A propos

Cela faisait à peine 1 mois que je travaillais dans une startup. L’équipe était jeune et très sympa. On travaillait dans une bonne entente avec beaucoup d’autonomie. Je gagnais bien ma vie.  Sur le papier, ce job représentait ce que je voulais. J’étais alors dans la conception de logiciel. 

Pourtant, j’avais la sensation de nager dans le brouillard en sentant confusément que quelque chose n’allait pas et sans savoir où j’allais.  C’est au travail que je le ressentais le plus : je m’ennuyais. Le matin je n’avais aucune envie d’y aller.

J’avais une peur bleue qu’on me reproche d’être en retard !

De plus,  je n’y trouvais aucun sens.  J’étais souvent trop : perfectionniste, émotive, convaincue par une méthode… ou alors trop démotivée, trop ennuyée. On m’avait déjà reprochais plusieurs fois mon intensité et j’avais pu vivre des moments très difficiles en entreprise (harcèlement moral, burn out).

Au détour d’une conversation avec un de mes collègues, celui-ci m’envoie l’article de Béatrice Duka intitulé “un surdoué au travail”. En voyant le titre, je me suis dit qu’il m’envoyait cela pour que je comprenne ce qui lui vit au quotidien.

Mais une chose étrange s’est produite : plus je lisais, plus mon regard descendait de lignes en lignes et plus une immense émotion me submergeait. 

Je me reconnaissais !

A chaque ligne un peu plus ! Les larmes montaient à mes yeux, là au milieu de l’open space. Tout d’un coup, toutes les différentes manifestations éparses de ce malaise que je ressentais depuis des années avaient un lien entre eux. Et ce lien c’était la douance.

Je l’ai relu encore 1 fois, 2 fois. Je ne savais pas comment réagir. Il y avait la joie immense de me sentir comprise, de me comprendre et de mettre un mot dessus mais aussi le doute. 

Ce n’est pas possible, je l’aurais su avant si j’étais surdouée. Alors à mon collègue, en ravalant mes larmes je lui ai dit :

“C’est fou, c’est tout moi ! Mais je ne peux pas être surdouée je ne suis pas assez intelligente …”

Je ne pense pas que mon collègue ai eu un instant idée du trouble dans lequel il m’a jeté. Tout cela a été une révélation pour moi. Je l’ai vécu comme une véritable illumination.

Vous imaginez ? L’arrogance que c’est de penser que l’on est supérieur aux autres : surdouée ? Moi, qui doute en permanence, qui n’arrive pas à trouver un job qui me plaise plus de 2 ans?

J’ai alors rencontré un psychologue spécialisé dans le sujet de la douance. Et j’ai passé le “fameux” test de QI.

Les résultats du test : Surdoué ou pas ?

Un soir de janvier, il faisait nuit alors qu’il n’était que 18h, j’entrais dans le cabinet de la psy complètement stressée, j’osais à peine laisser battre mon cœur tellement j’attendais de connaître les résultats de ce test.

Celle-ci me dit : “Bon, c’est pas mal”. 

J’ai vécu la suite de l’entretien dans un brouillard.

L’entretien se termine, le manteau sur le dos, je n’ai toujours aucune idée du QI, j’hésite à lui poser la question par peur de passer pour une idiote. Je fini tout de même par prononcer la phrase : 

– “Et donc, si je devais retenir un chiffre ce serait lequel ?” Et cette fois elle me montre un intervalle de chiffres sur le compte-rendu que j’avais dans les mains depuis le début mais que je n’arrivais même pas à lire, en me disant : 

-“ Ce serait celui-ci”.  C’est un intervalle au dessus de 130. Après un temps, je lui demande :

-“ Donc ça veut dire que je suis surdouée ?”

” Oui, vous n’aviez pas compris ?”

La nouvelle de ce haut potentiel a été une vraie révélation.

La nouvelle de ma douance m’a permis d’accepter que je ne fonctionnais pas comme tout le monde et par conséquent que je pouvais avoir des envies différentes, notamment sur ce qui a du sens pour moi. J’ai peu à peu cesser de m’imposer un fonctionnement qui n’était pas le mien, j’ai cessé de me conformer pour enfin écouter ce qui me fait vibrer.

J’ai réalisé à quel point les valeurs humaines sont importantes pour moi. Cela m’a donnée la force d’abandonner un métier qui paie bien, que je maîtrisais, dans lequel j’étais reconnue, pour aller vers l’inconnu du métier de coach de vie.

Aujourd’hui, j’accompagne à mon tour des personnes aux profils atypiques qui traversent les interrogations que j’ai pu connaître. J’ai créé le programme FUJI pour les emmener sur le chemin de la création de leur vie idéale.

On en parle ici

Sur France Télévision dans le programme « Et vous comment ça va ? »


Article paru dans le Huffington Post : Apprendre que je suis surdouée à 34 ans a bouleversé ma vie


Article paru dans Femme Actuelle : Interview « J’ai découvert que j’étais surdouée à 34 ans »

photo de la double page interview dans Femme actuelle
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