.

Je ne cherche plus à plaire à tout le monde. Je cherche à être en harmonie avec ce que je ressens, pense, fais. Et finalement, cela passe par peu de choses: il a suffi que j’exprime ce que je voulais pour ne plus avoir à faire ce que je ne voulais plus. En demandant à mon entreprise de me former au coaching, celle-ci a refusé et proposé une rupture conventionnelle. Je suis alors devenue freelance et je me suis financé ma formation. Cette situation me convient tellement plus que la précédente. J’ai cessé d’être inconfortable dans un métier en osant dire ce que je souhaitais.

Un besoin de sens

Je pense que la nouvelle de ma douance m’a fait prendre conscience à quel point les valeurs humaines sont importantes pour moi. Cela m’a donnée la force d’abandonner un métier qui paie bien, que je maîtrisais, dans lequel j’étais reconnue, pour aller vers l’inconnu du métier de coach de vie.

Ce métier active mes valeurs humaines, d’écoute, de transmission comme rarement je pouvais le faire avant. Tandis que mon besoin de stimulation est pleinement rempli: je découvre tant de choses en voulant comprendre l’être humain.

Fallait-il passer ce test de QI pour savoir qui je suis ?

J’avais besoin de passer ce test pour avoir des réponses sur mon identité. Et le résultat a soulevé beaucoup de questions, de doutes. Cela m’a amenée à revoir de nombreuses choses établies comme mon métier, ma façon d’interagir avec les autres, ce qui compte ou non pour moi et comment faire en sorte d’être congruente et authentique.

Tout cela est extrêmement positif et bien qu’être différente est toujours compliqué, je suis heureuse de le savoir pour en tirer le meilleur parti.

Apprendre à se connaître me paraît fondamental dans son parcours de vie. J’ai gagné confiance en moi en étant enfin alignée avec mes valeurs profondes et mes aspirations.

Je souhaite à chacun d’apprendre à mieux se connaître pour pouvoir mieux se réaliser.


Si vous aussi vous souhaitez apprendre à vous connaître, j’accompagne les personnes hypersensibles et surdouées à aller à la rencontre d’elle-même afin de créer leur place. Si vous êtes prêts pour ce voyage, pourquoi ne pas tenter la séance découverte gratuite que je vous propose ?

3 pistes pour retrouver sa motivation

Photo by Ian Schneider on Unsplash

L’année commence, les vacances sont terminées, il faut retourner bossser.

On pourrait croire qu’en étant à son compte, c’est beaucoup plus facile d’aller bosser puisqu’on est son patron, on choisit ses horaires, ses clients… Oui effectivement, ça aide pas mal. Mais je vous avoue que dimanche soir, je n’avais pas vraiment envie d’y retourner. L’idée de m’astreindre à écrire sur les réseaux sociaux pour trouver de nouveaux clients me découragaient totalement. Et bien oui, lancer son activité cela n’a pas que des bons côtés. Régulièrement, les doutes viennent toquer à ma porte. Est ce que je vais y arriver ? Suis-je assez douée ? Vais-je gagner suffisamment d’argent pour continuer à ne faire que du coaching ?

Vous connaissez cette énergie cyclique ? Celle qui fait que vous pouvez refaire votre site web en 2 jours et qui le lendemain vous empêcherait presque de sortir de votre lit ? Et bien la motivation chez moi suit la même courbe et c’est assez déstabilisant. Mais après bientôt 2 ans à mon compte, j’ai développé quelques astuces pour remonter la pente de l’énergie créatrice ! Nous voici partis pour les quelques pistes :

Appel à un ami

En l’occurence, ce sont des amis. J’ai grâce à ma formation de coachs, rencontré un groupe d’amis sur lesquels je peux compter et qui comprennent par quoi je passe. Donc, hier me sentant dans le blues, je leur ai envoyé une bouteille à la mer. Et ils ont été là pour me redonner la pêche, par leur présence, leur énergie, leur bienveillance. Oh, ce n’était pas forcément énorme mais une petite phrase, une vidéo de Beyonce (merci Agnès) qui permet de se sentir moins seule.

Si cette vidéo ne vous fait pas bouger au moins un petit doigt…

Avez-vous autour de vous une voire plusieurs personnes sur qui vous pouvez compter quand ça va moins bien ? Osez-vous leur dire que vous avez besoin d’eux ? Osez-vous être authentique aussi dans les moments moins formidables ?

Dormir

Photo by twinsfisch on Unsplash

Mine de rien, je sais que mon moral est intimement lié aux nombres d’heures que j’ai pu dormir la nuit précédente (merci à mes filles pour ce rigoureux apprentissage). Fatiguée, je n’ai envie de rien à part manger, tout me semble une montagne et je ne vois la vie qu’en noir.

Alors, hier matin, ma matinée s’étant annulée je me suis autorisée à écouter mon corps et je suis retournée me coucher !

Je peux vous dire que lorsque je me suis levée, mes pensées n’étaient plus du tout les mêmes ! Je me suis alors aperçue que dehors le soleil rayonnait et le sourire est revenu. L’envie également.

Se reconnecter à la joie

Dans ce nouvel élan, j’ai décidé de faire le point sur mon activité ! Moi qui ai habituellement en horreur les bilans d’année et les bonnes résolutions me voilà partante pour en faire un.

Par contre, j’ai utilisé un format différent que les sempiternelles questions : qu’avez-vous fait en 2019 ? Où serez-vous dans 5 ans ? (Etrangement – ou pas, je n’ai jamais su répondre à cette dernière).

J’ai utilisé le « Rendez-vous avec moi-même » que Chine Lanzmann décrit dans son livre Guide de l’auto-coaching pour les femmes.

Je vous résume les questions :

  • Qu’avez-vous accompli dans la semaine, le mois, l’année qui vient de sécouler qui vous a fait du bien ?
  • Qu’avez-vous envie d’accomplir dans la semaine, le mois, l’année qui vient ?

Cela peut paraître tout bête mais le fait d’orienter sa réflexion sur ce qui fait du bien, ce qui fait envie ne donne pas du tout les mêmes résultats quand on passe en revue son année, son mois, sa semaine.

J’ai ainsi reconnecté avec ce qui me mets en joie, me donne de l’énergie au lieu de réfléchir à ce qu’il FAUT que je fasse. J’ai listé des projets, des envies qui me donnent des ailes, pour lesquels j’ai vraiment le souhait le matin de me lever. Et j’ai laissé de côté les obligations que je me soumettaient et qui me plombent pour me rappeler d’une règle essentielle quand on est à son compte : « Tu es ton propre outil ». Si je m’oblige à faire que ce je me dois de faire plutôt que créer, rencontrer, partager – ce en quoi je me sens douée – je vais tout simplement ne pas y arriver. Car il n’y aura pas la bonne énergie ni la bonne intention.

Et bien, si avec ça votre motivation n’est pas remonté au plus haut !

Et vous ? Qu’avez-vous envie d’accomplir ? Qu’est ce qui vous fait du bien ?

Si vous avez du mal à vous reconnecter à ce qui vous donne de l’énergie, ce qui vous motive, ce qui est important pour vous et que vous souhaitez retrouver de la sérénité, de la joie en 2020, sachez que j’accompagne les femmes hypersensibles ou haut potentiel intellectuel à créer la vie dont elle rêve vraiment.

Comment voir la vie en rose ?

Connaissez-vous le biais de négativité ? Dans la liste des biais cognitifs que nous subissons, sorte de raccourcis de notre cerveau, le biais de négativité est bien connu des français. Vous savez le français qui râle pour un rien. Et ce n’est pas moi qui le dit, ce sont des études qui placent les français parmi les plus pessimistes au monde. Alors, est ce inévitable ?

Comment ce biais agit ?

Photo by Fabrizio Verrecchia on Unsplash

C’est le biais de négativité (entre autre) qui joue son rôle lorsque nous voyons TOUT ce qui ne va pas : les enfants qui ne se lèvent pas assez vite après que le réveil ai sonné, le café qui se renverse sur la table de petit déjeuner, la voiture devant nous qui n’avance pas sur le trajet du boulot et qui nous fait attraper le feu rouge (et en plus elle passe au orange ! non mais scandaleux ! ), le métro dont on voit les portes se fermer sous notre nez à 2 secondes près, le dernier pain au chocolat vendu au client devant nous à la boulagerie alors qu’on avait déjà établi un lien avec ce pain au chocolat. C’était NOTRE pain au chocolat quoi ! Il est 10h et vous déclarer officiellement que cette journée est une journée pourrie !

Un autre exemple de son influence diabolique à ce biais de négativité ? Avez-vous déjà vécu un entretien annuel par exemple, où l’on vous fait 3 compliments et 1 critique ? Qu’avez-vous retenu de cette conversation ? La critique évidemment, d’ailleurs il y a des chances si vous êtes hypersensibles, que cette critique vous la retourniez dans votre tête toute la journée voire plusieurs jours. Enervant non ?

C’est également un peu … déprimant. Et bien oui, car ces pensées influencent notre état d’esprit, notre façon de percevoir la vie. Cela nous fait percevoir le monde, notre vie sous un angle plus négatif qu’il n’est en vérité.

D’où nous vient ce biais de négativité ?

Ce biais de négativité vient de nos ancêtres qui pour survivre se devaient de repérer les difficultés, les dangers. Notre cerveau est conçu pour réagir de façon plus rapide et plus intense à la peur qu’à la joie. Le traitement plus rapide des informations négatives permet d’allonger l’espérance de vie de l’individu et cela à un avantage majeur au niveau de la survie de l’espèce car cela donne des chances supplémentaires à l’individu de se reproduire.


Ce n’est donc pas juste un trait de caractère que de râler. C’est bien l’influence d’un biais cognitif. Des études ont d’ailleurs démontré qu’une information négative avait autant de poids que 5 informations positives.

Le mal commis par les hommes leur survit ; le bien est souvent enterré avec leurs os.

Marc Antoine dans Jules César de Shakespear.

Alors, comment faire pour voir la vie en rose ?

Photo by Siora Photography on Unsplash

J’ai une bonne nouvelle : vous n’êtes pas obligé de subir votre biais de négativité et voir la vie toute grise.

En réalité, votre cerveau est malléable, plastique. Il a la capacité d’évoluer et de modifier des schémas pré-établis. De plus, nous sommes également des animaux hédonistes, à la recherche du plaisir.

Je vous propose donc de faire un exercice chaque soir avant de vous coucher pour apprendre à déceler dans votre journée les moments positifs. Cet exercice est connu de la psychologie positive. Il permet de renforcer notre acuité des moments de bonheur simple et quotidien. Cela muscle votre capacité à relativiser.

L’idée est simple :

Chaque soir, avant de vous coucher, noter dans un carnet 3 moments agréables, qui vous ont fait du bien, dont vous voudriez remercier quelqu’un, ou quelque chose. C’est un exercice à réaliser pendant au moins 3 semaines.
Personnellement, j’ai vu un changement dans ma façon de voir les évènements dans ma vie au bout de ses 3 semaines. J’ai senti un certain détachement par rapport aux choses négatives qui pouvaient m’arriver. Ces évènements désagréables n’avaient plus du tout le même impact sur moi. Cela m’a même suprise de constater qu’avant, j’aurais été toute retournée et que j’aurais mis des heures à m’en remettre. Et maintenant, j’avais développer cette capacité à relativiser presque naturellement par rapport à la situation.

Au début, vous aurez certainement du mal à trouver 3 moments agréables. C’est normal, vous n’êtes pas entrainé encore à cela. C’est pourquoi il faut continuer, persévérer. Et puis vous allez pouvoir déceler des moments agréables dans de toutes « petites » choses : réveiller votre bébé après une nuit complète (yes!), voir votre mari rentrer de sa journée et vous sourire, apercevoir un rayon de soleil filtré à travers les feuilles d’automne…

Vivez cela comme un jeu, une expérience ! Et observez ce que cela change en vous ! Bientôt, vous noircisserez votre page du carnet avec tous les évènements bénéfiques d’une seule journée.

Et si le coeur vous en dit, racontez-moi en commentaire ou par mail ce que vous avez pensé de cette expérience !

Pour aller plus loin :

Un article complet sur le biais de négativité, la peur de la perte, je vous recommande celui-ci

Le livre de Florence Servan-Schreiber : 3 kifs par jour

Dans les méditations de Christophe André, vous pouvez retrouver cet exercice sur la gratitude.

Le podcast Emotions sur la gratitude : https://podtail.com/no/podcast/emotions/la-gratitude-pourquoi-nous-fait-elle-du-bien/

Je suis Virginie Cotel, j’accompagne les femmes hypersensibles ou surdouées à comprendre leurs particularités et créer la vie dont elles rêvent.

Devenez votre priorité, développer votre créativité pour créer la vie dont vous rêvez (secrètement)

5 bonnes raisons de lire « Emotifs talentueux » de Nathalie Alsteen

Nathalie Alsteen est une coach spécialisée sur le sujet du haut potentiel et de l’hypersensibilité. Elle a notamment créée le congrés virtuel de la douance qui en est à 3 ième édition cette année. C’est pour moi, une personne de référence sur le sujet de la douance et de l’hypersensibilité, aussi bien pour ses connaissances mais également pour sa générosité à partager et transmettre sur ses sujets. Quand j’ai appris qu’elle écrivait un livre sur les « Emotifs Talentueux » son expression pour désigner les personnes surdouées, je n’ai pas hésité très longtemps avant de l’acheter. Et je ne le regrette pas. Voici pourquoi.

1- C’est un livre avec une orientation pratique

Emotifs talentueux
Etre soi autrement : 6 étapes pour vivre pleinement son Haut potentiel

Non, ce n’est pas un énième ouvrage sur qui sont les surdoués, et comment ils souffrent au quotidien, pauvre victime d’un système alors qu’ils ont tant de pouvoirs magiques et de talents à partager… Pardon, mais j’ai parfois l’impression de lire beaucoup sur ce ton là quand on parle des hauts potentiels.

Ici, Nathalie Alsteen cherche à nous partager sa méthode pour accompagner les personnes haut potentiel à se comprendre, se découvrir et à s’épanouir. D’ailleurs, le titre complet du livre est « Emotifs talenteux : Etre soi autrement : 6 étapes pour vivre pleinement sont Haut potentiel » Il y a donc des explications très claires sur des notions importantes de psychologie et un carnet de route pour faire les exercices proposés dans le livre. (A ce jour, je ne l’ai pas encore reçu donc je ne peux pas juger de ce carnet, je mettrais à jour cet article quand ce sera fait). Ce livre propose plus que comprendre le concept du Haut potentiel, il propose de se coacher pour « asseoir sa place dans le monde », ces mots sont de l’auteur.

2 – Il accueille les questions du début et vous amène vers votre chemin

Rare sont les livres qui parlent aussi bien de la découverte de la douance. En tout cas, dans ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant. Nathalie Alsteem accueille votre révélation et explique les différentes grandes étapes par lesquels chacun peut passer : du déni à l’intégration complète de cette nouvelle dans votre vie.

Personnellement, pour avoir fait ce chemin depuis un peu plus de deux ans entre le déni et le vivre plus harmonieusement aujourd’hui, je trouve génial de voir écrit noir sur blanc ce parcours. Et je m’y retrouve bien ! Ainsi que les parcours de mes différents clients. Il faut savoir que passer d’une étape à une autre peut prendre plus ou moins de temps selon notre histoire, nos freins, nos résistances… J’ai eu des clients qui connaissaient leur douance depuis de longues années (5 à 10 ans) mais qui ne l’avait pas encore intégrer dans leur vie. Concrètement, cela veut dire qu’il ou elle n’était pas encore au bon endroit, entouré des bonnes personnes, à réaliser un travail qui les épanouis. D’où l’utilité de lire ce livre ou de se faire accompagner.

3- Des outils de qualité !

En tant que coach, je suis vraiment agréablement surprise par la richesse de ce livre en terme d’outils, d’exercices. Je peux voir qu’il est écrit par une coach qui a le soin d’offrir à ses semblables de vrais outils pour avancer dans leur démarche de développement personnel. Je retrouve dans son livre, des outils que j’utilise au quotidien pour mon propre développement, des outils que j’utilise dans le cadre de mon coaching et d’autres nouveaux. Ce qui veut dire que j’apprends également de nouvelles choses en le lisant. J’ai, par exemple, beaucoup apprécié la partie concernant les 6 besoins. Ce sont les besoins universels que nous partageons tous comme la sécurité, la reconnaissance, l’amour. Ce que je trouve notable, c’est d’exprimer en quoi une personne Haut potentiel va exprimer ses 6 besoins particulièrement. En quoi une personne HP diffère à cet endroit. Or les besoins sont à la base de bien de nos comportements.

Nathalie Alsteen expose également les 8 besoins relationnels pour comprendre ce que l’on recherche dans une relation aussi bien amicale, amoureuse ou familiale. La notion de besoin relationnel n’est pas souvent abordé dans les livres sur la douance. Il est donc très intéressant de les voir ici évoquer. Cela m’a permis de comprendre combien se sentir différent peut impacter sur l’estime de soi et sur les relations aux autres.

4 – Le partage d’une autre vision du monde

Ce livre est riche non seulement d’explications théoriques, d’exercices pratiques mais également de tant de témoignages. Et c’est ce qui me semble très important, quand on découvre sa douance adulte. Avoir passé la majorité de sa vie à s’adapter, à essayer de rentrer dans le moule, implique forcément des croyances sur la façon dont on doit réussir sa vie, vivre sa vie.

Par exemple, je pensais que la seule façon de gagner sa vie c’était en travaillant 5 jours sur 7, chez le même employeur avec des horaires disons de 9h à 19h. J’ai rencontré un jour un monsieur qui était architecte, donnait des cours dans une école de BTP, avait 1h d’émission de radio, était également médiateur et était entrain d’écrire un livre. Grâce à lui, j’ai réalisé que non, je n’étais pas obligé de travailler tous les jours pour le même client. Qu’il existait d’autres façons de travailler. Les témoignages du livre amène cette ouverture à d’autres visions du monde.

5 – C’est un bel ouvrage

Pour ne rien gacher, ce livre est illustré de belles manières. Avec des citations inspirantes, des témoignages, des dessins, des graphiques. Je le trouve donc très confortable à lire (si, si on peut le dire aussi d’un livre). Les illustrations ajoutent un vrai plus expliquer les notions abordées.

Double page du livre Emotifs talentueux

En résumé

Je recommande grandement la lecture de cet ouvrage pour les personnes hauts potentiels qui ont appris leur douance et qui cherche à avancer avec cette information cruciale.

Bien sur cela ne remplace pas un accompagnement personnalisé mais c’est une méthode très riche et je pense qui peut vous apporter des prises de conscience nécessaires pour avancer vers le chemin du mieux-être.

Si vous ne savez pas par où commencer, qu’un livre ne vous suffit pas, et que vous souhaitez changer votre vie pour y trouver enfin l’épanouissement de vous sentir à votre place, c’est mon métier de vous accompagner en tant que coach de vie auprès des personnes hypersensibles et hauts potentiels intellectuels.

Pourquoi tout recommencer dans une autre ville ?

Il y a bientôt 2 mois j’ai quitté la région parisienne, mes amis, mes connaissances, mon réseau, mes voisins et ma maison pour venir m’installer à Toulouse. Quelle drôle d’idée quand on vient de se lancer dans une nouvelle activité et que l’on commence à se faire connaître, non?

Le lien avec la nature

J’ai grandi à la campagne entourée de nature, j’avais la chance d’avoir un immense jardin, de grimper aux arbres, de pouvoir faire des balades en vélo seule à travers les champs quand j’étais ado. Ce lien à la nature s’est ancré en moi.

Et puis, je n’étais pas mauvaise en classe et il est venu le moment où j’ai du choisir une école après le bac. Je suis partie étudier en région parisienne. Je me rappelle encore à l’époque, ce besoin que j’avais de retourner à la campagne retrouver ma famille et les arbres, cette sensation de manquer d’air dans cette ville de banlieue pourtant bourgeoise et arborée. Une fois diplomée de mon école d’ingénieur, je me suis jurée que je ne resterais pas plus de 5 ans sur Paris. J’avais alors un très joli studio dans le 12 ième mais je ne me sentais pas chez moi. Le rythme effréné de cette ville n’était pas en harmonie avec mon rythme à moi.

J’ai vécu 1000 choses à Paris, j’en connais les rues, les grands axes, les quartiers en ayant circulé partout avec mon petit scooter bleu. J’ai fait des rencontres formidables, trouver des amies pour la vie. Pourtant, je ne m’y suis jamais sentie vraiment chez moi.

Et 14 ans plus tard…

A la faveur d’une opportunité professionnelle de mon mari, nous avons décidé de partir pour la ville rose. Nous ne connaissions pas cette ville encore moins la région. Cela a donc été un grand saut dans le vide.

Pour trouver une maison à louer, il faut s’y prendre à peine 1 mois à l’avance car le marché est tendu. Il a donc fallu préparer des cartons sans même savoir où ils allaient atterrir. Et mon activité de coaching qui prenait un bel élan… Un moment un peu compliqué à gérer quand on sait ce que l’on quitte mais on ne sait pas ce que l’on va trouver là où l’on va.

Et puis, nous avons trouvé une belle maison à louer, dans un petit village au sud de Toulouse. Nous sommes à 20 min du centre de Toulouse et pourtant le matin au réveil je vois les collines, les champs et par beau temps les Pyrénées!

Mais que c’est beau ! Que cela fait du bien de retrouver une perspective verte, d’entendre les grillons et les chouettes hululer quand la nuit tombe.

Alors oui, cela m’a pris 14 ans pour retourner vivre plus près de la nature mais cela valait le coup d’attendre. Car aujourd’hui je suis en capacité d’apprécier ce cadre de vie. J’ai appris combien mon environnement a une influence sur mon énergie, ma joie de vivre, ma vision du monde.

Relancer son activité sur Toulouse

Aujourd’hui démarre une nouvelle année scolaire et pour moi un nouveau challenge, celui de trouver des clients sur Toulouse.

J’ai la chance d’avoir la confiance de nombreux clients parisiens qui continuent les séances à distance avec moi. Mais il est vrai que j’apprécie énormément de faire des séances aussi en face à face. C’est l’occasion de tester aussi d’autres outils, un autre lien.

Alors ami(e)s Toulousains, je vous donne rendez-vous très rapidement pour vous rencontrer et vous accompagner dans vos envies de changement et de réussite.

Et je vous souhaite à tous, une très belle année scolaire.

A très vite!

Quels sont les livres à lire quand on se pose la question d’être surdoué ?

Vous vous posez beaucoup de questions sur le fait d’être HP, haut potentiel, surdoué, zèbres, philo-cognitifs ? Oui, décidément la liste est longue et me fait sourire.

A moins que vous ayez passé ce fameux test de QI et que le psy vous ai dit « Vous êtes surdoué » mais vous ne savez quoi en faire?

Peut-être faites vous partie de ces personnes qui ont un besoin impérieux de se renseigner sur le sujet de la douance pour comprendre, absorber cette nouvelle information.

Dans cet article, je souhaite vous partager mes lectures sur ce sujet et vous donner envie d’en lire quelques uns éventuellement pour y apprendre plus d’informations sur le haut potentiel intellectuel.

Les livres « indispensables »

Trop intelligent pour être heureux, Jeanne Siaud-Facchin

Jeanne Siaud-Facchin fait partie des psychologues « phares » quand on parle de douance. Si vous avez commencé à vous renseigner sur le sujet, vous n’avez pas pu passer à côté d’elle. Et pour cause, elle a une expérience sur le sujet extrêmement importante et plusieurs livres best-seller dont le fameux « Trop intelligent pour être heureux ».

Ce que j’ai aimé dans ce livre

Ce livre décrit avec une fidélité troublante la genèse de l’adulte surdoué ainsi que son décalage. Elle a su capter avec une finesse nos troubles, nos paradoxes et nos interrogations au point qu’en le lisant beaucoup d’adultes surdoués se reconnaissent. Ou pas… car il y a un biais dans son livre dû à sa position de psychologue clinicienne qui par essence, voit en consultation essentiellement des surdoués qui ne vont pas bien. Il reste néanmoins un ouvrage d’une grande finesse d’analyse que je recommande tout simplement.


Les surdoués ordinaires, Nicolas Gauvrit

Nicolas Gauvrit est psychologue, mathématicien et chercheur. Il a donc une approche beaucoup plus scientifique du monde de la douance. Du fait de la diversité des personnes à haut potentiel, de la méconnaissance du sujet et de la relative mode que l’on a à parler des personnes surdouées, il arrive que l’on entende un peu tout et n’importe quoi sur leurs « incroyables » particularités. Le livre de Nicolas Gauvrit arrive alors à point pour remettre les choses à plats.

Ce que j’ai aimé dans ce livre

Grâce à une méta-analyse méticuleuse, Nicolas Gauvrit a entrepris d’infirmer ou affirmer nombreux stéréotypes sur les surdoués tels que :

  • sont-ils plus dépressifs?
  • sont-ils plus souvent en échec scolaire ou dans la vie?
  • sont-ils plus souvent sujets aux dys? (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie…)
  • sont-ils plus forts en maths?

Bref, une belle révision de lieux communs faites avec intelligence et subtilité afin de comprendre ce qui se cache derrière certaines expressions (comme l’intelligence émotionnelle) et identifier s’ils sont vrais ou faux.

Spoiler : à la lumière de cette méta-analyse, l’auteur dit qu’en moyenne, être surdoué constitue plutôt une chance.


Je pense trop, Christel PetitCollin

Christel PetitCollin n’est pas psychologue mais une auteur et spécialiste du développement personnel qui a écrit plusieurs livres autour des personnes dites « sur-efficientes ».

Ce que j’ai aimé dans ce livre

Le livre décrit avec beaucoup d’intensité les différentes particularités et réalités des personnes sur-efficientes. J’ai apprécié ce livre car à l’époque il m’a permis de comprendre d’autres aspects de ma personnalité sous cet angle. Il m’a également aidé à me sentir moins seule dans ma situation.

S’il y aurait un bémol, c’est le flou qui est présent entre le terme de sur-efficient que s’est approprié l’auteure et les personnes hypersensibles ou surdoués ou encore « atypiques ».


Sur la thématique des femmes surdouées

Le sujet des femmes surdouées n’est pas beaucoup évoqué dans la littérature sur la douance. Il y a pourtant encore là des choses à dire.

Les femmes ou les filles surdouées sont beaucoup moins détectées que les hommes ou les garçons, notamment car celles-ci sont par l’éducation beaucoup plus invitées à s’adapter et donc à passer inaperçue.


Douée ? Moi ?, Doris Perrodin

Doris Perrodin est une spécialiste de l’accompagnement des enfants et adolescents à haut potentiel. Elle a écrit plusieurs ouvrages mais je n’ai lu que celui-ci.

Ce que j’ai aimé dans ce livre

« Douée ? Moi ? » est plus un fascicule qu’un livre au vu de sa taille (47 pages). Il a le grand intérêt d’aborder le thème de la douance au féminin aux différents âges : petite fille, adolescente et une fois adulte. Il s’adresse aussi bien aux parents, qu’aux enfants ce que je trouve assez remarquable. La jeune fille que je fus à l’école primaire ou au collège aurait apprécié un tel ouvrage. Et en tant que parents, il soulève des points d’attention particulier à avoir pour sa fille surdouée.


Ceux que je compte lire bientôt

Cette liste de livre n’est pas exhaustive et ne représente même pas tous les titres que j’ai pu lire. Par contre, ceux sont les oeuvres que j’ai choisi de vous partager.

Je ne voulais pas finir sans évoquer ma liste de lecture (qui se rallonge un peu chaque jour) et qui me semble détenir également de beaux ouvrages :

  • Cécile Bost, auteure de plusieurs livres et notamment « Différences et souffrances de l’adulte surdoué ». Ce que j’apprécie dans son approche c’est à l’instar de Nicolas Gauvrit des écrits appuyés sur une recherche méticuleuse
  • Carlos Tinoco avec « Les surdoués et les autres », ce titre m’attire en tout premier lieu car après avoir lu de nombreux livres sur le sujet, il m’arrive d’avoir une sensation de redite et de ne pas apprendre grand chose de nouveau. Et ce qu’il manque souvent dans ces textes, au final, c’est des clés pour comprendre comment fonctionnent les autres. Dans l’idée bien sûr de mieux fonctionner ensemble. Il semblerait que cet ouvrage répondre à certaines de mes questions ! J’ai hâte de me le procurer.
  • Fanny Nusbaum et son dernier livre publié début Mars : « Les philo-cognitifs, ils n’aiment que penser et penser autrement … « : Fanny Nusbaum est une chercheuse dans le domaine de la douance qui a notamment mis en avant les profils laminaires et complexes chez les surdoués expliquant ainsi certaines différences flagrantes dans le comportement et l’adaptation des uns et des autres.

Et vous? Quels sont vos ouvrages de références sur le sujet de la douance ? Qu’est ce qui vous a marqué dans ces livres ?

Cette liste est non-exhaustive et ne reflète que mon avis personnel. Il existe de nombreux ouvrages que je n’ai pas lu qui mérite d’être connus également.

Comment le coaching en rangement peut changer votre vie

Une part importante de l’énergie que nous puisons au quotidien provient de notre environnement :

  • notre maison / notre appartement
  • notre environnement de travail
  • nos relations familiales
  • nos relations amicales
  • nos relations professionnels

Notre environnement peut nous donner cette énergie pour attaquer chaque nouvelle journée. Ou il peut aussi nous plomber dès le matin en se rappelant à nous méchamment, une fois le pied à terre, lorsque celui-ci se pose sur le jouet que notre petit dernier à laisser trainer hier soir…

Au tout début, il y avait un dressing

Photo by Yasmine Boheas on Unsplash

Chez moi, j’ai la chance d’avoir une pièce comme dressing. Mais celle-ci est tellement encombrée que je n’y trouvais plus rien. Au final, le matin je ne savais jamais avec quoi m’habiller et j’ai fini par ne plus y mettre les pieds (même intacts). Lessive après lessive, je me suis retrouvée noyée sous une montagne de vêtements, celles de mes enfants, les miennes. Bref, cette situation commençait sérieusement à me peser.

J’envisageais pour résoudre ce problème de faire appel à un menuisier. Je pensais que mon problème était que je n’avais pas assez de place pour tout ranger correctement.

Et puis un jour, j’ai rencontré Aurélie, une coach en rangement. On a discuté par téléphone et j’ai très vite accroché avec elle. J’ai aimé sa vision des choses, sa gentillesse et son enthousiasme. C’est en parlant avec elle que je me suis décidé à tester une autre solution : le coaching en rangement.

Bien sur, il y a eu un moment où je me suis demandée si vraiment pour ranger il fallait que je passe par une coach? Mon mari (le gardien de la bourse à la maison) trouvait même que c’était complètement exagéré de mettre autant d’argent pour ranger !

Pourtant j’ai tenu bon, j’avais envie de tester quelque chose de nouveau. Et je n’ai pas été déçu.

Le jour J : la méthode KonMari

Aurélie est arrivée chez moi, j’étais un peu tendue de lui montrer tout mon bazar. J’avais peur qu’elle me juge, qu’elle pense que pour en arriver là, il faut un sacré laissé-aller. Mais pas du tout, elle m’a mis très vite à l’aise.

Nous sommes allés voir mon dressing et nous avons rapidement commencé à faire une montagne de mes vêtements. L’objectif de faire cette montagne, c’est de visualiser tous les vêtements que l’on possède. Prendre conscience de la quantité. Et il est vrai que c’est marquant. Cela fait partie des petites prises de conscience qui font changer les choses.

Ensuite, c’est la fameuse méthode KonMari : je prends chaque vêtement dans mes mains et je ressens s’il me donne de la joie ou pas. Je peux choisir de le garder, de le donner ou de le réessayer si je ne me souviens même plus comment ce vêtements me va.

C’est très simple comme méthode pourtant cela demande une bonne dose d’énergie car c’est des centaines voire des milliers de décisions : écouter son ressenti, décider, ranger sur une pile.

Et là, j’étais soulagée d’être accompagné par Aurélie. Elle a su me guider pendant ce processus en me posant les bonnes questions quand je doutais : Est-ce que je vais vraiment le remettre ? Est-ce l’image que j’ai envie de donner ? Parfois il m’a fallu 4 ou 5 questions pour enfin me dire que non, ce vêtement je ne le garderais pas.

Il y avait quelques vêtements que je redoutais de jeter : ceux qui porte un souvenir, ceux qui m’ont été offert par quelqu’un que j’aime. Dans ce cas, Aurélie m’a invité à les remercier et leur dire au revoir. Cela peut sembler complètement farfelu de dire au revoir à un vêtement. Je l’ai vécu comme si je disais au revoir à mes propres pensées « je ne peux pas jeter ce t-shirt c’est Untel qui me l’a offert, ce serait une trahison ». Au final, je me suis sentie apaisée d’enfin m’autoriser à jeter ce vêtement que manifestement je ne gardais pas pour les bonnes raisons.

Et un tiroir rangé avec la méthode Marie Kondo !

Bilan de la journée

A la fin des 5 heures de coaching, j’avais 19 sacs poubelles de vêtements à donner ! 19 ! Jamais je ne me serais attendu à autant. Jamais j’aurais réussi à faire un tri aussi drastique seule.

Rapidement lors du processus du tri, j’ai senti une vraie libération en me débarassant enfin de ces vêtements qui ne me correspondait plus, qui datait d’une autre époque de ma vie. Une fois les premières décisions prises, les suivantes m’ont semblé plus facile. A chaque vêtement « jeté » je me suis sentie plus légère.

A la fin de la séance, je me suis retrouvée avec un dressing qui ne contenait que les vêtements que je porte vraiment. Maintenant, quand je vais dans cette pièce c’est pour le plaisir d’y trouver une tenue qui me va vraiment et que j’aime porter!

Le truc en plus de cette méthode, c’est le pliage et la position verticale des habits dans le tiroir. Vous ouvrez le tiroir de la commode et vous savez tout de suite ce qui s’y trouve. Plus besoin de fouiller et de tout déranger ! Je passe maintenant plus de temps qu’avant pour tout plier, mais désormais ranger dans tous les vêtements de la famille me prends 5 min montre en main. Et ça, ce n’est pas une petite victoire !

Pourquoi je recommande le coaching en rangement ?

Comme je le disais plus haut, seule, je ne pense pas que serait venu à bout de ma montagne de vêtement aussi efficacement. Avoir été accompagnée a été un vrai atout. Non seulement j’ai rangé mon dressing mais j’ai surtout appris une méthode : à présent je n’ai plus envie d’être encombrée par des objets qui ne me correspondent plus.

J’ai pris conscience de ce que mon environnement avait comme impact sur moi, mon énergie.

J’ai même converti mon mari à cette méthode de rangement et il a finalement convenu que cela valait vraiment le coup d’être passé par quelqu’un.

Sans compter, que je n’ai plus besoin maintenant de faire appel à un menuisier car j’ai finalement tout à fait assez de place pour tout ranger!

Cela me fait réaliser à quel point il est important de savoir bien s’entourer. Dans la gestion du temps, une des pistes à explorer est de savoir déléguer mais également savoir trouver les bons professionnels capable de vous faire gagner en impact. Faire appel au bon professionnel quand on a un problème à résoudre cela fait gagner du temps et de l’argent.

Pour aller plus loin

Pour continuer à explorer ce sujet, je vous propose 3 liens :

1 – Si vous voulez découvrir la méthode Marie Kondo dite « KonMari » il y a bien sur son site web : https://konmari.com/

Vous pouvez également regarder quelques épisodes sur Netflix pour prendre la mesure de l’impact d’un coaching en rangement sur la vie de familles américaines.

2 – Je vous recommande donc fortement ma coach en rangement Aurélie Capogna pour sa fraîcheur et sa grande efficacité, dont vous trouverez les références sur son site : https://www.light-inside.com/

3- Enfin, si vous faites partis de ces personnes dont le coaching en rangement ce n’est pas possible car vous ne souhaitez pas être envahi par un inconnu, je vous recommande les services à distance de Cerise Bonneaud : www.cerisebonneaud.com

Je suis Virginie Cotel, j’accompagne les personnes hypersensibles, multipotentielles, surdouées à mieux se connaître et à s’épanouir

Devez-vous passer le test de QI ?


Photo by Niklas Hamann on Unsplash

Suite à mon article publié sur le Huffington Post vous avez été très nombreux à m’écrire. Merci, pour tous vos mots si touchants et pour votre confiance. Je ne m’attendais aucunement à recevoir autant de retours.

Comme quoi, nous sommes nombreux à nous sentir seul face à nous-même.

Alors, comme j’ai très peur de ne pas avoir le temps de répondre à chacun d’entre vous individuellement mais qu’il me tient à cœur de ne pas vous laisser sans retours, voici les réponses aux questions que vous m’avez le plus posées.

Est-ce que je dois passer le test?

C’est une excellente question, et je vous répondrais : ça dépend 🙂

Tout dépend de la façon dont vous vivez les choses. J’ai pu lire des témoignages de personnes qui en avait l’intuition depuis longtemps, qui avait accepté cette part d’eux, qui avait réussi à apprivoiser leurs particularités et pour qui « l’étiquette » de surdoué ou haut potentiel finalement n’avait pas d’intérêt pour eux. Ils étaient déjà alignés avec leur identité.

A contrario, et pour prendre mon cas personnel, j’étais envahie de doutes, de questions, je revisitais sans cesse mon passé à la lumière de cette information. Cela me prenait littéralement la tête. J’avais alors besoin de certitude d’où ma décision de prendre le test.

Ce qui a fini par me décider à faire les démarches est l’appui d’un ami qui est HP et qui m’a soutenu. Je me sentais moins dans l’imposture grâce à lui.

Alors si vous vous reconnaissez dans les descriptions faites sur les HP, si cela envahi votre quotidien, il est légitime de vouloir passer le test. Faites-le pour vous, pour pouvoir passer à la prochaine étape et commencer à vous redécouvrir.

Quel psy je dois contacter pour passer le test de QI?

Au vu de vos témoignages, et de ce que j’ai pu vivre, au moment où l’on se décide à passer le test, on se sent vulnérable. C’est pour cela que l’on recommande d’avoir un bon feeling pour le ou la psy avec qui vous allez passer le test.

Pour faire passer ses tests psychométriques (le terme exact pour désigner le test de QI), il faut également faire attention au fait que ce soit un psy qui a l’habitude d’en faire et surtout de les interpréter car cela peut parfois être délicat.

Comment se passe le test?

Le test de QI s’appelle le WAIS pour les adultes de plus de 16 ans et jusqu’à 79 ans et 11 mois. Ce test comprend un entretien avec le psychologue aussi appelé anamnèse, un test psychométrique avec plusieurs « subtests », c’est à dire différente épreuves. Et parfois il peut y avoir des tests supplémentaires pour déceler d’autres particularités mais là j’avoue je n’y connais pas grand-chose.

Pour en savoir plus, je vous recommande l’excellent blog Les Tribulations d’un petit zèbre et notamment son billet Ce que vous avez toujours voulu savoir sur le WAIS.

Où puis-je trouver des psy habilités au passage du test ?

Plusieurs pistes s’offrent à vous :

J’ai trouvé beaucoup d’information sur le forum adulte-surdoué.fr en plus de leur soutien et de leurs différents centres d’intérêts. Ce forum est une vraie mine d’or d’informations.

Les associations pour enfants précoces comme l’ANPEIP ou l’AFEP peuvent également vous renseigner sur les psy connus dans votre région pour passer les tests.

Il existe également l’association MENSA qui regroupe les personnes dont le QI est supérieur et qui utilise une évaluation du QI propre à l’association. Ils ont notamment un pré-test accessible en ligne pour déterminer s’il est judicieux ou non de passer le véritable test chez eux.

Les centres Cogito’Z également très connus car c’est la psychologue clinicienne Jeanne Siaud-Facchin qui a créé ce réseau. Ces centres sont spécialisés sur le sujet de la douance et sur le passage de bilan. Il en existe plusieurs en France : Paris, Nantes, Marseille, Reims …

Et pour finir, une recherche sur internet peut également vous amener des résultats. De plus en plus de psy créent leur site web et vous pouvez trouvés des adresses de cette façon.

Comment faire 2019 à votre image

Je ne sais pas vous, mais je n’ai jamais aimé les « bonnes résolutions » de nouvelle année. Non, je préfère celle de la rentrée scolaire. Et oui, je trouve la fin d’été beaucoup plus propice à trouver l’énergie nécessaire pour sortir de ces habitudes. Néanmoins, cette nouvelle année est là, elle commence, elle nous attend.

Ou plutôt, non, elle ne nous attend pas justement, c’est à nous de la construire, de lui donner la couleur, la forme que l’on souhaite, de faire advenir ce que l’on a vraiment envie de voir.

Alors, si vous avez envie de vous lancer dans un nouveau projet, si vous avez envie que votre vie en 2019 ressemble à ce que vous avez en tête, si vous en avez marre de la sensation de subir votre vie, si vous en avez marre d’attendre que quelque chose arrive enfin, pourquoi ne pas passer à l’action?

Qu’est ce que vous souhaitez changer? Qu’est ce que vous voulez vraiment en 2019 ?

Et quelle est la première chose que vous pourriez faire là maintenant ou demain pour aller dans cette direction ? Même une toute petite action. Car c’est comme cela que l’on gravit les montagnes, un pas après l’autre.

Si tout cela vous impressionne, et que seul vous ne savez pas par où commencer, je vous accompagne. Et jusqu’à fin janvier, je propose une première séance de 2h pour le prix d’une. Cette séance, non engageante, permettra d’évaluer ensemble comment votre projet pourra enfin voir le jour en 2019.

Photo by Katie Burkhart on Unsplash

Mais qui sont les profils atypiques ?

Vous allez me dire : “ atypiques ? On parle de cette personne qui a changé 3 fois de carrière ? Celui ou celle qui est le fameux mouton à 5 pattes ? Ou de celui ou celle qui nous regarde bizarrement à la cafétéria? ”

Le terme de profils atypiques est utilisé pour nommer les personnes hypersensibles, multipotentiels, asperger ou les hauts potentiels intellectuels (HPI). A la manière des “sensitifs” dans la série Sense8, quand on ne les connaît pas, on ne sait pas les reconnaitre et pourtant ils sont parmis nous :).

Je vous propose donc de vous les présenter et de vous expliquer leurs traits de personnalités.

Dans un prochain article, je prévois de vous parler en quoi ils peuvent être un plus pour l’entreprise, des pistes pour mieux travailler ensemble que l’on soit ou pas un atypique suite à mes différentes expériences et les lectures que j’ai pu faire.

Qui sont les hypersensibles?

Certaines personnes ont des “super pouvoirs” et n’en n’ont pas conscience. Ces personnes ont la capacité de ressentir les choses avec une intensité et une finesse plus importante que la majorité des gens. C’est pourquoi on les nomme les “hypersensibles”. Cette caractéristique a été étudié en premier en 1996 par Elaine Aron (dans The Highly Sensitive Person).

En général, ces personnes hypersensibles n’ont pas conscience de leur particularité, elles perçoivent ce super pouvoir comme une plaie car leurs émotions sont décuplées et parfois (souvent) trop envahissantes par rapport à ce qui est admis. C’est notamment le cas en entreprise où la sphère émotionnelle dans de nombreux contextes est peu admise.

Colère, larmes, joie tout est plus intense. Cela peut être compliqué à vivre pour la personne hypersensible mais également pour son entourage qui pense que la personne “exagère”. Pourtant, on nait hypersensible et on ne peut pas le changer. C’est une caractéristique pleine et entière de la personne au même titre qu’être grand ou avoir les yeux verts.

Là où pour moi je perçois un vrai don c’est que les personnes hypersensibles développent une grande empathie :

Au travail, ce sont des personnes à l’écoute de leur collègues comme de leurs clients ou utilisateurs. Elles n’agissent pas à des fins personnelles et font rarement preuve d’esprit de compétition. Elles fuient les conflits qui sont vécus comme des moments d’émotions négatives intenses difficiles à gérer. Elles vont donc chercher à travailler dans l’harmonie avec leurs collègues ou équipe.

Parmi les aspects plus négatifs, il faut citer :

  • le besoin de calme ou de se retirer un moment lorsque la journée a été très active et stimulante
  • une sensibilité aux bruits, lumières, mouvements
  • une préférence pour l’observation plutôt que pour l’action

En résumé, une personne hypersensible n’aura vraiment pas sa place dans un open space.

Enfin, autre atout considérable, du fait de la manière particulière d’observer et d’analyser les événements, les hypersensibles ont une très bonne intuition. Or l’intuition est également difficilement admise dans le milieu professionnel car il manque souvent l’argumentaire logique et conscient qui échappe à l’intuition pour l’expliquer.

Les personnes hypersensibles représentent entre 15 et 20% de la population.

Qui sont les multipotentiels?

Certains parmi vous, savent exactement ce que vous voulez faire depuis votre enfance ou votre adolescence. D’autres, trouvent leur voie durant les études et vont progresser dans leur carrière en restant dans le même type d’activité.

Mais pour d’autres, même une fois une carrière engagée, la question de ce qu’ils ont envie de faire continue de se poser.

Si je devais décrire le fonctionnement d’une personne multipotentielle (multipotentialite en anglais) ce serait sous la forme d’un “ressort”. Le multipotentiel va s’intéresser à un sujet avec une grande curiosité et avidité, le creuser, apprendre tout ce qu’il peut dessus, arriver à un bon niveau de maitrise et il va commencer à s’ennuyer… car il aura atteint un niveau de maîtrise suffisant sur le sujet pour en comprendre une grande partie.

Il va ensuite découvrir un nouveau sujet qui aiguise sa curiosité et repartir dans un cycle d’apprentissage rapide et presque compulsif jusqu’à, à nouveau finir par s’ennuyer.

C’est une dynamique constante dans sa vie, le multipotentiel a besoin de très régulièrement être stimulé par de nouveaux apprentissages. Et il excelle à cela. En anglais, on parle aussi de “fast learner”, ces personnes capables d’appréhender un nouveau sujet très rapidement.

En tant que multipotentiel ou recruteur, cela peut sembler un inconvénient de ne jamais approfondir réellement un sujet ou de changer régulièrement de voie. Pourtant, il s’agit là encore de qualité intéressante à explorer. Le multipotentiel est un personne qui fait preuve :

  • d’une grande adaptabilité
  • d’un apprentissage rapide et efficace
  • de créativité

Aujourd’hui, on entend de plus en plus régulièrement parler des “slasheurs”, ces personnes qui cumulent les activités, les boulots, les passions comme par exemple Hélène Picot qui se décrit comme :

“coach/auteure/conférencière/créatrice de la méthode “Rêvez, Osez, Foncez: 3 mois pour trouver sa voie!”/cultivatrice urbaine/media et speech-traineuse/animatrice d’atelier relaxation et méditation en entreprise”

Je ne peux que vous recommandez d’aller voir le parfait TedX d’Emilie Wapnick qui m’a fait découvrir la multipotentialité.

Qu’est ce qu’un haut potentiel?

Pour finir, je voulais vous parler des hauts potentiels intellectuels (HPI). On les appelle également surdoués, Haut QI (HQI) ou zèbres. La difficulté ici est déjà de s’émanciper du stéréotype associé au terme surdoué·e d’où les multiples dénominations pour parler de ces personnes représentants 2,5% de la population au fonctionnement particulier.

L’image populaire d’une.e surdoué.e c’est le petit génie, le savant fou, le geek aux lunettes qui baragouine quelque chose qu’on ne comprend pas bien. C’est une bête curieuse qui fascine : il inquiète et en même temps on l’admire, un peu, car il a une intelligence hors norme. Il peut calculer des opérations incroyables par ex.

En fait, un HPI c’est surtout un homme ou une femme très souvent hypersensible, très intuitif, avec un raisonnement rapide et différent, extrêmement curieux et avide d’apprendre.

Le haut potentiel intellectuel fonctionne différemment, cela a été prouvé grâce à des études où l’on a pu observer le fonctionnement cérébral de surdoués sous IRM. Tout comme les personnes hypersensibles, c’est une façon d’être innée qu’il n’est pas possible de modifier (bien sûr, comme tout le monde un surdoué peut changer et s’améliorer).

Cela en fait des gens extrêmement lucides sur leurs connaissances et leurs capacités et donc des personnes prises de doute et souvent victime du syndrome de l’imposteur.

Dans une interview de Christelle Petitcollin, j’ai retenu ce passage qui résume très bien le paradoxe entre l’intelligence et le doute :

« Un savant a lu plus de mille ouvrages et il doute toujours. Un intégriste n’en a lu qu’un seul, mais est persuadé de détenir la vérité ».

Le doute est un corollaire de l’intelligence. Plus on est intelligent, plus on se remet en cause, plus on essaye de voir le point de vue de l’autre, de trouver des solutions.

Les surdoués ont bien conscience de leurs difficultés, ils perçoivent leurs points faibles avec acuité, par contre, ils ont beaucoup plus de mal à connaître leurs atouts.

Plus que leur intelligence “supérieure”, pour moi, la caractéristique principale d’un.e surdoué.e est son empathie et sa grande sensibilité. Leurs émotions sont très présentes dans tout ce qu’ils font. Ils ont un grand sens de la justice et comme les hypersensibles veulent souvent aider les autres voire sauver le monde. Ils sont à la recherche de sens dans ce qu’ils entreprennent et tout comme les multipotentiels et les hypersensibles, ils souffrent d’un manque de stimulation. L’ennui est un grand ennemi.

Ce sont des personnes très créatives grâce à ce fonctionnement cérébral particulier qui leur permet de faire des liens inédits entre les choses.

Que retenir?

Je pourrais encore écrire beaucoup sur ces 3 profils, et ils existent une littérature importante sur le sujet des personnes hypersensibles ou surdouées.

Ce que je souhaitais surtout partager par cet article, c’est la connaissance de ces profils dits atypiques qui vont pour certains ne pas avoir un parcours professionnel linéaire ou qui ne vont pas se fondre dans le paysage de l’entreprise. Ils seront mis en difficulté parfois lors d’interactions sociales ou tout simplement du fait de leur environnement de travail peu adapté à leur particularité. Mais ces profils atypiques représentent presque 20% de la population. Cela représente 15 à 20 personnes rien que dans une entreprise de 100 personnes.

Ne serait il pas bon de les connaître? Ne serait il pas bon qu’elles en prennent conscience elle-même?

Ne serait il pas intéressant de les reconnaître afin d’utiliser tous leurs talents? Car le réflexe de ces profils atypiques va être de se conformer, de gommer leur différences pour s’adapter, passer inaperçus au détriment de leur vraie nature et de leurs compétences particulières.

Dans le prochain article, je vous décrirai dans quelles situations ces profils atypiques peuvent être un atout et comment travailler ensemble est possible.

Au plaisir de vous lire dans les commentaires.